Présentation et essai de la Mercedes-Benz EQC 400 4Matic : l'électrique qui veut tout changer

Javier López    @jlopezbryan96    13 September 2019     7 min.
Présentation et essai de la Mercedes-Benz EQC 400 4Matic : l'électrique qui veut tout changer

Nous nous sommes rendus à Madrid pour découvrir en avant-première la Mercedes-Benz EQC 400 4Matic, le premier 100 % électrique de la marque, doté de 406 CV et de 760 Nm de couple.

Prueba Mercedes Eqc8

Le Salon de Francfort 2019 nous a montré un présent très électrique, mais certaines marques ont voulu prendre une longueur d’avance. Mercedes-Benz a su distinguer clairement la voie que suivrait le secteur automobile, raison pour laquelle elle s’est risquée à lancer le premier membre de la famille EQ, l’EQC. Cette dénomination correspond à un SUV 100 % électrique chargé d’ouvrir une nouvelle voie au sein de la marque à l’étoile, ce qui sera possible grâce à une nouvelle esthétique et à une gamme de moteurs qui renoncent à la combustion.

Nous nous sommes rendus à Madrid pour le découvrir en avant-première et répondre à une question : est-ce vraiment le moment pour ce type de véhicules électriques ? Grâce à un parcours en ville, sur autoroute et en route de montagne, nous avons pu trouver une réponse claire et concise, mais avant de la dévoiler, nous allons analyser ses principales nouveautés.

Esthétique futuriste mais fidèle à son essence Mercedes

Véhicule électrique rime avec modernité, technologie et progrès, trois caractéristiques que l’on perçoit non seulement à travers la mécanique, mais aussi à travers l’esthétique. Mercedes-Benz a très bien su jouer cette carte, comme le démontre l’EQC, un véhicule qui présente des traits communs avec ses frères de gamme tout en affichant une personnalité très marquée.

Prueba Mercedes Eqc5

L’imposante face avant est dominée par une calandre noire et deux feux en forme de « C », capables de dégager une grande sophistication. Sur le côté, des jantes de 21 pouces prolongent cette évolution grâce à leur design, qui contribue à améliorer l’aérodynamique de l’ensemble.

Prueba Mercedes Eqc7

On pourrait considérer l’arrière de l’EQC comme la zone la plus sobre, grâce à des feux reliés par une bande de LED. Le bas de caisse est finalisé en plastique noir, afin de rappeler l’esprit SUV, ce qui démontre qu’il n’est pas incompatible avec un véhicule électrique.

Un habitacle qui veut aller plus loin

Il est vrai que Mercedes a voulu donner une touche plus personnelle à l’intérieur de l’EQC, mais son habitacle présente encore de nombreux éléments communs avec d’autres modèles de la marque. Il ne faut pas y voir un aspect négatif, car une fois familiarisé avec l’habitacle de ce SUV électrique, on se sentira comme chez soi dans une Classe E ou une Classe S, toutes proportions gardées.

Prueba Mercedes Eqc14

Un volant aux dimensions très contenues et au toucher agréable nous accueille, mais il passe rapidement au second plan à cause des deux écrans de 10,25 pouces qui dominent la planche de bord. Ils affichent le système multimédia ainsi que toutes les informations relatives à la conduite et au véhicule. Grâce au système MBUX, le logiciel est rapide et fluide, bien qu’il nécessite une certaine période d’adaptation pour en comprendre le fonctionnement.

Dans l’ensemble, on trouve de bons matériaux dans l’habitacle de l’électrique de Mercedes, et de nombreuses zones sont recouvertes de cuir. Cependant, on remarque aussi certains plastiques durs et des pièces mal ajustées, ce qui détonne dans une voiture qui frôle les 80 000 euros.

Prueba Mercedes Eqc3

En matière d’habitabilité, il faut garder à l’esprit que l’EQC partage sa plateforme avec le GLC, les dimensions sont donc similaires. Les places avant sont confortables et spacieuses, deux qualités qui s’appliquent également aux places arrière, où deux adultes prendront place sans difficulté, même si la place centrale reste assez étroite et est recommandée pour les trajets courts.

Enfin, parlons du coffre, qui affiche une capacité de 500 litres. Outre un volume de chargement plus que considérable, il présente des formes très régulières qui facilitent le chargement de nos bagages ou sacs. Le seuil de chargement, qui est cette fois totalement plat, y contribue également.

Dynamique et silencieux

Je ne vais pas vous mentir : lorsque je me suis installé au volant de l’EQC Mercedes, j’étais quelque peu intrigué et méfiant, surtout en raison de sa motorisation électrique. L’un des aspects les plus frappants de ce type de véhicules est le silence assourdissant qui s’installe après avoir appuyé sur le bouton de démarrage, et qui n’est interrompu que par la radio, le bruit aérodynamique ou une conversation à bord.

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Malgré cela et malgré les 406 CV et les 760 Nm de couple annoncés par l’EQC 400 4Matic, on constate rapidement une bonne isolation acoustique, qui permet de limiter les bruits de roulement et aérodynamiques. Grâce à cela, son passage en milieu urbain est souple et confortable, même si ses dimensions plutôt imposantes peuvent devenir un inconvénient dans certaines situations.

Mais c’est sur autoroute que l’électrique allemand révèle son meilleur visage. Si l’on n’est pas encore habitué à ce type de motorisation, une certaine période d’adaptation sera néanmoins nécessaire. Les freins régénératifs ont une pédale plus spongieuse que d’habitude, et le frein moteur est beaucoup plus marqué que sur un véhicule thermique, même si l’on peut le régler à l’aide des palettes derrière le volant et pratiquer ce que l’on appelle la conduite à une seule pédale.

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On peut voyager en toute insouciance à 120 km/h sur autoroute et avec un confort déconcertant, grâce en partie à un bon réglage de la suspension, capable de bien maîtriser les mouvements de caisse et d’offrir un confort sans précédent. Cependant, la motorisation électrique est une arme à double tranchant : d’un côté, elle permet des accélérations instantanées et très radicales qui peuvent nous sortir d’une situation délicate ; mais, en même temps, sa brutalité peut nous prendre au dépourvu.

Sur route sinueuse, c’est une voiture qui surprend par une agilité que l’on n’attend pas au premier abord. Les changements d’appui sont très précis et les lignes droites sont avalées en quelques secondes grâce à cette accélération si énergique. Il faut également souligner son centre de gravité bas, rendu possible par la position des batteries, qui améliore considérablement son comportement dynamique, une qualité qui se combine à une direction communicative, lourde mais peu précise. Quant au freinage, il est puissant quelle que soit la situation, même si, lors d’une conduite plus sportive, on peut ressentir une certaine fatigue.

Conclusion

Les intentions de Mercedes-Benz sont très claires : un avenir électrique et hybride rechargeable. L’EQC a été chargé de montrer la voie que suivra la marque qui l’abrite, mais est-ce vraiment le moment pour ce type de véhicules électriques ? Jusqu’à présent, nous avons vu cette motorisation s’appliquer surtout à des véhicules destinés au milieu urbain, comme les Smart, mais Mercedes a voulu aller plus loin.

L’EQC annonce une autonomie totale de 416 kilomètres selon le cycle WLTP, et la marque assure qu’un réseau de bornes de recharge intelligentes sera présenté l’année prochaine. Il s’agira de 400 points de recharge équipés de six prises chacun, capables de recharger la batterie de 10 % à 80 % en 40 minutes, répartis dans toute l’Europe afin de permettre aux clients d’un modèle EQ de parcourir de longues distances, une mission que l’EQC peut parfaitement accomplir. Mais qu’en est-il maintenant ?

Prueba Mercedes Eqc13

Mercedes-Benz a fixé un prix de départ pour l’EQC de 77 425 euros, un montant qui peut sembler élevé pour une catégorie de véhicules qui présente encore certaines limitations. Cependant, une fois les points de recharge déployés et l’autonomie accrue, le SUV électrique de la marque deviendra une excellente option pour ceux qui souhaitent effectuer de longs trajets avec un confort déconcertant et un coût de recharge nettement plus bas.


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