Ssanyong Korando G20D, présentation et essai

David Taboada     15 July 2012     5 min.
Ssanyong Korando G20D, présentation et essai

La marque coréenne poursuit son désir d’expansion sur le marché européen, et l’un de ses grands paris est sans aucun doute le Ssanyong Korando. Ce modèle, présenté il y a presque deux ans, n’était jusqu’à présent disponible qu’avec un unique moteur diesel associé à une boîte automatique ou manuelle.

C’est pourquoi Ssanyong a décidé d’ajouter un nouveau moteur à son offre, le G20D, un 2.0 essence qui développe 149 CV. Bien que lancer un SUV essence dans le contexte économique actuel, avec des ventes de voitures en chute libre, puisse sembler démesuré, nous allons essayer de vous expliquer pourquoi chez Ssanyong y croient.

Les SUV à moteur essence représentent 10 % des ventes sur ce marché et c’est l’un des rares segments qui non seulement ne sont pas dans le rouge, mais qui voient leurs ventes augmenter par rapport aux années précédentes. De plus, le Korando n’était associé qu’à un moteur diesel de 175 CV, il était donc nécessaire de lancer une version de moindre puissance.

Moteur et performances

Ce nouveau moteur que la marque coréenne fait ses débuts dans notre pays se nomme e-XGi20 et s’agit d’un 2.0 atmosphérique à quatre cylindres en ligne et 16 soupapes. Sa puissance maximale de 149 CV est délivrée à 6 000 tr/min, tandis que le couple maximal atteint 191 Nm à 4 000 tr/min, permettant d’accélérer jusqu’à 178 km/h, qui est sa vitesse maximale.

Par ailleurs, le Korando essence bénéficie d’une nouvelle configuration qui permet, d’une part, d’avoir une pédale d’embrayage beaucoup plus souple, ce qui demande un moindre effort pour l’enfoncer et, d’autre part, un guidage du levier de boîte de vitesses plus précis.

En matière de transmission, le moteur e-XGi20 n’est associé qu’à la version simple 4×2 et à la boîte manuelle six vitesses. Pendant l’essai du Korando essence, nous avons pu constater qu’il est conçu pour réduire au maximum la consommation de carburant, avec une consommation en cycle mixte de 7,5 litres aux 100 km. Cela signifie qu’il faudra dépasser la barre des 4 000 tr/min pour profiter d’une conduite plus vive du Korando.

Consommations

Lors de la présentation, Ssanyong nous a proposé un petit défi : rallier Madrid à la Finca Valdelagua, à Yepes (Tolède) dans le temps le plus court possible et avec une consommation inférieure à 7,5 litres. Le trajet faisait un peu plus de 70 km et, à l’exception des premiers kilomètres, le reste s’effectuait sur autoroute et route.

Dès la sortie du point de rendez-vous, nous avons circulé en ville dans l’idée de consommer le moins possible sur ce petit parcours. Une fois sur l’autoroute, la consommation se situait autour de 9 litres, mais il nous restait encore plus de 60 kilomètres pour la réduire. En arrivant au point intermédiaire, où nous devions changer de conducteur, la consommation était descendue à 7 litres.

C’était à moi de prendre le volant du Korando et de continuer à réduire la consommation. En théorie, mon tronçon jusqu’à la Finca de Valdelagua était composé d’autoroute et de route, et j’étais confiant de pouvoir faire baisser ce chiffre. Pourtant, dès la sortie du point intermédiaire, le navigateur (qui, nous le verrons plus tard, est nouveau) nous a joué un mauvais tour et nous avons pris la mauvaise sortie. Cela nous a fait perdre pas mal de temps et nous avons dû rouler longtemps en ville, si bien qu’une fois revenus sur le bon chemin, nous n’avons pu faire baisser la consommation que de quelques dixièmes.

Même si, dans ce petit défi, nous n’avons pas pu « monter sur le podium », nous avons constaté que le Ssanyong Korando se présente comme une véritable alternative, avec des consommations assez réduites qui peuvent être facilement atteintes si l’on fait attention à sa conduite.

Équipement et petit lifting

Outre le moteur e-XGi20, Ssanyong nous a également présenté les petites nouveautés de ce modèle, avec de légères modifications à l’extérieur et à l’intérieur. On trouve désormais une calandre chromée ou encore des capteurs de pluie et de luminosité.

À l’intérieur, on remarque surtout le nouveau système de navigation à écran tactile, qui améliore le précédent et s’intègre beaucoup mieux dans la planche de bord. Son utilisation est assez simple et l’on s’y habitue rapidement. Par ailleurs, il intègre aussi quelques détails « effet carbone » sur la planche de bord, qui donnent plus de caractère à l’habitacle.

En ce qui concerne les niveaux d’équipement, ce sont les habituels : Line, Sport et Sport GT. Le premier, le Line, comprend de série de nombreux éléments tels que six airbags, des appuie-tête actifs, des jantes de 16 pouces, des lève-vitres électriques ou encore un ordinateur de bord. Tout cela fait du Ssangyong Korando un modèle assez bien équipé, qui constitue une véritable alternative sur ce marché concurrentiel.

Si l’on passe au niveau Sport, on ajoute un volant multifonction gainé de cuir, des capteurs de pluie et de luminosité, des antibrouillards, des vitres teintées ou encore des jantes de 17 pouces. Enfin, il y a le Sport GT, qui reçoit à l’extérieur des bas de caisse sport et, à l’intérieur, le nouveau système de navigation avec Bluetooth et port USB. En dehors des niveaux d’équipement, la seule option disponible est la peinture métallisée, facturée environ 400 euros.

Prix et conclusion

Son prix de départ en Espagne avec l’équipement Line est de 19 500 euros, qui, après déduction des 1 600 euros de remise promotionnelle, tombent à environ 17 900 euros. Quant au prix du Sport et du Sport GT, remise promotionnelle incluse, il est d’environ 19 250 euros et 19 950 euros respectivement.

Ainsi, le Ssangyong Korando arrive sur le marché espagnol bien décidé à conquérir une bonne part de ce marché, et il ne manque pas d’arguments. Un prix très compétitif, un équipement très complet et un moteur aux consommations réduites et aux performances suffisantes au quotidien sont ses principaux atouts.

Photos | David Taboada

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