En 2024, il s'est immatriculé davantage de véhicules électriques que de véhicules diesel dans l'Union européenne
Néanmoins, 2024 a marqué un ralentissement des immatriculations de véhicules électriques dans l’Union européenne. Ce qui a conduit de nombreux constructeurs à réajuster leur stratégie concernant ce type de véhicules.
En 2024, les ventes de véhicules électriques dans l’Union européenne n’ont pas répondu aux attentes de la plupart des constructeurs. Le nombre de véhicules commercialisés avec ce système de propulsion a légèrement diminué par rapport aux années précédentes, avec un total de 1 447 934 véhicules électriques remis entre les mains de leurs nouveaux propriétaires. Cela représente une baisse de 5,9 % par rapport à l’année précédente.
Il en va de même pour les hybrides rechargeables, dont 758 944 unités ont été immatriculées, soit 6,8 % de moins que l’année précédente.

Cette situation change toutefois nettement si l’on inclut tous les pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) ainsi que le Royaume-Uni. Cela s’explique par le fait que, tant dans ce dernier pays qu’en Norvège, les immatriculations de véhicules électriques ont fortement progressé, jusqu’à 21,4 % et 9,4 % respectivement.
La situation du véhicule électrique diffère selon les pays européens
Si l’on analyse par marché, le développement de la mobilité électrique varie énormément. Le Royaume-Uni, avec 381 907 nouveaux véhicules électriques, a dépassé l’Allemagne, où 380 609 nouveaux véhicules à ce système de propulsion ont été immatriculés. Cela représente une baisse de 27,4 % par rapport à l’année précédente. En France, en revanche, les immatriculations de véhicules électriques ont reculé de 2,6 %, pour atteindre 290 614 unités. Aux Pays-Bas et en Belgique, en revanche, la progression a été considérable, avec des hausses de 16 % et 36,9 % respectivement. La Norvège, bien que cinquième, a également enregistré une croissance positive. À l’inverse, la Suède a considérablement reculé.
Ainsi, 2024 n’a pas été une année de forte hausse du nombre d’immatriculations de véhicules électriques, contrairement à 2023, lorsque des pays comme la Belgique, le Danemark ou le Portugal ont vu le nombre d’immatriculations de ce type de véhicules doubler. L’exception est toutefois Malte, où l’on a enregistré une croissance spectaculaire de 90,5 %. Certes, à partir d’une base modeste et d’un volume réduit, puisqu’on est passé de 1 515 à 2 886 nouvelles immatriculations au total d’une année sur l’autre.

Ainsi, pour récapituler, le marché automobile de l’UE a légèrement progressé, pour atteindre 10,6 millions de véhicules neufs, soit une croissance de 0,8 %. Les véhicules électriques à batterie ont atteint une part de marché de 13,6 %, se maintenant ainsi à la troisième place des choix d’achat, derrière les véhicules à moteur essence (33,3 %) et les hybrides (30,9 %). La baisse des immatriculations de véhicules diesel a, par ailleurs, été assez prononcée, avec un recul de 11,4 %, pour un total de 1,27 million de véhicules.
Ainsi, bien que les véhicules à moteur essence restent dominants, on observe une forte tendance à l’hybridation, qui pourrait finir par leur faire perdre la première place sur le marché dans un avenir proche.
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