Essai Mazda6 Wagon 2.5 Skyactiv-G 192 CV : De Vaduz à Salzbourg

Diego G. Moreira     24 April 2017     7 min.
Essai Mazda6 Wagon 2.5 Skyactiv-G 192 CV : De Vaduz à Salzbourg

Suite de l’essai de la Mazda6 Wagon avec le moteur 2.5 Skyactiv-G 192 CV automatique. Cette fois, trajet en voiture entre Vaduz et Salzbourg en passant par Innsbruck.

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Nous approchons de la mi-parcours de l’itinéraire que nous effectuons à travers l’Europe avec la Mazda6 Wagon, un trajet que nous avons officiellement commencé à Genève (Suisse) et que nous terminerons à Vienne (Autriche). Si l’on ajoute les kilomètres parcourus pour rejoindre le point de départ et rentrer chez nous, nous avons parcouru près de 7 000 km au total, tous avec un moteur essence 2.5 Skyactiv-G de 192 CV, aussi performant que surprenant, sous le capot.

Aujourd’hui, l’itinéraire change de pays : en quelques minutes à peine, nous quittons le Liechtenstein pour rejoindre l’Autriche, en traversant des villes comme Feldkirch, Innsbruck ou Hall in Tirol, jusqu’à Salzbourg, notre étape du jour. Avec le réservoir presque plein, nous prenons la direction de l’Autriche.

Jour 4 – Vaduz > Salzbourg

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Aux premiers rayons du soleil, nous quittons Vaduz en direction de Feldkirch, le premier village autrichien à la frontière avec le Liechtenstein. Une des premières choses que nous avions prévu de faire en Autriche est de faire le plein de carburant, car le prix des carburants y est très bas (plus qu’en Espagne et bien sûr plus qu’en Suisse ou au Liechtenstein). Nous avons pu faire le plein de essence 95 à seulement 1,12 €/litre, et nous avons été surpris de constater que l’essence à 91 octanes est encore distribuée. Feldkirch n’est pas une très grande ville ; ce qu’il y a de plus intéressant à visiter, ce sont son centre et ses tours au bord de la rivière. Cela dit, se garer dans un parking relève presque du luxe, car le tarif horaire avoisine les deux euros. Enfin, avant de quitter la ville, nous devons acheter la vignette nécessaire pour circuler sur les autoroutes. Contrairement à la Suisse, ici elle peut être achetée pour une période de quelques jours, de quelques mois ou d’un an : une vignette pour 10 jours nous coûte 8,90 euros.

IMG_20170310_120336Station-service autrichienne proposant de l’essence 91, 95 et 98 octanes

Les devoirs faits, nous quittons Feldkirch en direction d’Innsbruck. La première partie de l’autoroute est limitée à seulement 100 km/h ; c’est une voie étroite et difficile, avec un trafic dense. Nous remarquons une série de panneaux tout au long de l’autoroute nous rappelant qu’en cas d’urgence, il faut se déporter sur les bas-côtés et laisser au centre de la chaussée un couloir de sécurité. C’est une disposition réglementée depuis 2012.

CIMG8459Col de l’Arlberg

Une partie de l’itinéraire traverse un col de montagne, le col de l’Arlberg (1 793 m), avec une route spectaculaire couverte de neige et des paysages qui n’ont qu’une couleur : le blanc de la neige. La couche de neige est si haute que, par endroits, elle dépasse la hauteur de la voiture.

Nous laissons derrière nous la montagne autrichienne et, après une heure de route sur une autoroute en plein vallon, nous arrivons à Innsbruck. La capitale des Alpes, comme elle se définit elle-même, car en seulement 20 minutes depuis le centre-ville on peut se retrouver à plus de 2 000 mètres d’altitude en pleine montagne alpine (et, soit dit en passant, à une demi-heure de l’Italie). Outre les montagnes proches, le centre-ville offre quelques lieux intéressants à voir ou à visiter, comme le célèbre « Toit d’Or », œuvre de l’empereur Maximilien Ier, ou le château d’Ambras, situé à la périphérie de la ville. Innsbruck étant une petite ville, on peut la visiter en peu de temps (quelques heures), même si, selon la saison, il y a des curiosités à voir, comme les marchés de Noël ou de Pâques, ou, en hiver, les différents villages de montagne qui entourent la ville. De plus, comme presque toutes les villes autrichiennes, elle dispose aussi d’une tour datant de 1420 et mesurant 50 mètres de haut.

CIMG8470Toit d’Or à Innsbruck

Depuis Innsbruck, nous poursuivons notre route en direction de Hall in Tirol, un petit village au bord de la rivière, à un peu plus de 10 km d’Innsbruck. Il possède un centre ancien très bien conservé, et historiquement le village est lié à l’extraction du sel. Un lieu intéressant est la tour de la Monnaie du château de Hasegg, où l’on raconte l’histoire du monnayage des premières pièces d’argent.

P1000234Hall in Tirol

La dernière partie de l’itinéraire nous oblige à passer en Allemagne, car c’est le moyen le plus direct et le plus rapide pour rejoindre Salzbourg. Les routes autrichiennes et allemandes sont totalement intégrées, ce qui rend le trajet rapide ; en Allemagne, il existe même des tronçons d’Autobahn sans limitation de vitesse. Chaque fois que je parle des Autobahn, je me souviens de la même chose : il ne suffit pas de pouvoir rouler aussi vite qu’on le souhaite ; le tracé, le dévers de la chaussée, et la conduite des Allemands (très respectueuse) permettent de circuler à plus de 200 km/h de manière raisonnablement sûre. Avec notre arrivée à Salzbourg, nous mettons un terme à l’étape d’aujourd’hui sur le territoire autrichien. Lors de l’étape suivante, nous visiterons Salzbourg, puis, en direction de Vienne, nous découvrirons en profondeur quelques villages pleins de charme.

Impressions de conduite

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Autobahn et moteur essence 2.5 atmosphérique riment avec plaisir : nous avons enfin eu l’occasion d’essayer tout le potentiel du propulsif de notre Mazda6 Wagon, avec ses 192 CV alimentés à l’essence. Mais procédons par ordre : ce qui nous a d’abord frappés, c’est la consommation. Les caractéristiques de la route (ce genre d’autoroute où l’on ne pouvait pas dépasser 100 km/h en pleine vallée) nous ont permis d’établir un record de consommation moyenne, avec 6,3 litres aux 100 km sur plus de 140 km.

La congestion du trafic nous a également permis de découvrir une partie de l’équipement de la Mazda6, puisque le système de navigation (aventurier et doté d’une cartographie trop complète, à en juger par les itinéraires alternatifs utilisant des chemins) dispose de l’information trafic, qui indique par différentes couleurs les routes selon leur saturation. C’est utile pour anticiper les points précis d’embouteillage grâce aux itinéraires que le GPS propose. Nous l’avons testé à plusieurs reprises : il permet d’éviter de tomber en plein milieu d’un bouchon sur l’autoroute, causé par un accident ou tout autre imprévu, en cherchant des solutions de rechange. Je dois cependant insister sur le fait qu’il fait preuve d’un optimisme excessif en proposant des alternatives qu’il considère parfaitement praticables, alors qu’en réalité il n’y passe pas une seule voiture à côté.

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Parmi le grand éventail de systèmes de sécurité de la Mazda6, il en est un particulièrement utile sur autoroute : l’alerte d’angle mort, qui nous signale, lors d’un changement de voie à plus de 60 km/h, si une voiture que nous ne voyons pas se trouve dans l’angle mort. C’est pratique en cas de trafic dense sur autoroute, et en plus de signaler par un témoin lumineux, il émet aussi un avertissement sonore.

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Revenons à l’Autobahn : à la fin de la journée, sur la route de Salzbourg, nous avons pu vérifier la réponse du propulsif sur la fameuse autoroute allemande, où il existe des tronçons sans limitation de vitesse. Outre une bonne insonorisation intérieure, la Mazda6 Wagon équipée du moteur 2.5 Skyactiv-G de 192 CV se distingue par sa livraison progressive de puissance. À tel point qu’elle ne délivre pas tout son potentiel immédiatement, comme le ferait un moteur turbo ; en contrepartie, on peut monter dans les tours sans crainte, en sentant le son changer (ce qui nous arrache un sourire), et au-delà de 4 500 tr/min, la Mazda6 pousse avec fureur jusqu’à dépasser les 6 000 tours. De plus, en appuyant sur le bouton sport de la boîte de vitesses, la voiture réagit plus rapidement aux ordres de l’accélérateur, et la boîte monte les rapports au-dessus de 3 000 tr/min pour offrir toute la puissance disponible.

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Cet aspect mérite sans doute d’être essayé, car aujourd’hui, avec l’arrivée des moteurs turbo (même à essence), il reste peu de voitures qui permettent de profiter du moteur : que ce soit en roulant à bas régime avec une grande douceur, ou en montant dans les tours pour sentir la capacité d’accélération augmenter drastiquement, avec un son de échappement sportif qui accroche. À plus de 200 km/h, la Mazda6 Wagon reste stable et prévisible, sans rien envier aux grandes berlines allemandes qui nous accompagnaient sur la voie de gauche de l’Autobahn.

La consommation moyenne pendant le trajet (Autobahn incluse) a été de 6,8 litres aux 100 km, confirmant la tendance observée les jours précédents.

Photos | Équipe d’essai

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