Mercedes CLS 350 CDI, essai (Équipement, prix et évaluation)

Diego G. Moreira     26 February 2012     5 min.
Mercedes CLS 350 CDI, essai (Équipement, prix et évaluation)

Depuis une semaine, nous vous dévoilons tout sur l’essai de la Mercedes CLS ; dans la première partie de l’essai, nous avons parlé du moteur. Un puissant V6 diesel de 265 CV, avec un couple exceptionnel qui se traduit par de la force et de la vigueur dès que l’on appuie sur l’accélérateur.

Dans la deuxième partie, nous avons examiné le design extérieur, qui a été actualisé avec la deuxième génération, arrivée sur le marché l’année dernière. Les nouveaux traits accentuent le caractère sportif, tandis que l’intérieur a lui aussi subi des modifications, tout en conservant une qualité de finition élevée.

Nous en arrivons maintenant à la troisième partie, où nous vous détaillerons tout ce qui concerne l’équipement, y compris celui de sécurité. Nous analyserons également les détails d’équipement spécifiques à notre véhicule d’essai. Pour conclure, comme toujours, les prix et l’évaluation générale de la Mercedes CLS.

Équipement

Il est courant, chez les marques premium, de payer en supplément pour chaque option, mais l’équipement de sécurité est particulièrement complet, et c’est le cas de la Mercedes CLS. De série, elle bénéficie d’une dotation complète qui fait de cette berline coupé un véhicule très sûr. De série, on trouve les airbags frontaux et latéraux avant, un airbag rideau et un airbag genou pour le conducteur, ainsi que le contrôle de stabilité, les appuie-tête actifs et le système PRE-SAFE. Je voudrais m’arrêter un instant sur ce dernier système, car nous l’avons vu fonctionner et il nous a surpris.

Lorsqu’il détecte un freinage brusque, une intervention du contrôle de stabilité ou, de manière générale, une possible collision, le système se charge de tendre les ceintures (nous plaquant plus fermement au siège), de précharger les freins pour atténuer la force du choc en cas de collision et, même, de fermer le toit électrique (s’il en est équipé) ou de reculer le siège du passager (si les sièges sont électriques).

Pendant l’essai, les pneumatiques arrière n’étaient pas en bon état et devaient bientôt être remplacés. Dans un virage prolongé sur chaussée mouillée, la voiture a perdu une partie de son adhérence et n’a pas suivi les ordres de la direction ; le contrôle de stabilité est intervenu rapidement et, pendant que la voiture reprenait sa trajectoire, on voit le PRE-SAFE se déclencher, presque en même temps que le contrôle de stabilité. Ce qui m’a surpris, c’est la rapidité, le fait d’avoir la situation sous contrôle à tout moment et que le conducteur ne se rende presque compte de rien, alors que la même situation avec une voiture sans ESP ou moins sûre obligerait le conducteur à davantage de manœuvres, voire lui causerait une petite frayeur.

Concernant les tests EuroNCAP, nous n’avons pas de données, car le véhicule n’a pas été présenté aux tests, mais compte tenu de l’équipement de série, de la structure du véhicule et des avancées actuelles de la marque à l’étoile en matière de sécurité, nous ne doutons pas qu’elle aurait obtenu cinq étoiles sans difficulté.

Maintenant que nous avons vu l’équipement de sécurité, examinons l’équipement de série si l’on achète une CLS 250 CDI, à partir de 63 225 euros. Outre l’équipement de sécurité mentionné, elle dispose de feux bi-xénon, de feux de jour à LED, d’un régulateur de vitesse, de feux arrière LED, d’une radio CD20 avec écran couleur et prise AUX, d’inserts en bois et d’une climatisation bizone, entre autres éléments.

En option, il reste quelques équipements, comme le système audio, qui peut être Harman/Kardon, ou le système de navigation Comand APS, qui pourrait être amélioré dans certaines de ses fonctions, car la partie navigation n’est pas aussi claire ni aussi précise qu’elle devrait l’être. Il existe par ailleurs trois types de connexions disponibles pour USB, iPhone et AUX, pour un prix de 247 euros.

Parmi les autres équipements dont disposait la CLS, on trouve l’alerte d’angle mort dans le rétroviseur, un équipement intéressant pour la sécurité, proposé dans un pack avec l’alerte de franchissement involontaire de ligne, ainsi que la fonction de feux de route automatiques qui s’activent et se désactivent seuls (de série).

Enfin, il y a la suspension pneumatique Airmatic, qui permet d’adapter la suspension au style de conduite, et de la relever ponctuellement pour franchir n’importe quel obstacle.

Prix

  • CLS 250 CDI 204 CV 63 225 euros
  • CLS 350 CDI V6 265 CV 67 275 euros
  • CLS 350 CDI V6 265 CV 4MATIC 73 050 euros
  • CLS 350 V6 306 CV 68 600 euros
  • CLS 500 V8 408 CV 90 450 euros
  • CLS 500 V8 408 CV 4MATIC 93 300 euros
  • CLS 63 AMG V8 525 CV 132 799 euros

Évaluation générale

La Mercedes a su anticiper en 2004 en créant une berline pour un segment qui n’était pas représenté, se situant à mi-chemin entre une Classe E et une Classe S. L’aventure a très bien réussi à la marque à l’étoile, et elle vient de la renouveler avec un design qui ne laisse pas indifférent.

Extérieurement, c’est une voiture personnelle, sportive et élégante, et à l’intérieur, la qualité de finition est son meilleur atout. L’espace est plus mesuré si vous êtes grand, et il faut toujours rappeler qu’elle ne dispose que de quatre places ; en contrepartie, elle offre des rangements et des boîtes à gants dignes d’un monospace.

Le moteur est puissant et vigoureux, avec une consommation extraordinaire pour toute la cavalerie qui se cache sous le capot. Cela dit, si vous optez pour ce diesel, la transmission intégrale 4MATIC est peut-être plus recommandée. Concernant la partie mécanique, et avec ce V6 diesel de 265 CV, il est difficile de trouver quoi que ce soit à redire, car elle se déplace vraiment, comme une compacte, en transmettant sportivité et efficacité à la CLS.

Peut-être que la boîte de vitesses, et tant qu’on en est aux exigences, pourrait être un peu plus rapide dans les changements de rapports, mais dans l’ensemble son fonctionnement est correct.

La dotation de série m’a surpris, comme les feux bi-xénon dotés de technologie LED ou certains éléments de l’équipement intérieur. Par ailleurs, le prix de départ est dans une fourchette logique, à partir de 63 225 euros, un peu plus cher qu’une A7 3.0 TDI de 204 CV, qui démarre à 58 590 euros, mais pratiquement toutes les versions de l’A7 disposent de la transmission intégrale de série.

Photos | David Taboada / Diego G. Moreira

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