La France va surveiller de très près les coupes de PSA
L’expert qui s’est entretenu avec le directeur général en juillet sera chargé d’étudier s’il n’existe aucune alternative aux licenciements massifs.

Le gouvernement français a annoncé cette semaine qu’il désignera un conseiller qui sera collé à la nuque de PSA pendant la mise en œuvre des coupes prévues. Il est clair que les intentions du groupe automobile de surmonter sa mauvaise passe en 8 000 suppressions d’emplois et la fermeture de l’usine d’Aulnay sont une épine bien encombrante pour l’exécutif français. Et si l’on n’écarte pas la possibilité d’un sauvetage avec de l’argent public, il n’y a pas de quoi plaisanter.
Ce conseiller sera Emmanuel Sartorius, un expert du secteur qui a déjà rencontré en juillet le directeur général de PSA, Philippe Varin, pour traiter le dossier. Sa mission sera d’examiner en profondeur s’il n’existe vraiment pas d’autre solution que les licenciements massifs et une restructuration intensive pour sauver le groupe. Il devra publier ses conclusions le 11 septembre.
Ce que le gouvernement français n’a pas confirmé, c’est ce qu’il fera si l’on démontre que PSA va trop loin dans ses coupes. De son côté, une porte-parole de l’entreprise a déclaré à Automotive News qu’elle va collaborer à l’enquête. Après tout, « c’est une procédure tout à fait normale que le gouvernement (français) mène dans un cas comme celui-ci ».
Si l’objectif final est de protéger les emplois des Français, l’administration Hollande n’aura pas la tâche facile. PSA ne fait que enregistrer des pertes de plusieurs centaines de millions d’euros chaque mois en production et en exploitation. Et ils citent 2015 comme date la plus proche pour une éventuelle reprise. S’il ne peut pas mener à bien les coupes, le spectre du sauvetage finira par s’abattre sur lui.
Via | Automotive News
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