Lexus IS200d F-Sport, essai (Moteur et performances)

Diego G. Moreira     23 December 2011     4 min.
Lexus IS200d F-Sport, essai (Moteur et performances)

Au volant de la Lexus IS200d F-Sport, nous vous disons tout sur le moteur, les performances, le comportement et la consommation de cette intéressante japonaise aux allures sportives.

Chez Highmotor nous avons pris le volant d’une Lexus spéciale, surtout pour son design extérieur, puisque l’une des premières unités arrivées dans notre pays avec le pack F-Sport est l’héroïne de notre essai.

Cette Lexus IS200d F-Sport se distingue particulièrement par son design agressif et sportif, qui ne laissera personne indifférent et a retenu plus d’un regard pendant l’essai. Je suppose que beaucoup d’entre vous, en voyant simplement le nom du modèle, savent déjà quelle puissance il développe, mais pour ceux qui ne suivent pas l’actualité de la marque japonaise, quelle est la puissance de cette Lexus IS F-Sport ?

250 CV ? 200 CV ? Eh bien voici la deuxième curiosité de ce modèle : il s’agit d’un IS200d (diesel) avec le pack de design F-Sport, mais cela n’affecte en rien sa puissance ni sa mécanique, qui reste un 2.2 litres de 150 CV. Autrement dit, un style sportif avec une consommation et une puissance modérées.

Moteur et performances

Calme et souple, deux adjectifs qui ne collent sans doute pas vraiment à son esthétique, mais qui définissent le mieux le comportement de la Lexus IS200d. Son moteur, contrairement à ce qui se fait couramment sur le marché, où l’on réduit la cylindrée et augmente la puissance, a opté pour un 2,2 litres dont la puissance a été abaissée à 150 CV pour des raisons de consommation et d’émissions. Cela se traduit par une réponse plus douce, en tout cas toujours progressive et sans le coup de pied habituel des turbo diesel.

Cela dit, au démarrage, on remarque un moteur extrêmement discret et ce n’est qu’à partir de 2 500 tr/min que la voiture commence à pousser avec vigueur, une force qui faiblit vers 3 500 tours. En chiffres, on parle d’un couple de 340 Nm (entre 2 000 et 2 600 tours), tandis qu’elle accélère de 0 à 100 km/h en 8,9 secondes et atteint 220 km/h.

Autrement dit, on ne parle pas d’un modèle aux ambitions sportives en termes de reprises, c’est plutôt le contraire : il est très calme et, tant qu’on ne le fait pas monter dans les tours, les 150 CV annoncés sur sa fiche technique restent absents.

Au moteur s’ajoute une boîte de vitesses manuelle à six rapports, aux rapports assez longs. Cela dit, la boîte était correcte au toucher ; elle n’atteignait pas une vraie sensation sportive, mais elle était précise lorsqu’on engageait les différents rapports.

Comportement

Nous montons dans l’IS200d, ouvrons la porte, nous asseyons et appuyons sur le bouton de démarrage (de série) ; dès cet instant, nous nous déconnectons de ce qui se passe à l’extérieur. C’est peut-être l’une des plus grandes qualités de l’IS, car il bénéficie d’une isolation thermique et phonique remarquable.

La suspension se charge également de choyer les occupants, même si le châssis se distingue par sa rigidité et que les jantes équipées d’un pneu de série 35 ne favorisent pas vraiment le confort intérieur. Néanmoins, passer sur n’importe quel nid-de-poule ou plaque d’égout ne nuit pas au confort à bord.

En somme, c’est une voiture très confortable pour voyager. Mais est-elle efficace sur les routes de montagne ou les tracés sinueux ? De manière générale, nous sommes face à une voiture assez agile ; le châssis est très bien calibré et lui confère de l’agilité. Ce n’est que lorsqu’on cherche à en tirer le maximum qu’on perçoit son caractère sous-vireur, mais celui-ci est rapidement corrigé par l’ESP qui la remet sur la trajectoire que nous lui imposons.

Le toucher de la direction est assez ferme et, dans l’ensemble, précis ; elle n’est pas inconfortable sur route et cette fermeté est appréciable lorsqu’on adopte une conduite plus dynamique. Quant au système de freinage, il arrête sans problème l’IS200d tout en résistant bien à la fatigue.

Consommation

Une des raisons de la réduction de puissance par rapport à l’ancienne IS220d était de respecter la réglementation européenne en matière d’émissions, et de réduire aussi la consommation ; mais malgré cela, sur ce point, elle ne se distingue pas particulièrement.

Autrement dit, ce n’est pas une voiture qui consomme beaucoup, mais elle se situe dans la moyenne du segment, d’autres modèles de puissance similaire étant plus économes. Sur autoroute, nous avons obtenu une consommation de 6,1 litres aux 100 km (un chiffre perfectible), tandis que sur route elle se contente de 6,5 litres en moyenne aux 100 km.

En ville les chiffres grimpent jusqu’à 9,5 litres aux 100 km. À sa décharge, il faut souligner que, contrairement à d’autres constructeurs, la cylindrée n’a pas été nettement réduite pour diminuer la consommation, ce qui a contribué à sa souplesse, et son poids, qui avoisine les 1 600 kg.

Dans la partie suivante de l’essai, nous nous concentrerons sur le design de la Lexus IS200d avec le pack sportif F-Sport.

Photos | David Taboada

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