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Nous conduisons la Citroën Ë-Berlingo, plus qu'une fourgonnette électrique
Premier essai et analyse de la Citroën Ë-Berlingo et de la Ë-Berlingo Van, autrement dit la légendaire camionnette de Citroën en version électrique

Parler de Citroën Berlingo, c’est parler d’un modèle très connu, qui a succédé dans le temps à l’indestructible Citroën C-15. Renouveler la légendaire camionnette de Citroën fabriquée à Vigo n’a pas été facile, mais après plus de 25 ans et trois générations, la Berlingo semble s’être taillé une solide place sur le marché.
Aujourd’hui, l’électrification est le présent (l’avenir, lui, n’est pas très clair), mais il est évident qu’à court et moyen terme, posséder un véhicule électrique va devenir la tendance naturelle sur le marché. Et pour cela, la Citroën Ë-Berlingo rénovée nous offre un véhicule très spacieux, polyvalent et doté d’une autonomie électrique de 280 km (WLTP).
Bien qu’elle ait été lancée sur le marché dès juillet 2021, nous avons désormais eu l’occasion de prendre le volant de la Ë-Berlingo et de la Ë-Berlingo Van, et de nous rendre à l’usine de Vigo (aujourd’hui gérée par Stellantis) pour en savoir un peu plus sur le processus de fabrication.
Même habitabilité que la version thermique

L’électrification ne suppose pas de renoncer à l’espace : la Ë-Berlingo dispose du même espace que la version thermique, et même dans la version Van, l’espace de chargement est identique. Les batteries sont placées sous le plancher, ce qui préserve l’habitabilité.
Elle est disponible en deux tailles de carrosserie – M et XL – pouvant aller jusqu’à sept places, tandis que la version Van propose également deux longueurs – L1 et L2 -.

L’espace est l’un des points forts de la Ë-Berlingo, grâce à une répartition intérieure orientée vers la praticité, avec jusqu’à 167 litres répartis entre les 26 compartiments optionnels dont elle dispose au plafond. Une solution très pratique, en particulier pour les familles.
La luminosité dans tous les sièges est un autre point fort, avec notamment la double porte latérale offrant un accès très commode à ses trois sièges indépendants, ou encore la modularité, permettant de ranger des objets volumineux dans le coffre.

Dans le cas de la Citroën Ë-Berlingo Van, la capacité de chargement atteint 4,4 mètres cubes et 800 kg de charge utile (version L2). Un détail pratique : la banquette centrale rabattable, qui se transforme en table pour poser des appareils mobiles comme un ordinateur portable ou une tablette.
L’équipement en matière d’aides à la conduite surprend par sa richesse, de même que l’équipement disponible sur la version Van : caméra de recul, instrumentation entièrement numérique, navigation sur écran tactile ou intégrée à l’instrumentation, affichage tête haute, assistant de franchissement involontaire de ligne, entre autres.
Moteur de 136 CV et jusqu’à 280 km d’autonomie électrique (WLTP)

L’ensemble électrique qui propulse la Ë-Berlingo est un moteur de 100 kW, ainsi qu’une batterie lithium-ion de 50 kWh, couverte par une garantie de 8 ans (pour 70 % de la capacité de charge).
En série, la recharge se fait à 7,4 kWh, la recharge à 11 kWh (triphasée) étant disponible en option. Les temps de recharge vont de 30 minutes pour passer de 0 à 80 % de batterie en recharge rapide (100 kWh), en passant par 5 heures de 0 à 100 % avec une recharge à 11 kWh, 7 heures et demie avec une recharge à 7,4 kWh, jusqu’à 15 heures sur une prise murale classique.

Les batteries sont montées dans l’usine Stellantis de Vigo, l’usine achetant en réalité les modules auprès de son fournisseur chinois, et le département batteries du site se charge d’assembler module après module jusqu’à obtenir la batterie complète.

Elle propose plusieurs modes de conduite : ECO, Normal et Power, en modifiant la puissance délivrée dans chacun d’eux. En effet, en mode ECO, elle ne fournit que 60 kW de puissance et 190 Nm de couple. Elle intègre le mode « Brake », activable via une touche du sélecteur de vitesses, pour un freinage régénératif intensif.
Au volant de la Citroën Ë-Berlingo et de la Ë-Berlingo Van : beaucoup de calme et de douceur

La première chose que l’on remarque au volant, c’est la douceur, l’absence totale de bruit, une insonorisation intérieure correcte et une stabilité inhabituelle, qui améliore les sensations de ce type de véhicule, grâce au poids des batteries et à leur position judicieuse sous le plancher.
En contrepartie de cette stabilité remarquable, le toucher de la direction manque de précision, ce qui reste cependant tout à fait normal dans ce segment.
En mode ECO, on économise de l’énergie, la conduite est très tranquille, sans toutefois se distinguer particulièrement, mais dès que l’on sélectionne le mode « Power », la réponse immédiate de l’accélérateur et le couple instantané (très caractéristique des électriques) permettent de gagner rapidement de la vitesse.

Dans les longues descentes, on peut recourir au mode « Brake », mais il est dommage qu’il n’existe pas de réglage de l’intensité de la régénération, qui pourrait améliorer l’efficacité.
Les consommations moyennes pendant l’essai, avec une conduite peu souple et un tronçon d’autoroute, se situent autour de 20 à 22 kWh, un peu élevées mais la forme peu aérodynamique (identique à celle de sa version thermique) y est sans doute pour quelque chose ; il ne s’agit toutefois que de chiffres indicatifs, en attendant un essai plus approfondi.
Prix de la Citroën Ë-Berlingo et de la Ë-Berlingo Van (remises promotionnelles incluses) :

- Ë-Berlingo taille M Live Pack 30 684 euros
- Ë-Berlingo taille M Feel Pack 33 174 euros
- Ë-Berlingo taille M Shine 34 041 euros
- Ë-Berlingo taille XL Feel Pack 34 449 euros
- Ë-Berlingo Van taille M Control 28 584 euros
- Ë-Berlingo Van taille M Club 29 398 euros
- Ë-Berlingo Van taille XL Club 30 095 euros
Photos | Diego G. Moreira et Citroën España
Fiche technique de cette voiture
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