Spyker sort de la faillite après la ratification de l'accord avec ses créanciers

Un tribunal de la localité néerlandaise de Leeuwarden a validé hier l’accord que Spyker a proposé à ses créanciers. Cette convention avait été approuvée le mois dernier par un autre tribunal, à Lelystad, mais l’un des réclamants, la banque lettone LKD Lizings, avait fait appel du jugement, estimant que la somme qu’elle allait recevoir était trop faible.
Le recours ayant été rejeté, le petit constructeur néerlandais de voitures de sport peut désormais sortir de la faillite. L’objectif le plus urgent de Spyker consiste à reprendre les plans de redressement que son directeur général, Victor Muller, tente pour l’instant de consolider sans succès. La prochaine étape n’a pas encore été définie, mais Muller a l’intention de relancer la B6 Venator – nous l’avons vue au Salon Privé 2013 – et de s’attaquer au segment des électriques en s’associant à une entreprise américaine active dans le secteur aéronautique, qu’il n’a pas souhaité identifier.

Spyker a été officiellement déclarée en faillite en décembre 2014, une procédure que l’entreprise a tenté de retarder autant que possible jusqu’à ce qu’elle devienne inévitable. Dans les jours qui ont suivi, elle s’est efforcée de réunir des fonds pour qu’une nouvelle demande de protection contre ses créanciers aboutisse. Cette requête a reçu l’aval d’un tribunal néerlandais à la fin de janvier 2015. Sur le plan juridique, c’était comme si Spyker n’avait jamais sombré.
À partir de ce moment, Muller s’est empressé de trouver un investisseur dont le soutien permettrait à Spyker de gagner du temps face à ses créanciers. Le montant promis par ce partenaire américain s’élève à 4,3 millions d’euros, suffisant pour convaincre ces derniers, à l’exception de LKD. La répartition établie et présentée par la marque au tribunal de Lelystad implique que tous perdront de l’argent, mais qu’ils récupéreront beaucoup plus que si Spyker restait en faillite.
Muller n’est jamais parvenu à faire du constructeur une entreprise rentable. La production de véhicules était loin d’être satisfaisante, et la dilapidation de ressources dans l’aventure infructueuse en Formule 1, ainsi que le rachat malheureux de SAAB, désormais propriété de NEVS, ont achevé de le conduire à sa perte.
Via | Autoweek et Spyker-Saab blog
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