Gordon Murray Automotive T.50 Hypercars
Gordon Murray T.50s Niki Lauda, l'hommage au pilote autrichien avec une impressionnante version circuit
Avec la T.50s Niki Lauda, Gordon Murray Automotive a réinventé son hypercar pour en faire la voiture de circuit parfaite

La McLaren F1 est née de la main et de l’ingéniosité de Gordon Murray, une voiture qui reste très convoitée aujourd’hui malgré les années, et dont la valeur sur le marché continue par ailleurs de grimper. Aujourd’hui, Gordon Murray continue de “faire des siennes”, comme nous avons pu le constater il y a quelques mois avec sa nouvelle création, la T.50, un hypercar qui réinvente la F1 avec une technologie moderne.
Avec la T.50, l’ingénieur anglais a rejoint d’un bond le panthéon des hypercars modernes, et il convient de rappeler que la T.50 est une véritable œuvre d’ingénierie : elle parvient à créer un véhicule de 986 kg propulsé par un V12 atmosphérique qui délivre 663 CV, ce qui se traduit par un remarquable rapport poids/puissance de 100 CV pour 150 kg, bien supérieur à celui de la plupart des hypercars qui dépassent les 1.000 CV, puisqu’ils déplacent une masse finale plus importante.

Aujourd’hui, la nouvelle Gordon Murray fait à nouveau des siennes en utilisant la T.50 pour créer la voiture définitive destinée aux track days, un véhicule qui n’a rien à voir avec le modèle d’origine, car il ne s’agit ni d’un simple kit aérodynamique ni d’une simple augmentation de puissance. Ce modèle s’appellera T.50s Niki Lauda et rendra hommage au pilote autrichien ; sa présentation coïncide d’ailleurs avec le jour où Niki aurait fêté son 72e anniversaire.
La Gordon Murray T.50s Niki Lauda gagne en dimensions par rapport à la T.50, à l’exception de l’empattement, qui reste identique, et malgré cela elle parvient à réduire son poids jusqu’à 852 kg, grâce à l’utilisation d’une plateforme spécialement conçue pour ce modèle en fibre de carbone, qui permet en outre d’accroître sa rigidité. On remarque également à l’extérieur qu’elle intègre de nombreux éléments aérodynamiques en fibre de carbone, comme l’énorme becquet avant avec ses ailettes latérales, l’aileron de requin à la manière des Formule 1, qui se raccorde à l’aileron arrière, ou le spectaculaire diffuseur arrière.

Comme on peut s’y attendre pour une voiture de ce type, l’aérodynamique sera l’un des points forts de la T.50s Niki Lauda : lors des tests et simulations réalisés par la société, il est apparu qu’elle pouvait atteindre une charge aérodynamique de 1.900 kg, mais les ingénieurs ont préféré limiter cette valeur à 1.500 kg afin de permettre son utilisation aux conducteurs les moins expérimentés. Par ailleurs, la turbine électrique arrière, similaire à celle de la T.50, est conçue pour s’activer à partir de 80 km/h et fonctionnera alors à plein régime.
En pénétrant dans l’habitacle de la T.50s Niki Lauda, on constate qu’il est austère, et il n’en faut pas davantage puisqu’il s’agit d’une voiture dépourvue d’homologation et destinée au circuit. Le nombre de places est ainsi réduit de trois à deux, tandis que la position de conduite reste en position centrale : le conducteur trouvera à sa droite une bottier de commandes et un tableau de bord n’affichant que les informations indispensables, comme l’aérodynamique, le rapport engagé, les temps au tour, les forces G…

En ce qui concerne la partie mécanique, la T.50s Niki Lauda conserve le V12 atmosphérique de 3.900 cm³ développé par Cosworth, mais avec une série de modifications, notamment une nouvelle admission, des soupapes d’admission en titane et un taux de compression porté à 15:1 ; ces changements permettent d’atteindre une puissance de 725 CV à 11.500 tr/min. Le moteur est associé à une boîte de vitesses séquentielle à six rapports développée par Xtrac.
La production de la Gordon Murray T.50s Niki Lauda sera limitée à seulement 25 exemplaires dans le monde, au prix de 3,1 millions de livres sterling hors taxes, soit environ 3,6 millions d’euros.
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