Le gouvernement français estime qu'en Europe les aides à l'achat de véhicules électriques doivent être renforcées

Javier Cantagalli     5 November 2024     2 min.
Le gouvernement français estime qu'en Europe les aides à l'achat de véhicules électriques doivent être renforcées

La chute des ventes de modèles électriques que l’on observe actuellement en Europe a débuté précisément au moment où certains pays de la Communauté ont supprimé ce type d’aides.

Le nouveau ministre français de l’Industrie, Marc Ferracci, a proposé un nouveau paquet d’aides destiné à relancer l’industrie automobile européenne. Dans des déclarations à des médias allemands, Ferracci a suggéré que les pays de l’UE devraient adopter un programme de subventions à l’achat de véhicules électriques similaire à celui qui existe déjà en France.

Ce programme accorde des subventions en fonction des émissions de CO2 pendant la phase de production du véhicule et de son pack de batteries, ce qui permet d’exclure les véhicules d’origine chinoise.

Renault 5 E-Tech 100 % électrique Nice (58)

Pour stimuler la demande, Ferracci soutient en outre une initiative européenne pour l’électrification des flottes commerciales. Bien que les détails concrets doivent être convenus entre tous les pays de l’UE, l’objectif devrait être de favoriser les véhicules produits en Europe grâce à l’octroi d’aides à l’achat.

Le ministre a reconnu que les véhicules électriques chinois ont actuellement un prix un peu plus compétitif, tout en offrant un haut niveau d’innovation. C’est pourquoi les constructeurs européens sont également tenus de réaliser de lourds investissements dans la mobilité électrique pour ne pas être distancés, car l’avenir du secteur en dépend.

Frein au véhicule électrique chinois

Ferracci a également rappelé la position de la France en faveur de l’instauration de droits de douane spéciaux supplémentaires sur les véhicules électriques importés en Europe depuis la Chine, à l’opposé de la position du gouvernement allemand. Les enquêtes de la Commission européenne ont clairement montré que l’État chinois subventionne toute la chaîne d’approvisionnement de la mobilité électrique, raison pour laquelle le ministre français de l’Industrie considère ces droits de douane comme indispensables.

Citroën ë-C3 050

De même, Ferracci se montre favorable au maintien de l’interdiction de commercialiser des véhicules à moteur thermique dans l’Union européenne à partir de 2035. Selon lui, faire marche arrière sur ce point déstabiliserait la stratégie en faveur de la mobilité électrique déjà engagée par les constructeurs européens. Néanmoins, le ministre français de l’Industrie entend obtenir un report des objectifs de réduction des émissions de CO2 qui entreront en vigueur en janvier 2025, en demandant à la Commission européenne de ne pas appliquer de sanctions aux constructeurs qui n’atteindraient pas cet objectif, la demande de véhicules électriques ayant diminué dans tous les États membres.

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