Focus Ford Voitures hybrides Sportives
Le nouveau Ford Focus RS dépend de son système hybride
Le nouveau Ford Focus RS devra être équipé d’un groupe motopropulseur entièrement hybride afin de respecter les réglementations européennes en matière d’émissions de CO2.

Les ingénieurs s’efforcent de rendre possible une nouvelle Ford Focus RS après le passage à une hybridation complète.
L’avenir d’une nouvelle Ford Focus RS dépend de la capacité de ses ingénieurs à créer un groupe motopropulseur entièrement hybride à hautes performances, conforme au nouveau régime de l’Union européenne en matière d’émissions moyennes de CO2 de la flotte, un défi que les dirigeants de Ford décrivent comme « une solution en attente ».

Un haut dirigeant de la marque à l’ovale a déclaré : « nous attendons que notre équipe d’ingénierie trouve une solution pour le groupe motopropulseur, et ce n’est pas facile compte tenu des nouvelles réglementations CO2 applicables à la flotte ».
Il y a dix-huit mois, on croyait que Ford envisageait un groupe motopropulseur hybride léger de 48 V. Pour minimiser les chiffres de CO2, l’entreprise estime désormais que le moteur doit être un hybride complet. « L’hybride léger ne suffit pas », a indiqué la source de la marque.

Ford Focus RS, dans l’attente d’un groupe motopropulseur hybride
Le défi posé par la nouvelle moyenne de la flotte, fixée à 95 g/km pour l’ensemble du secteur mais variable selon la gamme de véhicules d’un constructeur et leurs poids à vide, signifie désormais que le Focus RS ne devrait pas arriver en 2020 comme le laissaient entendre les rumeurs. Il est plus probable qu’il soit lancé en 2022/23.
Afin d’atteindre des performances élevées et de faibles émissions, on croit savoir que Ford a réorienté ses efforts vers une version RS du bloc essence de 2,5 litres entièrement hybride, qui équipera les modèles haut de gamme du nouveau Kuga cette année. Dans cette application, le moteur quatre cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson délivre 222 CV, avec transmission par une boîte CVT automatique et une transmission intégrale en option.
La transmission intégrale sera essentielle pour exploiter la puissance requise par la Focus RS, qui devrait avoisiner les 400 CV. La dernière Focus RS était à transmission intégrale et délivrait 345 CV et 376 lb-pi à partir d’un quatre cylindres turbo de 2,3 litres, mais depuis, les modèles équivalents d’Audi et Mercedes-Benz ont porté leurs puissances à plus de 400 CV et davantage.
Pour atteindre une puissance similaire, il faudrait une combinaison de puissance thermique et électrique, soit probablement 300 CV pour un moteur turbocompressé de 2,5 litres et 100 CV pour le moteur électrique.
Un autre problème d’ingénierie à résoudre est de savoir si l’objectif du projet peut être atteint à un coût raisonnable, avec une boîte de vitesses orientée performance et un système de transmission intégrale permettant de proposer le très apprécié mode Drift, programmé dans un différentiel intelligent GKN : élément clé des sensations de conduite uniques de l’ancienne RS. Intégrer cela dans un système hybride sans augmenter les coûts du projet représenterait un défi.

Ford RS, 50 ans et l’histoire continue
« L’histoire de toutes les RS précédentes est celle d’ingénieurs travaillant sur le projet pendant leur temps libre et leurs week-ends, et proposant des idées et des concepts. Pour la nouvelle, nous attendons encore le bon concept, en particulier pour le groupe motopropulseur », a déclaré la source.
Mais on espère qu’une nouvelle Focus RS connaîtra au moins un parcours vers la production bien plus simple que le dernier modèle, qui était pris dans le corset rigide du développement produit imposé par l’ancien PDG Alan Mulally. Par conséquent, la Focus RS a dû satisfaire à chaque ensemble de normes mondiales pour un nouveau produit Ford, après que des dizaines d’obstacles ont été dressés devant ses équipes d’ingénierie.
En effet, le projet Focus RS a failli être annulé à cause de ces problèmes, jusqu’à ce que l’ingénieur en chef de l’époque chez Ford, Raj Nair, intervienne lors d’une réunion de revue produit pour garantir personnellement que le projet RS puisse être mené à bien dans le budget.

Depuis le départ de Mulally en 2014, Ford a supprimé la bureaucratie mondiale, permettant à Ford Europe de développer des modèles spécifiques au marché, comme le crossover Puma récemment lancé, qui a été désigné au début de ce mois voiture de l’année par What Car?, la première Ford à remporter ce prix depuis la Fiesta en 2009.
On espère que ce processus, présenté par le président de Ford et ancien responsable de Ford Europe, Jim Farley, facilitera la suppression des obstacles à une nouvelle RS. Un autre obstacle sera de trouver les ressources d’ingénierie alors que les équipes de développement produit de Ford travaillent à plein régime sur une vaste électrification.
Environ 8 milliards sont injectés dans une offensive mondiale visant à proposer 40 nouveaux modèles électriques à batterie, hybrides légers et hybrides rechargeables d’ici 2022.
Fiche technique de cette voiture
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