Peugeot 508 1.6 THP 156 CV, essai (Partie I)

Fin de l’année dernière, nous disions au revoir à deux modèles déjà vétérans du catalogue de Peugeot, à savoir la 407 et la 607, deux berlines très connues du constructeur gaulois qui cédaient la place à un nouveau véhicule qui inaugurait un segment et une dénomination.
C’est ainsi que naît la nouvelle Peugeot 508, arrivée sur le marché début 2011, se positionnant dans un segment au-dessus de la 407 et occupant une partie du segment de la défunte 607. Elle reprend également la lignée 500, délaissée depuis la 505. Si nous devions définir rapidement la 508, nous parlerions d’un véhicule spacieux (presque autant que la Peugeot 607), doté de nouveaux standards de qualité et d’un design plus actuel qui rompt avec la traditionnelle calandre de grandes dimensions de la marque au lion.
Tout au long des trois parties de cet essai, nous nous concentrerons sur les nouveautés de la 508, car elle innove sur de nombreux plans (première Peugeot à démarrage par bouton, par exemple). Mais pour l’instant, nous allons nous concentrer sur son moteur et ses performances, car pour cet essai nous avons pris le volant d’une 508 équipée du moteur essence 1.6 THP de 156 CV (réalisé en collaboration avec BMW).
Moteur et performances

Douceur : c’est le mot qui définit le mieux ce propulseur de seulement 1,6 litre capable de délivrer une puissance de 156 CV. Comme je vous l’annonçais, c’est une vieille connaissance de notre équipe d’essai, puisque nous l’avons déjà testé dans d’autres modèles du groupe PSA, où il se distinguait par sa livraison progressive de puissance et surtout par sa douceur.
Une caractéristique qui a toujours distingué ce moteur est sa plage d’utilisation, car il commence à pousser à bas régime (comme s’il s’agissait d’un diesel), offrant entre 1 400 tr/min et 4 000 tr/min le couple maximal de 240 Nm.
Concrètement, cela se traduit par une réponse douce, progressive et une grande plage d’utilisation, ce qui fait que l’on n’a pas besoin de trop jouer avec la boîte de vitesses et rend en même temps ce moteur très performant. Un autre point que nous avons apprécié est le faible niveau sonore, en partie grâce à un bon insonorisation de l’habitacle, un aspect qui a beaucoup progressé.

Dans la gamme essence de la Peugeot 508, nous trouvons deux moteurs disponibles : le 1.6 VTi de 120 CV et le 1.6 THP de 156 CV. Si vous optez pour un moteur essence de 1,6 litre turbo, il est bien plus performant que le propulseur de 120 CV, et il se distingue aussi par sa douceur par rapport à l’autre moteur.
Ce moteur est associé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports (une boîte automatique est disponible en option). Le toucher est typiquement Peugeot ; il pourrait gagner un peu en précision, mais il reste correct, et la sixième vitesse permet de réduire sensiblement la consommation sur route ou sur autoroute.
Comportement

L’objectif de la Peugeot 508 est d’offrir le plus haut niveau de confort possible à ses occupants, ce que l’on ressent grâce à une suspension bien calibrée mais réglée pour privilégier le confort, ce qui a un prix lorsque l’on adopte une conduite un peu plus sportive. Cela dit, ce n’est pas une Citroën C5 : elle est confortable, mais plus ferme que son cousin gaulois.
Grâce à la douceur du moteur, des suspensions et à sa direction (qui pourrait être un peu plus directe), c’est une voiture très tranquille et agréable à conduire. Elle bénéficie en outre d’une bonne insonorisation intérieure, ce qui en fait une voiture intéressante pour les longs trajets ou une conduite tranquille sur route.
Enfin, le système de freinage affiche une efficacité remarquable ; c’est un élément qui a toujours distingué les Peugeot. Sur la 508, leur efficacité est évidente : ils agissent avec précision et arrêtent sans problème la 508 et ses 1 475 kg.
Consommation

En matière de consommation, nous sommes face à un moteur technologiquement assez avancé, mais les miracles n’existent pas pour l’instant : il faut donc garder à l’esprit sa puissance de 156 CV ainsi que son poids et ses dimensions. Selon les chiffres officiels, la consommation moyenne est de 6,4 l/100 km ; lors de notre essai, il a été extrêmement difficile de descendre sous les 7 litres sur route, et après plusieurs parcours sur route et plus de 250 km parcourus, le plus bas que nous ayons obtenu est de 7,6 litres aux 100 km.
En revanche, c’est sur autoroute que nous avons obtenu de bons chiffres de consommation, en partie grâce à la sixième vitesse : après 1 200 km, nous avons atteint une consommation moyenne de 5,7 litres aux 100 km.
Enfin, un autre environnement où la consommation grimpe est la ville, où l’on tourne aisément autour de 10 litres aux 100 km, un chiffre plus proche des 9,2 litres aux 100 km homologués en consommation urbaine.

Dans la deuxième partie de l’essai, nous verrons le design extérieur, l’espace intérieur ainsi que les matériaux et le coffre.
Photos | David Taboada
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