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Renault Laguna Coupe 3.5 V6 240 CV aut., essai (Partie I)

Nous commençons par l’essai d’un coupé de 4,64 mètres de long, un coupé qui se distingue par son design et, dans ce cas précis, par son moteur. Nous avons pris le volant du Renault Laguna Coupé équipé du moteur essence le plus puissant, le 3.5 V6 de 240 CV, un moteur qui nous a plu par son fonctionnement souple, et qui dispose en outre du système 4Control, qui dispose de quatre roues directrices.
Cet essai n’est pas isolé, car dans peu de temps nous vous réserverons une autre surprise sous la forme d’un coupé, mais pour l’instant nous allons nous concentrer sur ce Renault Laguna Coupé. Ce n’est évidemment pas le moteur le plus rationnel à monter sur ce véhicule, le moteur diesel de 180 CV ou celui de 235 CV, voire l’essence de 204 CV, est bien plus rationnel que ce V6 de 240 CV, mais ce que nous ne pouvons pas passer sous silence, c’est à quel point son moteur à six cylindres s’est montré agréable, en répondant de manière très souple.
Moteur et performances

Ce moteur de 3,5 litres et six cylindres était associé à une boîte automatique à six rapports, boîte qui n’était pas aussi rapide qu’il l’aurait fallu pour être à la hauteur du moteur. Comme je le disais plus haut, la puissance et la douceur du moteur étaient ses deux principales caractéristiques, et pour en faire la démonstration, parlons du couple de 330 Nm à 4 400 tr/min.
Cela se traduisait par un moteur à la réponse vigoureuse dès 2 500 tr/min, qui réagissait de manière franche aux ordres que nous transmettions à l’accélérateur. Pour illustrer, si au milieu de l’autoroute à 110 km/h nous voulions doubler et accélérer franchement, il suffisait d’appuyer un peu plus sur la pédale d’accélérateur et la boîte rétrogradait de deux rapports pour se placer en 4e, en atteignant 4 000 tr/min, ce qui permettait au Laguna Coupé d’avancer avec beaucoup d’aisance.
En revanche, si nous entrions dans un village en roulant à faible vitesse, la souplesse du propulseur devenait évidente et nous n’entendions pratiquement aucun bruit provenant du moteur, ce qui permettait de rouler en toute tranquillité. Le confort intérieur était également très bon, grâce en partie à un habitacle spacieux et à une bonne insonorisation qui faisaient du Laguna Coupé une bonne voiture pour les longs trajets.

La boîte de vitesses est un point à améliorer sur le Renault Laguna. Notre unité était équipée d’une boîte automatique à six rapports à fonctionnement séquentiel (sans palettes au volant), mais elle était un peu lente à réagir et peu douce lors des changements de rapport.
Là où le Laguna Coupé se distingue vraiment, c’est dans sa stabilité, car notre unité disposait du système 4Control, c’est-à-dire des roues arrière directrices. Cet équipement, disponible en option sur la version Initiale, se caractérise par le fait que les roues arrière tournent en sens inverse des roues avant jusqu’à 3,5 degrés en dessous de 60 km/h, ce qui est parfait pour manœuvrer en ville, et au-delà de 60 km/h, les roues arrière tournent dans le même sens que les roues avant pour gagner en stabilité et améliorer le passage en courbe. Ce système 4Control dispose en outre d’un mode d’urgence lors d’une manœuvre d’évitement, où les roues tournent dans le sens des roues avant jusqu’à 3,5 degrés.
La stabilité et l’assiette sont excellentes sur le Laguna Coupé, tant sur autoroute que, surtout, sur les routes secondaires sinueuses ; nous l’avons mis à l’épreuve et il s’en sort très bien. Une direction directe et précise, parfois même un peu ferme, y contribue également ; loin d’être un problème, elle permet de toujours bien contrôler la voiture. La stabilité nous a même surpris sur la neige, où, malgré sa puissance et sa boîte automatique, elle s’est mieux comportée que prévu.

La stabilité était favorisée par une suspension au tarage un peu ferme, propre à un véhicule de ce type, qui nous collait à l’asphalte. Comme il est normal, ses quatre freins à disque étaient à la hauteur du moteur et de la puissance du Renault Laguna Coupé, de sorte que nous pouvions immobiliser le Laguna Coupé sans problème, avec une distance d’environ 38 mètres pour s’arrêter à 100 km/h, un très bon chiffre pour un coupé.
Le point le moins positif du moteur concerne peut-être ses consommations, en effet, un moteur de 3,5 litres pour 240 CV, c’est beaucoup de cylindrée, et cela se paie à la pompe. Lors de l’essai, sur route secondaire à 90 km/h et sur autoroute, nous avons obtenu une consommation d’environ 12 litres aux 100 km. Mais en parcours urbain, il est très facile d’atteindre 18 litres en moyenne. Pendant l’essai, nous avons déjà roulé avec prudence pour voir jusqu’où nous pouvions réduire la consommation, mais ce n’est que sur certaines routes que nous parvenions à la maintenir aux alentours de 7,4 litres aux 100 km en extra-urbain, chiffre indiqué sur sa fiche technique.

En définitive, bien que ce ne soit absolument pas un moteur rationnel, sa douceur et le bon comportement de ce Renault Laguna Coupé équipé du moteur essence 3.5 V6 de 240 CV surprennent. Le point négatif réside dans les consommations, mais celles-ci sont assez justifiables si l’on tient compte de la cylindrée du modèle et de sa puissance. Pour les amateurs de moteurs essence, c’est un très bon moteur qui plaira sûrement à plus d’un par son fonctionnement, à l’exception de la boîte, qui gagnerait beaucoup à être un peu plus agile dans les changements de rapport ou à disposer d’un mode sport.
Dans la deuxième partie de l’essai, nous parlerons du design du Laguna Coupé, de l’espace intérieur et de son coffre. Le design est l’un des éléments qui le distinguent le plus.

Photos | David Taboada
Merci à l’équipe de soutien de Madrid et d’Albacete pour sa collaboration à l’essai
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