Golf Volkswagen Análisis Compactes
Voitures avec histoire : Volkswagen Golf (2e partie)

Nous poursuivons avec la revue de ce modèle allemand, qui fête cette année ses 40 ans. Dans cette deuxième partie, nous parlerons des trois dernières générations.
Hier, nous avons passé en revue les quatre premières générations dans les moindres détails ; aujourd’hui, il est temps d’évoquer les trois dernières. Vous nous accompagnez ?
Golf Mk.V
En 2003, la VW Golf a été entièrement renouvelée. Il ne restait rien des anciennes générations, pas une seule vis. La Golf V venait de naître, avec l’ambition de révolutionner une fois de plus le segment des compactes.

Le design de la Golf rompait avec ses prédécesseurs, en adoptant désormais une silhouette arrondie, bien plus grande, large et haute. L’intérieur était lui aussi plus spacieux, bien plus ample, avec un tableau de bord d’une qualité de finition supérieure et un équipement digne de véhicules bien plus chers.
Le châssis de la Golf a adopté sur toutes les versions une nouvelle suspension indépendante aux quatre roues, qui a sensiblement amélioré la conduite. Les versions à transmission intégrale 4Motion ne manquaient pas, ni les nombreuses variantes de carrosserie. La Golf V a donné naissance à la Jetta (berline), à la Golf Plus (une Golf à allure de monospace) et à la Golf Variant (break). Elle a même engendré l’EOS, un cabriolet à toit rigide basé sur la Golf.

Les versions sportives ont retrouvé une place de choix qui s’était estompée lors des générations précédentes, avec des modèles bien distincts des autres options de la gamme. La Golf GTI a adopté un design sportif et exclusif, ainsi qu’un moteur 2.0 de 200 CV qui lui conférait des performances remarquables. Pour la première fois, une GTI pouvait être associée à une boîte de vitesses automatique (une DSG à 6 rapports). Une nouvelle édition de la R32 a également vu le jour, offrant 250 CV grâce à son moteur V6 3.2.
La gamme de motorisations s’est nettement étoffée grâce à l’arrivée de nouvelles technologies. La Golf V a introduit les moteurs TSI et les versions économes Bluemotion, pour une gamme allant de 75 CV à 250 CV.
Golf Mk.VI
On peut considérer la Golf VI comme un profond restylage de la Golf V, puisque sur le plan du châssis, elle reste essentiellement une Golf V. Ce n’est pas nécessairement un défaut, car la Golf V bénéficiait de l’un des meilleurs châssis de sa catégorie, grâce à sa capacité à allier confort et sportivité lorsque c’était nécessaire.

C’est au Salon de Paris de 2008 que Volkswagen a présenté la sixième génération, la Golf VI, seulement 5 ans après le lancement de la V. Ce fut l’un des cycles de production les plus courts de l’histoire du modèle, motivé par une concurrence qui progressait à pas de géant.
Le design de la Golf VI a adopté des lignes un peu moins arrondies, plus en accord avec une compacte. À l’intérieur, cette génération s’est attachée à améliorer la qualité des matériaux, l’un des points les plus critiqués de la Golf V. L’équipement s’est sensiblement enrichi avec l’arrivée de systèmes comme l’aide au stationnement automatique, l’airbag genou ou la suspension électronique (DCC).

La Golf VI a été la première Golf dont tous les moteurs étaient suralimentés, qu’il s’agisse de diesel ou d’essence. Les versions atmosphériques ont ainsi disparu, y compris la R32. Les V6 ont quitté la gamme Golf. La R32 cède la place à la R, qui devient le fleuron de la gamme grâce à un moteur 2.0 TSI de 270 CV. Les versions économes Bluemotion se sont également distinguées, comme la 1.6 TDI, dont la consommation moyenne homologuée s’établit à 3,8 litres.
Golf Mk.VII
Nous arrivons enfin à la dernière génération, actuelle, de la Golf, lancée fin 2012. La Golf VII a été conçue avec un châssis entièrement renouvelé, reposant sur une nouvelle plateforme modulaire (MQB) qui permet, outre une réduction des coûts de fabrication, une baisse significative du poids du véhicule. La Golf VII est jusqu’à 100 kg plus légère que sa devancière.

Avec un design très soigné, la Golf VII adopte également l’un des habitacles les plus qualitatifs qu’on puisse trouver dans une compacte, se hissant au niveau de son frère, l’Audi A3.
Cette nouvelle Golf devient aussi la plus technologique de son histoire, grâce à l’intégration de technologies comme l’assistant de maintien de voie, le freinage d’urgence, le régulateur de vitesse adaptatif ou la reconnaissance des panneaux de signalisation.
Les moteurs restent suralimentés, avec des puissances allant de 105 à 300 CV pour la version R. Cette dernière est devenue la Golf la plus puissante jamais commercialisée. La GTI atteint cette fois une puissance minimale de 220 CV, ce qui représente, pour situer les choses, le doublement de la puissance de la toute première GTI.

En outre, cette septième génération proposera pour la première fois des alternatives hybrides et électriques, comme la GTE ou l’e-Golf, qui viendront enrichir dans les prochains mois une gamme déjà parmi les plus étendues qui soient.
Voilà pour notre revue de la Golf, un véhicule reconnaissable partout dans le monde grâce à un heureux mélange de design, de technologie et de praticité. Le reste appartient à l’histoire.
Source | Élaboration propre
Fiche technique de cette voiture
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