10 mesures du RACE pour réduire les victimes sur la route
Le RACE insiste sur la nécessité d’instaurer un pacte d’État en raison de la hausse des accidents de la circulation survenus pendant ces vacances.
Le RACE veut que l’on prenne des mesures sur ce sujet en raison de la hausse du nombre de morts sur les routes pendant les déplacements de cet été. Les chiffres n’ont fait qu’augmenter, ce qui remet en question l’ensemble des systèmes de sécurité et de surveillance, tels que les radars.

Ces nouveaux chiffres sont intolérables, c’est pourquoi le RACE cherche une solution fondée sur un pacte d’État afin que les forces politiques fassent de la sécurité routière une véritable priorité.
Cet été s’est achevé avec davantage d’accidents de la circulation et de morts sur les routes que l’année dernière. Voici les données : 250 décès entre le 1er juillet et le 31 août, ce qui représente une hausse de 15 % par rapport à 2017. Ces chiffres constituent un recul : pour trouver des statistiques similaires, il faut remonter à 2011, soit il y a 7 ans.
L’une des principales raisons de cette hausse est l’augmentation du trafic, combinée à un parc de véhicules plus anciens, moins bien entretenus et sujets aux pannes.

Dans un contexte où la voiture semble plus diabolisée que jamais par les médias, notamment en raison de son impact sur la pollution et des interdictions visant le diesel, entre autres, ces données ne contribuent en rien à apaiser l’opinion publique.
Le RACE propose des changements pour inverser cette situation préoccupante. Voici les 10 mesures qui, selon lui, permettraient de réduire de manière exponentielle le nombre d’accidents mortels :
- Davantage d’investissements dans l’entretien et la création d’infrastructures
Analyser l’état des infrastructures et mettre en œuvre un plan d’urgence contre les tronçons à risque et les points noirs. Amélioration de la signalisation, de la chaussée, de l’adhérence…
- Promouvoir l’usage de routes plus sûres
Promouvoir et encourager l’utilisation des autoroutes grâce à des mesures qui détournent le trafic des routes conventionnelles, où surviennent 70 % des accidents mortels, vers ces voies.

- Création et mise en œuvre d’un plan urbain de réduction des accidents
Dans les zones urbaines surviennent plus de la moitié des accidents de la circulation en Espagne, dont beaucoup impliquent des usagers vulnérables. Un plan assorti d’objectifs, de mesures et de délais est donc nécessaire.
- Extension du plan PIVE au marché des véhicules d’occasion récents
L’achat d’une voiture neuve et plus moderne signifie plus de sécurité et moins de pollution. Malheureusement, même si le chômage a diminué, les salaires moyens rendent encore difficile pour les citoyens l’investissement dans un véhicule neuf. Ces aides pourraient changer la donne.
- Réduction de la TVA sur la sécurité et l’entretien
Réduire la TVA sur les accessoires et l’entretien liés à la sécurité (actuellement taxés à 21 %). Utiliser un siège enfant, un casque ou l’ESP dans la voiture sauve des vies… Tous ces éléments devraient être accessibles à tous et ne pas constituer un luxe.

- Éducation routière et sécurité sur les trajets scolaires
À l’approche de la rentrée scolaire, exiger une éducation routière dotée de moyens, de programmes et de formateurs, incluant un plan de « chemins scolaires sûrs » avec les associations de parents d’élèves.
- Attention particulière à la prévention des accidents impliquant des véhicules vulnérables comme les motos
Les usagers des deux-roues (motocyclettes, cyclomoteurs et bicyclettes) ainsi que les piétons connaissent une hausse de la sinistralité. Un plan répondant à cette situation est demandé.
- Multiplication des campagnes de sensibilisation avec la société civile
Distractions, entretien, systèmes de retenue… Il faut promouvoir des actions préventives et de sensibilisation, en y associant la société civile et les entreprises.
- La formation, axe clé pour des conducteurs plus sûrs
Promouvoir et encourager la formation, qu’il s’agisse de prévention des risques professionnels ou de techniques de perfectionnement, pour rappeler et rafraîchir les connaissances et les techniques de conduite.
- La sécurité routière comme affaire d’État : pacte social
Et bien sûr, la sécurité routière comme priorité au plus haut niveau : État, présidence du gouvernement et ministres, Congrès, opposition… et l’implication des médias.
Au-delà de ces mesures, ce qui est certain, c’est que la première chose à changer est la prise de conscience des conducteurs eux-mêmes, en particulier en ce qui concerne la consommation de substances au volant.
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