Fiat 500 1.3 Multijet 95 CV, essai (Moteur et performances)

Dans la continuité des modèles urbains en version diesel, commencée par Diego avec l’essai de la Peugeot 207 1.6 HDi de 112 CV, nous abordons aujourd’hui un modèle un peu plus chic, la Fiat 500. Notre unité d’essai était équipée du moteur 1.3 Multijet de deuxième génération, qui délivre 95 CV de puissance.
Dans cette première partie, nous allons vous parler du moteur et des performances de la 500, qui est l’un des aspects qui nous ont le plus marqués pendant l’essai. Nous évoquerons également son comportement en ville comme sur route et, pour finir, la consommation sur autoroute, en urbain et en mixte.
Moteur et performances

Le moteur choisi pour notre essai est le 1.3 Multijet de 95 CV, le plus puissant de la gamme diesel, seulement dépassé par le moteur essence 1.4 16v qui atteint 100 CV. Il s’agit de la deuxième génération de l’ancien 1.3 Multijet de 90 CV, auquel ont été apportées quelques modifications visant une meilleure efficacité, comme le système Start&Stop, désormais de série, ainsi que d’autres améliorations permettant de réduire la consommation et les émissions de CO2.
Il dispose de quatre cylindres et d’une cylindrée de 1 248 cm³ qui délivre une puissance maximale de 95 CV à 4 000 tr/min et, avec un couple maximal de 200 Nm, propulse cette petite citadine de 3,546 mètres de long avec une belle aisance et permet une conduite agile et rapide. De plus, sa faible consommation, comme nous le verrons plus loin, fait de la Fiat 500 équipée du 1.3 Multijet une alternative intéressante pour les conducteurs qui recherchent une citadine aux performances plus dynamiques.
Des chiffres assez respectables pour ce segment y contribuent également, avec une accélération de 0 à 100 km/h en environ 10,7 secondes, et une vitesse maximale pouvant atteindre 180 km/h. Par ailleurs, cette Fiat 500 était équipée d’une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports, au toucher assez précis, mais avec un levier de vitesses placé assez haut pour une citadine.

Comportement
Comme chacun sait, l’habitat naturel de la Fiat 500 est la ville. C’est pourquoi elle dispose d’une suspension conçue pour améliorer l’agilité dans les grandes agglomérations. De plus, en bonne citadine, elle est dotée d’une direction assez souple qui, si l’on appuie sur le bouton City, devient encore plus légère, ce qui facilite le stationnement de notre 500.
Elle est également équipée du système Start&Stop, qui permet de couper le moteur aux feux rouges ou à l’arrêt, le redémarrage s’effectuant simplement en appuyant sur la pédale d’embrayage. La position haute du poste de conduite la distingue de nombreux modèles urbains et offre une meilleure visibilité. En conduite urbaine générale, elle se révèle très souple , avec un moteur qui répond dès 1 600 tr/min, ce qui permet de se faufiler avec aisance dans la circulation, appréciable lorsqu’il faut éviter les voitures en double file ou dépasser un bus.
Si l’on quitte son milieu idéal et que l’on doit effectuer un trajet sur autoroute, la Fiat 500 se défend sur de courts trajets grâce à une bonne insonorisation et à une bonne stabilité, même si, sur la durée, comme c’est normal pour un modèle urbain, on peut ressentir quelques inconforts, notamment au niveau des sièges, ou une direction qui, bien qu’elle se raffermisse, reste légère et parfois un peu imprécise.

Par ailleurs, nous avons également été impressionnés par la grande stabilité qu’elle présente en virage, sans trahir ses dimensions ni son poids de seulement 980 kg. Enfin, soulignons le système de freinage, avec des disques avant autoventilés de 257 mm et des tambours arrière de 180 mm, qui permettent de bien maîtriser la Fiat 500.
Consommation
Le dernier point que nous allons aborder, dans cette première partie de l’essai de la Fiat 500 avec le moteur 1.3 Multijet-2 de 95 CV, concerne les niveaux de consommation relevés pendant notre test. Comme nous le disions précédemment, il s’agit de la deuxième génération de ce moteur, qui a bénéficié de quelques améliorations permettant une meilleure efficacité ainsi qu’une réduction des émissions et de la consommation.
En ville, la consommation homologuée est de 5 litres aux 100 km, mais pendant l’essai, nos relevés tournaient autour de 6,2 litres, un bon résultat compte tenu du caractère assez dynamique de ce moteur. Sur route, c’est là que l’on obtient des chiffres très bas, aux alentours de 4,3 litres. Enfin, sur notre trajet habituel sur autoroute, d’environ 1 200 km, nous avons atteint 4,6 litres aux 100 km.

Dans la seconde partie de l’essai, nous parlerons du design extérieur comme intérieur de l’habitacle. Nous évaluerons également la qualité des matériaux, ainsi que le prix et l’équipement disponibles pour la Fiat 500. Enfin, nous donnerons notre appréciation finale sur ce modèle.
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