Ford EcoSport 2016, présentation et essai à Madrid

Ford a lancé un restylage de l’un de ses modèles les moins connus de sa gamme européenne actuelle. Il s’agit de l’EcoSport, un petit SUV-B au style différent.
À peine un an après sa sortie sur le marché, les gars de Ford nous ont déjà présenté une mise à jour que nous avons pu essayer sur les routes de la capitale espagnole.
Design extérieur
Le design extérieur de l’EcoSport est très frappant. Dès le départ, les gars de Ford ont cherché à doter l’EcoSport d’une forte personnalité, ce qui constitue une arme à double tranchant, car on peut tomber dans un extrémisme qui ne plaira pas à tout le monde. Cela a posé un problème à Ford avec ce modèle dès son lancement en 2014.

Le avant est, sans aucun doute, l’une des parties les plus « controversées » de l’ensemble des lignes de l’EcoSport. Une grande calandre de forme pratiquement ovale et des phares allongés, associés à des antibrouillards ronds et une garde au sol généreuse, font de l’EcoSport une silhouette très… reconnaissable. Sur la version MY2016, quelques détails chromés ont été ajoutés et le design intérieur des phares a été amélioré.
Le profil de l’EcoSport est ce que l’on pourrait appeler un monospace basé sur la Fiesta, et c’est d’ailleurs ainsi que Ford le commercialise. En effet, l’EcoSport repose sur la même plateforme que la Fiesta, modèle avec lequel il partage de nombreux composants. Les protections en plastique noir texturé, aussi bien en bas de caisse qu’au niveau des passages de roue, lui confèrent une allure baroudeuse très intéressante.
À l’arrière, on trouvait jusqu’ici une roue de secours fixée sur le hayon du coffre, à la manière des TT les plus traditionnels. Cette solution ne plaisait cependant pas à tous les clients, c’est pourquoi Ford a choisi de la supprimer de série et de la proposer en option pour 200 €. Le hayon conserve son ouverture latérale.

Sur le plan esthétique, on note l’apparition d’une nouvelle version haut de gamme, baptisée Titanium S, qui ajoute aux autres finitions (Trend et Titanium) des jantes en alliage de 17″ au design spécifique, une nouvelle teinte jaune pour la carrosserie et des vitres arrière teintées. De plus, le toit et les coques des rétroviseurs sont peints en noir brillant.
Design intérieur et équipement
À l’intérieur, nous avons essentiellement affaire à une Fiesta à quatre portes surélevée. Quiconque a déjà pris place dans une Fiesta de la génération actuelle se sentira parfaitement à l’aise dans l’habitacle de l’EcoSport en quelques minutes. Selon Ford, les matériaux utilisés comme l’insonorisation de l’habitacle ont été améliorés. En pratique, l’insonorisation s’est effectivement améliorée, mais les matériaux ne sont pas particulièrement brillants.

Il est vrai que nous avons apprécié le volant gainé de cuir au toucher très agréable et souple, ainsi que les matières souples des accoudoirs de portes, qui contribuent au confort intérieur. En revanche, absolument tous les plastiques sont durs, au toucher rugueux, et certains assemblages de pièces présentent un ajustement pour le moins perfectible. Le toucher des leviers et des boutons n’est pas aussi abouti que sur une Fiesta, comme on peut le constater avec un geste aussi simple que l’actionnement du clignotant.
L’EcoSport se distingue par d’autres atouts, comme un équipement complet avec la possibilité d’ajouter des éléments tels que les sièges sport chauffants en sellerie mixte cuir et tissu, le système audio haute performance signé Sony, le système Sync On App Link pour commander les applications du smartphone depuis le téléphone, ou encore le système d’accès et de démarrage sans clé, entre autres.

Par ailleurs, les cotes d’espace intérieur sont plus que bonnes, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, accueillant sans difficulté quatre occupants. Cinq personnes seront un peu plus serrées, mais toujours de manière supportable. En revanche, le coffre est sensiblement plus petit que celui de ses rivaux, avec ses 310 litres, ce qui le place en net désavantage.
Au volant
Il est temps de démarrer. L’EcoSport MY2016 est disponible, dès le départ, avec trois motorisations, dont deux essence et une diesel. Le moteur diesel est un 1.5 TDCi de 95 CV, soit 5 CV de plus que son prédécesseur. Il améliore en outre les chiffres de consommation, passant de 4,6 à 4,4 litres aux 100 km en cycle mixte.

En essence, l’entrée de gamme est un 1.5 Ti-VCT de 115 CV, atmosphérique. C’est le moteur le moins cher, et le seul à pouvoir être associé à une boîte automatique, en l’occurrence à six rapports. Les autres ne sont proposés qu’avec une boîte manuelle à 5 rapports.
Au-dessus, le 1.0 Ecoboost de 125 CV, un classique de la marque, qui conserve ses qualités. Il reste largement suffisant au quotidien, présente une sonorité contenue, ne vibre pratiquement pas et affiche des consommations maîtrisées à condition de savoir gérer le pied droit. Dans quelques mois, une variante du 1.0 de 140 CV viendra compléter la gamme au sommet.

Sur la route, l’EcoSport se comporte comme on peut l’attendre dans le segment où il se situe. La version Titanium S apporte, outre des éléments esthétiques, quelques réglages mécaniques, comme une mise au point spécifique de l’ESP, des barres stabilisatrices plus rigides et plus épaisses et une suspension moins souple. En pratique, on constate effectivement un comportement un peu plus affûté, mais les versions normales se montrent pratiquement aussi stables et, en revanche, plus confortables.
Photographie | Daniel Valdivielso
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