Le contrôle technique évité par près de 20 % des véhicules en Espagne
Quelques statistiques intéressantes de l’année dernière concernant les contrôles techniques, si redoutés. Près de 20 % des véhicules en Espagne parviennent à y échapper.

Selon l’Association espagnole des entités collaboratrices du contrôle technique, entre 15 et 20 % des véhicules ont trouvé le moyen d’éviter les contrôles techniques au cours de l’année 2011, sur un total de 16,58 millions de véhicules vérifiés.
Il est intéressant de connaître certains détails concernant les contrôles techniques. Par exemple, sur ces 16,5 millions de véhicules inspectés, 3,2 millions ont été refusés lors du premier contrôle parce qu’ils ne satisfaisaient pas aux conditions minimales de sécurité requises pour circuler sur la voie publique, ou parce que leurs émissions polluantes dépassaient les limites autorisées. Lors du second contrôle, 2,87 millions de véhicules ont réussi l’examen au cours de l’exercice écoulé, tandis que 183 911 véhicules, qui devaient se soumettre à un second contrôle, ont été refusés.
Parmi les défaillances détectées, l’éclairage et la signalisation ont été le poste comptant le plus de défauts graves, avec 19,3 %, suivis par les essieux, les roues, les pneus et la suspension, avec 18,2 %, puis les freins, avec 15,7 %.
En 2011, on a également constaté une forte hausse des défauts graves et légers relevés dans le domaine des émissions polluantes. Ainsi, les défaillances graves ont représenté 12,9 %, soit 2,4 % de plus qu’en 2010, tandis que les défauts légers ont représenté 11,1 %, alors qu’en 2010 ils n’en représentaient que 2,5 %.
On pourrait écrire un livre entier sur le contrôle technique. Une forme d’impôt déguisé, des coûts dépassant 50 euros selon la région où l’on se trouve, des caciques au sein même du contrôle technique (bref, ce qu’on appelle en Espagne l’une des mafias, ou comme on voudra l’appeler)… Je sais que la crise frappe tout le monde, mais au fond nous ne devrions pas trop nous inquiéter du contrôle technique ; pourquoi ? Parce qu’il faudrait d’abord privilégier une meilleure culture automobile et un peu plus de responsabilité de notre part, afin d’avoir une voiture en bon état et de ne pas y être contraints par la force.
Source | Expansión
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