Pas de dépannage pendant l'été ! Le syndicat patronal appelle à une grève qui pourrait causer de sérieux problèmes
Les entreprises de dépannage routier ont proposé plusieurs journées de grève en raison de la précarité du secteur et afin de contraindre à une négociation.

La période de plus forte affluence sur les routes a commencé et cela entraîne toujours des problèmes supplémentaires. Le nombre élevé de véhicules sur les routes fait augmenter le nombre de pannes, d’accidents et de petits incidents pouvant immobiliser le véhicule. Et c’est là que le problème risque de s’aggraver cet été.
L’Association nationale des entreprises de dépannage routier (AENAC), le syndicat patronal des entreprises de dépannage routier, a proposé plusieurs journées de grève qui pourraient affecter de nombreux usagers. Ces journées ont été planifiées pour avoir lieu les 29, 30 et 31 juillet ainsi que le 1er août. En plein changement de mois de vacances, avec le retour des vacanciers de juillet et le départ de ceux qui voyagent en août. De plus, le 29 juillet, premier jour de grève, un défilé de dépanneuses au ralenti aura lieu à Madrid.

Précarité du service
Le motif de ces grèves est la précarité à laquelle est confronté le secteur, qui doit faire face à des coûts bien supérieurs à ce qu’il perçoit pour son travail. La hausse du prix du carburant a rendu la situation encore plus grave et a conduit à la convocation de ces mobilisations.
Selon le syndicat patronal, cette situation fait que le coût de chaque heure de travail d’une dépanneuse assurant ce service explose, et ce qu’ils reçoivent en échange ne couvre pas les coûts. En effet, le service qu’ils fournissent aux assureurs est évalué à environ 3,5 euros de l’heure travaillée, selon l’AENAC.
À ce faible tarif s’ajoutent les exigences des clients auxquels ils proposent leurs services. Les assureurs, les clubs automobiles et les compagnies d’assistance exigent des délais d’intervention très courts, qui ne tiennent pas compte des nombreuses variables pouvant perturber le bon déroulement de l’activité. Tout cela pénalise les entreprises de dépannage et rend le commerce non viable.
Le syndicat patronal a présenté par avance ses excuses aux conducteurs pour les désagréments que ces motifs pourraient occasionner. Une réunion a été convoquée avec la DGT, le syndicat patronal des compagnies d’assurance et le ministère de l’Économie afin de renégocier les conditions économiques de ce service si nécessaire. La grève des dépanneuses aura-t-elle lieu ? Nous espérons qu’un accord sera trouvé et que la grève pourra être évitée.
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