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Renault Megane 2016, présentation et essai à Madrid

La Renault Megane est l’un de ces modèles éternels que tout le monde, à un moment ou à un autre de sa vie « automobile », mentionne, évalue ou commente.
Aujourd’hui, Highmotor se rend à Madrid pour essayer le renouvellement de la Megane, une nouvelle génération — et déjà la quatrième — qui arrive avec beaucoup de force.
La Megane est une institution au sein de Renault. En Espagne, la compacte française a été le véhicule le plus vendu à 12 reprises au cours des 20 dernières années, un véritable best-seller. De plus, elle détient encore aujourd’hui le record absolu de ventes en une année, précisément en 2004, lorsqu’elle a réussi à vendre 112 000 unités dans notre pays. Nous découvrons maintenant la quatrième génération qui, grâce à un bond spectaculaire, passe du statut de grande sœur de la Clio à celui de petite sœur de la Talisman.
Design extérieur
La quatrième génération de la Renault Megane arrive avec des objectifs très clairs. Elle vise un grand bond en avant sur tous les plans, y compris sur le plan émotionnel, où l’ancienne Megane faiblissait un peu, péchant parfois par un excès de « fadeur ». Et soyons honnêtes : un produit séduit bien mieux le public s’il plaît d’emblée à l’œil.
Tel a été l’objectif clair des designers de Renault lors de la création de la quatrième génération de la Megane. Le langage de design de la marque s’incarne dans la compacte française avec des lignes plus personnelles que jamais. La face avant, signature de la maison, reprend tous les ingrédients qui caractérisent les designs des derniers modèles de Renault, comme l’Espace, le Kadjar ou la Talisman.

On remarque aussi bien le logo, de taille plus que généreuse, que la signature lumineuse en forme de boomerang, réalisée en technologie LED. Cette génération est lancée avec deux types de finitions extérieures, la « normale » et la « GT », cette dernière à l’allure plus agressive. Les pare-chocs présentent des moulures plus anguleuses, accentuant la sensation de largeur et de robustesse.
La Megane passe du statut de grande sœur de la Clio à celui de petite sœur de la Talisman
Le profil de la Megane a également considérablement changé. La surface vitrée est désormais plus grande, améliorant la visibilité et la luminosité depuis l’habitacle. La ligne de ceinture est plus marquée, avec une tendance ascendante nettement affirmée sur la porte arrière. À partir du montant B, on distingue un élargissement net de la porte, qui se termine à l’arrière, où logent les feux arrière, fins et allongés, avec une bande de LED qui se prolonge pratiquement jusqu’au centre du hayon, comme c’est déjà le cas sur la Talisman.
Le pare-chocs présente des formes plus harmonieuses, avec une moulure noire en forme de diffuseur qui, sur les versions GT, est d’ailleurs fonctionnelle. Sur les versions normales, on trouve une sortie d’échappement ovale d’un côté, tandis que les GT affichent leur potentiel avec deux sorties rectangulaires (une seule est réelle) intégrées au diffuseur. Les jantes en alliage sont proposées en dimensions allant de 16 à 18 pouces.

Les dimensions de la Megane ont considérablement évolué : elle est désormais plus longue, plus large et plus basse. Elle mesure 4,357 mètres de long, 1,814 mètre de large et 1,447 mètre de haut. Le porte-à-faux arrière a été réduit, tandis que l’empattement a bel et bien augmenté, atteignant 2,67 mètres.
Design intérieur
Pour l’intérieur, les équipes de Renault ont choisi de concevoir un habitacle où la sensation de qualité est la note dominante. Le design n’a rien à voir avec celui de son prédécesseur. À vrai dire, il ne ressemble à aucune des compactes actuellement sur le marché.

Une fois encore, on a choisi de suivre la tendance des actuelles Espace et Talisman, avec une planche de bord aux lignes douces et fluides, dont l’élément central est le grand écran tactile en position verticale — en option. Les matériaux employés ont fait un bond en avant considérable, tant en qualité que dans l’ajustement entre les pièces. Cette Megane vise clairement les meilleures du segment, avec une qualité jamais vue auparavant dans une compacte de la marque française.
Certains éléments sont empruntés à d’autres modèles de la marque, comme le volant, le pommeau du levier de vitesses ou l’instrumentation numérique, provenant de la Talisman. Sur cette Megane, on suit les tendances du paysage automobile, en jouant davantage sur les textures et la luminosité. L’habitacle de la Megane peut disposer d’une grande quantité d’éclairage d’ambiance LED qui, de plus, change de couleur selon le mode de conduite sélectionné.

Les sièges ont également été redessinés. Ils ressemblent désormais davantage à ceux du Kadjar, dont je garde d’ailleurs un excellent souvenir en matière de maintien et de confort. Sur les versions GT, il existe en option des sièges plus sportifs de style semi-baquet. Vous pouvez les voir sur le véhicule des photographies. L’espace intérieur s’est amélioré par rapport à son prédécesseur. Aux places avant, l’espace ne manque pas, tandis qu’aux places arrière deux personnes voyageront très confortablement, à condition que les sièges avant ne soient pas trop reculés. Le coffre a gagné en capacité : il cube désormais 434 litres, extensibles jusqu’à 1 247 litres si l’on rabat les dossiers.
Dynamique de conduite
Il est temps de prendre le volant. Pour cette prise en main, j’ai choisi une version qui, bien qu’elle ne soit pas la plus vendue, est à ce jour le meilleur exemple de l’évolution et de la charge technologique de la nouvelle Megane. Il s’agit de la version GT, équipée du moteur 1.6 Turbo de 205 CV associé à une boîte automatique à double embrayage et 7 rapports. C’est le même moteur que celui de la Clio RS. Il fonctionne en douceur, avec une bonne puissance dans toute la plage de régime, sans aucune aspérité.

C’est la version la plus chère — et la plus technologique — à ce jour. Elle est également équipée du système de direction sur les roues arrière 4Control, un système que Renault utilise depuis la génération précédente de la Laguna. La Megane dispose du système Multisense, qui propose quatre modes de conduite différents. Dans le cas de la Megane GT, les modes sont NEUTRAL, CONFORT, SPORT et PERSO, ce dernier étant personnalisable à volonté.
Au démarrage et à allure normale, la voiture se comporte avec douceur. La boîte ne donne pas de secousses, on ne perçoit aucun fonctionnement irrégulier ni bruits étranges, malgré les pneus plus grands et plus adhérents. C’est donc une GT qui remplit fidèlement sa définition, puisqu’elle permet une conduite agile et rapide — sans être extrême — tout en autorisant une utilisation quotidienne sans contrariétés.

Lorsqu’on accélère le rythme, la Megane révèle ses charmes, grâce à l’un des châssis les mieux réglés du segment. À l’avant, elle est équipée de jambes de force McPherson indépendantes, tandis qu’à l’arrière elle monte un essieu à traverse déformable (essieu de torsion). Bien que cette configuration ne soit pas particulièrement innovante, elle suffit à offrir à la Megane une grande sensation de sécurité et d’agilité. La direction est assistée électriquement, et les freins à disque offrent un freinage suffisant.
La boîte de vitesses EDC à sept rapports fonctionne bien, sans à-coups, répondant rapidement aux sollicitations du conducteur, que ce soit par les palettes ou par les impulsions sur le levier de vitesses. Point négatif : en mode manuel, lorsqu’on atteint le coupe-injection, la boîte passe le rapport supérieur sans qu’on le demande. Le châssis 4Control apporte une touche supplémentaire d’agilité en braquant les roues arrière d’un maximum de 2,5° (jusqu’à 80 km/h, en sens inverse des roues avant, et au-delà dans le même sens), ce qui améliore la maniabilité dans les virages. Personnellement, je suis très satisfait du comportement de la Megane GT : bien que je la juge l’une des compactes les plus agiles du moment, elle ne m’a paru inconfortable dans aucune circonstance.
Versions et équipements
La Megane arrive sur notre marché avec une gamme de quatre versions diesel. Il s’agit des 1.5 dCi en versions de 90 CV et 110 CV avec boîte manuelle à six rapports, du 1.5 dCi de 110 CV avec boîte automatique EDC à six rapports, et du 1.6 dCi de 130 CV avec boîte manuelle à six rapports. Dans quelques mois arrivera la variante la plus puissante, un 1.6 dCi de 165 CV avec boîte EDC à six rapports, qui pourra vraisemblablement être associée à la finition GT.

En essence, il y a également quatre versions, à commencer par un TCe de 100 CV avec boîte manuelle à six rapports, un TCe de 130 CV avec boîtes manuelle et automatique, respectivement à six et sept rapports, et le 1.6 TCe de 205 CV déjà mentionné, associé à l’EDC à sept rapports.
Il y aura quatre niveaux d’équipement — LIFE, INTENS, ZEN et BOSE — pour les Megane berline normales, et GT LINE/GT pour la gamme sportive. Les prix commencent à 16 600 € pour la version TCe de 100 CV en finition LIFE, et 18 100 € pour le dCi de 90 CV avec la même finition. La variante que j’ai conduite démarre à 26 900 € (GT 1.6 TCe 205 EDC7 4CONTROL).
Photographie | Daniel Valdivielso
Fiche technique de cette voiture
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