Toyota RAV4 120D 4X4 Advance 20 aniversario, essai (moteur, performances, comportement et consommation)

Cette semaine, dans notre rubrique essais, nous avons l’un de ces véhicules que l’on peut considérer comme les “précurseurs” d’un véritable courant.
Il s’agit du Toyota RAV4, qui, dans cette quatrième génération, adopte une approche très familiale et récréative, avec laquelle il rivalise dans l’un des segments les plus disputés du marché actuel.
Moteur
L’unité qui nous occupe est équipée d’un moteur diesel D4D (d’où sa dénomination 120D), d’une cylindrée de 2 litres et d’une architecture à quatre cylindres. Ce moteur, déjà présenté sur la compacte Auris, offre des chiffres suffisants pour propulser le SUV japonais : 124 CV à 3 600 tr/min et 310 Nm dans une plage allant de 1 600 à 2 400 tr/min.
Ce moteur est relativement moderne et a été conçu pour être très efficace. Il utilise la dernière génération de technologies accessible au grand public, avec un système d’injection directe à haute pression et un système de lubrification intelligent (la pompe à huile est pilotée électroniquement pour toujours offrir le débit adéquat).

C’est un moteur au caractère moderne. Autrement dit, il démarre très tôt et s’essouffle tout aussi tôt. Grâce à la suralimentation par un turbo à géométrie variable, on ressent dès 1 500 tr/min une poussée plus que notable, poussée qui ne dure guère au-delà de 3 000 tr/min, moment où l’on se sentira plus à l’aise en passant un rapport supérieur. Sa sonorité n’est pas élevée, mais il est vrai qu’il transmet quelques vibrations à l’habitacle, surtout à froid. Une fois à température, aucun problème.
Performances
Le RAV4 120D n’est pas conçu pour réaliser des chronos sur un tracé sinueux ni pour s’élancer en crissant des pneus aux feux. Ses performances sont suffisantes, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 11 secondes et une vitesse maximale de 180 km/h. Bien que les chiffres ne laissent pas présager des performances époustouflantes, la sensation au volant est très différente, car la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports a des étagements très bien pensés, qui permettent d’exploiter toute la puissance du moteur en toutes circonstances.

À tel point que sur route, à 90 km/h, en 5e, nous roulerons aux alentours de 2 000 tours, ce qui signifie être dans la plage du couple maximal. Il en va de même sur voie rapide à 120 km/h, ce qui se traduit par une agréable sensation de reprise à tout moment. Le RAV4 ne faiblit pas dans les côtes, sauf si la pente est sérieuse, moment où la voiture elle-même nous invite à rétrograder.
Comportement
Le RAV4, dans cette quatrième génération, a été conçu plus que jamais pour offrir un bon comportement sur route -sans pour autant oublier le tout-terrain, dont nous parlerons plus loin-.
Grâce à son nouveau châssis, le SUV japonais est confortable sur voie rapide (même si la suspension, à jambes de force à l’avant et à double triangle à l’arrière, est un peu ferme et rebondissante), ce qui permet à la famille de voyager en toute tranquillité. Lorsque l’on accélère un peu ou que l’on s’engage sur des routes sinueuses, le RAV4 surprend par un comportement bien plus proche de celui d’une berline que ce que l’on imaginait : les mouvements de caisse sont pratiquement inexistants, et la capacité de freinage et d’accélération est largement suffisante pour rouler à bonne allure.
Seule la direction laisse à désirer, en raison d’une transmission d’informations limitée et d’une assistance excessive. Cette dernière, très appréciable en ville, perd de son agrément sur route.

Mais il ne faut pas oublier que le RAV4, et surtout la version 4X4 que nous avons testée, appelle le tout-terrain. Le RAV4 a toujours été l’un des SUV les plus capables du segment, et cette génération perpétue la tradition. Avec une garde au sol minimale de 187 mm, des angles d’attaque et de sortie de 20° et 23° respectivement, et une profondeur de gué maximale de 500 mm, on obtient, en combinant ces chiffres avec un système de transmission intégrale intelligent, un véhicule parfaitement capable d’emprunter des chemins en toute sécurité, et il est même possible de s’aventurer sur des pistes un peu plus complexes, en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un SUV essentiellement urbain, équipé de pneus route et d’une mécanique très simple.
Concernant son système de transmission intégrale, le RAV4 4X4 est doté d’un embrayage multidisque monté juste avant le différentiel arrière. Cet embrayage, piloté électroniquement, se charge de répartir la force entre les deux essieux. Dans des conditions normales, l’essieu arrière ne reçoit aucune puissance, mais la répartition peut varier de 100/0 à 50/50. En outre, un bouton sur le tableau de bord porte l’inscription “Sport“. Ce mode envoie 10 % de la force directement à l’essieu arrière simplement en tournant le volant. Ainsi, nous disposons toujours, même minime, d’une réserve de puissance sur l’essieu arrière.
Consommation
Le RAV4 120D 4X4 homologue une consommation vraiment faible pour un véhicule de ce type, avec une valeur combinée de 5,2 litres, qui monte à 6,2 litres en cycle urbain, mais descend à 4,6 litres en cycle extra-urbain. Compte tenu de la méthode d’homologation actuelle, il n’est pas exagéré de parler d’un écart d’environ 1,5 litre, ce qui correspond parfaitement au chiffre affiché par l’ordinateur de bord de notre RAV4 sur les 1 100 km parcourus pendant notre essai.

Le chiffre final, qui inclut plusieurs trajets sur autoroute de plus de 200 km, ainsi que la circulation urbaine et des balades à la campagne, s’élève à 6,9 litres aux 100 km. Sachant qu’il s’agit d’un véhicule de plus de 1 600 kg au volume considérable, nous trouvons ce chiffre tout à fait correct.
Photographie | Daniel Valdivielso
Fiche technique de cette voiture
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