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Voitures avec histoire : la Henney Kilowatt et les Dauphine électriques Renault

On apprend toujours quelque chose de nouveau, du moins de la part de ce serveur, dans ce monde passionnant de l’automobile, et voici la Henney Kilowatt pour le confirmer. Je n’aurais jamais imaginé que 100 Renault Dauphine aient voyagé jusqu’aux États-Unis en 1959 pour être converties en voitures électriques, avec l’aide d’une entreprise fabriquant des aspirateurs.
La voiture a été conçue comme une électrique commercialisable et viable pour le marché automobile du début des années 60. L’idée revient à un certain C. Russell Feldmann, président d’une petite société d’électricité appelée National Union Electric Company, qui détenait également la marque d’aspirateurs Eureka. Feldmann a confié à Henney Motor Company -un constructeur qui fabriquait des modèles spéciaux pour Packard- la fabrication de la Henney Kilowatt, équipée de moteurs électriques Eureka.

Pendant qu’Eureka fournissait les moteurs électriques -qui n’étaient pas vraiment des moteurs d’aspirateur-, Henney achetait des pièces et des Dauphine en France pour les assembler aux États-Unis. Les voitures arrivaient en Amérique complètement démontées, et les ingénieurs de Henney se sont débrouillés pour les remonter selon les spécifications de Renault. Mais au moment de monter la chaîne cinématique -avec les moteurs avant-, on installait les moteurs électriques fournis par Eureka.
Avec 18 batteries séquentielles de 2 volts, le premier modèle offrait une autonomie de 64 kilomètres, avec une vitesse maximale de 64 km/h. Chiffres pas très éloignés de ceux des voitures électriques actuelles, en plein XXIe siècle. Mais en 1960, la Henney Kilowatt a été modifiée et est passée à 12 batteries séquentielles de 6 volts, ce qui lui offrait plus d’autonomie et une vitesse de pointe plus élevée, rivalisant même avec les Dauphine à essence, avec 100 km/h.

Sur les 100 carrosseries initialement achetées à Renault, seulement 47 ont été assemblées. On estime que moins d’une dizaine de ces 47 survivent aujourd’hui, dans un meilleur ou un moins bon état. La plupart des voitures ont été vendues à des compagnies d’électricité ou à des entreprises liées à ce secteur.
Moins de 15 ont été vendues, selon les estimations, à des clients particuliers audacieux qui voulaient savoir ce que signifiait une voiture électrique, bien des années avant le renouveau que nous connaissons aujourd’hui.
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muy buen trabajo. muy interesante. gracias.
Buen informe. Desconocía por completo esta historia. Solamente hay un error: dices que el auto llegaba a los 64Km/H “no muy lejano de las cifras de los coches eléctricos actuales” Los coches eléctricos actuales (y también los de hace un tiempo) sobrepasan con creces los 64Km/H. Por ejemplo el “EV1” alcanzaba 130Km/H y el “Tesla S” 200Km/H. Saludos.