Born Cupra Voitures électriques Compactes ECO Test
CUPRA Born 2026 : nouveau design extérieur et intérieur, plus de technologie et version VZ de 326 CV pour la compacte électrique la plus sportive
Le plus intéressant du nouveau CUPRA Born n’est pas ce qui a changé à l’intérieur et à l’extérieur, mais la manière dont la marque a abordé ce renouvellement. CUPRA affirme avoir écouté ceux qui conduisent déjà un Born -et ceux d’entre nous qui écrivent des essais depuis le lancement du modèle, en 2021- et a corrigé ou modifié ce que les clients réclamaient. Le résultat est une voiture qui conserve intactes toutes ses qualités, mais qui est désormais encore plus confortable à conduire et, s’il se peut, encore plus désirable.
Le premier électrique de la marque espagnole est toujours fabriqué à l’usine de Zwickau (Allemagne), même si rappelons qu’il a été conçu et développé à Barcelone. La production de ce nouveau CUPRA Born 2026 démarre en mai 2026 et le lancement commercial est prévu pour l’été. Voyons ce qui change et, surtout, je vous raconterai comment se comporte la version haut de gamme, le Born VZ, que j’ai déjà pu conduire.
Nouveau design extérieur : la signature triangulaire arrive
Le nouveau CUPRA Born reçoit la face avant en forme de requin, reconnaissable sur les derniers modèles de la marque, ainsi que de nouveaux phares, désormais dotés de feux de jour triangulaires, qui unifient la signature lumineuse de toute la gamme. En option, ils peuvent être équipés de la technologie Matrix LED, qui adapte le faisceau lumineux pour éviter les éblouissements sans renoncer au maximum d’éclairage possible. L’arrière gagne aussi en caractère. Le nouveau pare-chocs intègre un diffuseur plus prononcé, et les feux LED reprennent le motif de trois triangles reliés par une bande horizontale qui intègre le logo rétroéclairé à effet 3D. La nuit, le Born est incomparable. Les poignées des portes avant et arrière sont désormais éclairées, un détail mineur mais très esthétique.

Grâce à ces nouveaux pare-chocs, le Born gagne un peu en taille : 12 millimètres de plus en longueur par rapport à l’ancien modèle, soit 4 336 mm. L’empattement (2 766 mm), la largeur (1 809 mm) et la hauteur (1 543 mm) restent identiques. Le coffre conserve sa capacité de 385 litres. Une nouvelle couleur rejoint la palette, le Gris Timanfaya, qui s’ajoute aux teintes Blanc Glacial, Noir Midnight, Bleu Aurora, Gris Vapor et Dark Forest déjà disponibles. Les jantes font 19 ou 20 pouces, avec la nouveauté que les pneus les plus larges de 235 mm -auparavant réservés aux jantes de 20 pouces- sont désormais aussi disponibles sur les 19 pouces.
Intérieur : moins tactile, plus intelligent
Comme je le disais au début, CUPRA a écouté ses clients ; si elle nous avait écoutés plus tôt, il n’aurait pas fallu attendre aussi longtemps. Le nouveau volant est désormais doté de boutons physiques, bien plus faciles à utiliser en roulant sans quitter la route des yeux. Et sur la portière conducteur, on trouve quatre commandes indépendantes pour les lève-vitres, une par vitre, contre deux commandes partagées sur l’ancien modèle. Ce sont de petits changements, mais appréciables.
Mais ce qui me semble bien plus intéressant, c’est l’instrumentation numérique, avec un écran qui passe de 5,3 à 10,25 pouces et qui mérite donc enfin son nom : instrumentation. On peut désormais consulter les informations de conduite sans avoir besoin de lunettes. L’écran central d’info-divertissement conserve sa taille de 12,9 pouces, mais adopte un système d’exploitation basé sur Android Automotive avec un App Store intégré, ce qui transpose la logique du smartphone dans l’écosystème de la voiture. Il ne faut pas beaucoup de temps pour remarquer que le système est plus fluide et que son utilisation a nettement progressé. Au-dessus de l’instrumentation, projeté sur le pare-brise, on peut monter en option le Head-up Display à réalité augmentée, qui complète un cockpit véritablement numérique.

La qualité perçue fait également un bond. Les panneaux des portes avant et arrière ont été redessinés, et les caractéristiques garnitures couleur cuivre parcourent l’habitacle, du volant jusqu’aux poignées. Les matériaux misent sur la durabilité sans renoncer au raffinement, avec un fort taux de matériaux recyclés. Les sièges baquets de la version VZ intègrent en outre des dossiers contenant 33 % de fibre de lin, ce qui réduit le poids jusqu’à 50 % par rapport aux sièges conventionnels. L’effet visuel est magnifique et le toucher meilleur qu’avant, même si, en y regardant de plus près, on découvre que beaucoup de matériaux qui paraissent doux sont en réalité des plastiques durs très bien « camouflés ». Les passagers arrière y gagnent aussi : ils disposent désormais de leurs propres sorties d’air.
Gamme de moteurs : trois options, chacune avec sa logique
La famille du nouveau Born s’articule autour de trois configurations, avec désormais davantage de combinaisons de moteur et de batterie :
- Le Born Plus offre 140 kW (190 CV) avec une batterie de 58 kWh à chimie LFP, homologuée jusqu’à 484 km d’autonomie WLTP. Elle peut recharger en courant continu à 105 kW, passant de 10 à 80 % en 26 minutes. C’est la version d’entrée de gamme, mais elle ne sacrifie rien d’essentiel et offre des performances très raisonnables pour tous les usages.
- L’Endurance passe à 170 kW (231 CV) et adopte une batterie de 79 kWh à chimie NMC, ce qui porte l’autonomie à 627 km. La recharge en courant continu atteint 183 kW, avec des temps de charge de 10 à 80 % de seulement 29 minutes. Une version déjà très sérieuse.
- Le Born VZ partage la batterie de l’Endurance (79 kWh) mais monte un moteur de 240 kW (326 CV) qui délivre 545 Nm de couple instantané. L’autonomie reste de 631 km maximum. Nous y reviendrons en détail dans la partie consacrée à la conduite.
Les prix commencent à 39 500 euros (29 500 euros avec le plan Auto+ et le financement de la marque) pour la Plus, à partir de 43 500 euros pour l’Endurance et de 50 500 euros pour le Born VZ.
Technologie, sécurité et confort
Toutes les versions intègrent le nouveau système One Pedal Driving, qui permet de gérer la décélération et l’arrêt complet du véhicule en relâchant la pédale d’accélérateur, sans avoir besoin d’appuyer sur le frein. Une fonction très utile dans certaines situations de conduite, notamment en ville. Les versions VZ et Endurance ajoutent en outre le système e-Launch, une fonction de Launch Control qui permet de tirer le maximum de l’accélération à l’arrêt. La suspension adaptative DCC Sport, avec jusqu’à 15 niveaux de réglage, est disponible sur toute la gamme.
Le nouveau CUPRA Born dispose également d’une batterie de systèmes de sécurité améliorés. Le Travel Assist 3.0 intègre des données dans le cloud pour reconnaître les dos d’âne, les feux de signalisation et les passages piétons, et adapte la vitesse à l’approche des virages. Le Crossroad Assist peut freiner de manière autonome en cas de risque de collision aux intersections. Le Front Assist détecte jusqu’à deux véhicules devant et émet des avertissements progressifs avant d’activer le freinage automatique. Et le Pre-crash intègre désormais la détection arrière, activant les prétensionneurs, fermant les vitres et allumant les feux de détresse en cas de collision imminente.

Parmi les nouveautés de confort, on remarque la clé numérique Mobile Device Key, qui permet d’ouvrir, de verrouiller et de démarrer la voiture avec le téléphone grâce à la technologie à bande ultra-large ; la fonction Vehicle-to-Load (V2L), qui transforme la batterie de la voiture en prise de courant pour alimenter des appareils externes ; et, pour la première fois sur le Born, un crochet d’attelage optionnel compatible avec les porte-vélos.
Le système audio a également été amélioré. L’équipement à 10 haut-parleurs intègre la technologie Contrabass de Sennheiser, avec des techniques permettant de reproduire des fréquences graves profondes et puissantes. CUPRA a par ailleurs développé une signature sonore intérieure propre, disponible dans les modes Performance et CUPRA, qui réagit à l’accélérateur, à la vitesse et au mode choisi pour amplifier la sensation de performance sans être envahissante. Elle s’inspire du son des monoplaces de Formule E… même si, personnellement, en accélérant à fond avec le Born VZ, elle me rappelle plutôt le bruit que l’on entend en attendant le métro dans une station.
Au volant du CUPRA Born VZ
La prise en main du Born VZ a commencé à Madrid, avec la circulation de la capitale comme premier terrain d’essai. En mode Comfort, le Born VZ est une voiture très « conviviale ». C’est là, comme je le disais, que l’on peut profiter de la nouvelle fonction One Pedal Driving : dès que l’on relâche la pédale, la voiture ralentit en douceur jusqu’à l’arrêt complet, sans à-coups. La circulation dense se gère presque uniquement avec l’accélérateur, la voiture freinant « en accélérant moins ». Mais dès que l’on quitte la ville et que l’on passe aux modes Performance ou CUPRA, la transformation est radicale. La réponse à l’accélérateur est bien plus directe et percutante, et la façon dont la voiture se colle à l’asphalte invite à jouer avec la pédale. Les 545 Nm de couple sont toujours disponibles, et il faut doser avec précaution en sortie de virage.

La suspension DCC Sport, avec ses 15 niveaux de réglage, permet de trouver le juste équilibre entre confort et dynamisme selon le type de route. Aux niveaux les plus fermes, la voiture se tient à plat, réduit le roulis et gagne en agilité. Aux plus souples, elle absorbe les imperfections de la chaussée sans sacrifier la sensation de contrôle. Le freinage est ferme et progressif, sans ce « décalage » entre le freinage régénératif et le freinage mécanique qui gêne parfois sur d’autres électriques. Et les palettes au volant permettent d’ajuster le niveau de récupération d’énergie, une aide de plus pour moduler le rythme sans toujours recourir au frein.
Avec la fonction Launch Control, l’accélération de 0 à 100 km/h s’effectue en 5,6 secondes. Un chiffre à la hauteur des 240 kW (326 CV) délivrés par son moteur et qui, rappelons-le, jusqu’à la démocratisation de la puissance et des performances apportée par les voitures électriques, n’était pas si lointain l’apanage des moteurs à nombreux cylindres et grosse cylindrée… ou à turbocompresseurs bien sollicités. La consommation moyenne lors de la prise en main, avec une conduite dynamique et les modes les plus actifs presque toujours activés, s’est située autour de 19,5 kWh/100 km. Oui, le Cupra Born VZ peut aussi être bien plus efficient. Mais si vous recherchez l’efficacité au quotidien, les deux autres versions sont là pour cela.
CUPRA Born VZ – Galerie d’images
Fiche technique de cette voiture
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