Land Cruiser Toyota Essais SUV
Essai de la Toyota Land Cruiser 180D VXL Auto, 4x4 imparable
Analyse approfondie de la Toyota Land Cruiser 180D, l’un des derniers vrais 4×4 encore présents sur le marché.

Les 4×4 se font de plus en plus rares sur le marché, eux qu’on peut appeler des tout-terrains, avec une majuscule, et qui n’ont pas peur de sortir de l’asphalte ou d’affronter une route enneigée en pleine montagne. L’équipe d’essai de Highmotor a testé en haute montagne la Toyota Land Cruiser dans sa version à cinq portes, automatique et avec la finition VXL.
Design : une musculature extérieure pour un intérieur spacieux à sept places
La Toyota Land Cruiser ne passe jamais inaperçue, surtout dans sa version à cinq portes, car ses
dimensions et ses formes sont très marquantes.
Extérieurement, on remarque sa hauteur imposante, ses lignes droites qui dessinent une silhouette robuste et un avant impressionnant où la calandre et les feux sont les vedettes (avec une technologie full-LED sur notre unité).
Sur les côtés, on voit ses jantes de 19 pouces (selon la version) et les marchepieds latéraux, particulièrement pratiques pour accéder à l’habitacle. À l’arrière, on retrouve un design robuste (notamment ses feux placés en hauteur avec technologie LED) et un immense hayon à ouverture latérale, avec un seuil de chargement élevé mais confortable.

En montant à bord, la sensation d’espace est immédiate, aussi bien dans les énormes sièges avant que dans ceux de la deuxième rangée. La planche de bord a un design très japonais, et la qualité est correcte ; une grande partie des matériaux sont souples au toucher. En revanche, des détails comme l’horloge numérique sur l’écran de climatisation rappellent
rétro les anciens véhicules japonais. L’écran du navigateur est tactile et permet de contrôler le système multimédia et la navigation, tandis que juste en dessous se trouvent les commandes de climatisation.
La position de conduite est surélevée, avec des sièges à réglage électrique (le volant aussi dispose d’un réglage électrique) qui épousent parfaitement le corps, avec un bon maintien latéral, ainsi que des fonctions de chauffage et de ventilation. La console centrale est haute et dispose d’un accoudoir de grandes dimensions abritant deux grands rangements.
Les places arrière sont très spacieuses, tant en largeur qu’en espace pour les pieds et la tête. De plus, l’inclinaison du dossier est réglable. Notre unité en finition VXL était équipée d’une climatisation trois zones, avec des commandes individuelles pour les places arrière et le chauffage des sièges.
La
troisième rangée de sièges dispose d’une largeur suffisante mais d’un espace pour les pieds limité ; elle reste néanmoins plus spacieuse que d’autres solutions similaires sur les modèles à sept places.
Le coffre a un seuil de chargement élevé mais pratique, avec une capacité de 554 litres en configuration cinq places et de 104 litres avec les sept places. On peut ouvrir la lunette arrière ou le hayon, qui s’ouvre latéralement.
Moteur et performances : 177 CV de puissance pure
Derrière la désignation 180D se cache un
bloc diesel de 2 700 cm³ développant 177 CV,
dont la mission est de mouvoir avec une certaine aisance et beaucoup de force ce tout-terrain de presque cinq mètres et plus de deux tonnes.
Ce n’est ni un bloc souple ni un bloc sportif, mais grâce à son couple de 420 Nm, dans la plage de 1 400 à 2 600 tr/min, cette Land Cruiser avance avec beaucoup de force, même si elle s’essouffle après 3 000 tours/min, ce qui est tout à fait logique dans ce segment de tout-terrains qui recherchent le couple plutôt que la puissance.
Notre unité est associée à une boîte automatique à convertisseur de couple qui, bien que confortable, ne tire pas pleinement parti du bloc et peut devenir gênante à haut régime. Je considère qu’avec une boîte manuelle on pourrait exploiter davantage ces 177 CV, même si tout dépend de ce que l’on recherche, car en confort et en agrément elle est plus que correcte.
Comportement : typiquement tout-terrain
Au volant de la Land Cruiser, il faut avoir conscience qu’il s’agit d’un tout-terrain, c’est-à-dire un véhicule haut, aux dimensions considérables et dont le poids dépasse les deux tonnes. Partant de là, l’unité que nous avons testée en finition VXL dispose d’une
suspension adaptative
qui, selon le mode de conduite, maîtrise le châssis.
Elle propose trois modes de conduite :
ECO, Normal et Sport. En mode ECO et Normal, dans les virages, on ressent des inerties typiques de son gabarit, qui lui font perdre beaucoup d’efficacité et même de confort lorsqu’on monte ou descend un col. Dans ce cas, le mieux est d’activer le mode Sport, qui améliore nettement le comportement du châssis, le rendant plus ferme et réduisant les inerties à chaque virage. Cela dit, même en mode Sport, c’est une voiture à l’accélération lente.
Sur route, tant que le parcours n’est pas trop complexe, le comportement est stable et recherche le confort, particulièrement doux lorsque la chaussée est très abîmée ou dégradée. Sur autoroute, elle roule correctement, avec même une bonne isolation acoustique, bien que son moteur ne soit pas silencieux et que ses dimensions ne favorisent pas l’aérodynamisme.
Autre point à prendre en compte : le
système de freinage, auquel il faut s’habituer. Et, comme il se doit, il ne faut pas trop solliciter le freinage car, même si celui-ci remplit son rôle, la physique reste la physique.
Dynamique 4×4 : le roi hors de l’asphalte
Sans aucun doute, lorsqu’on conduit une Land Cruiser, peu importe l’état de la chaussée ou le type de terrain. Sa grande garde au sol de 21,5 cm, ses angles généreux (entrée : 31 degrés, sortie : 25 degrés et angle ventral : 22 degrés) ou sa capacité de gué jusqu’à 70 cm sont des caractéristiques extérieures qui donnent déjà une idée de son efficacité hors de l’asphalte.
À cela s’ajoute un
système de transmission intégrale, avec réducteur
et, selon la version, un blocage du différentiel central et arrière (voire le Multi-Terrain Select System, un sélecteur spécifique au type de terrain, équipant le haut de gamme
Limited). Notre unité en finition VXL disposait du traditionnel réducteur et du blocage du différentiel central, qui garantit de sortir victorieux de 90 % des situations difficiles hors de l’asphalte.
Pour la tester, nous avons effectivement décidé de réaliser un itinéraire en montagne , afin de la mettre à l’épreuve spécifiquement sur neige. De série, notre unité est équipée de pneus M+S de dimensions 265/55 R19 qui, bien qu’ils ne soient pas des pneus hiver dans l’ensemble, ont passé l’épreuve avec succès.
La Land Cruiser peut rouler en mode 4x4H ou 4x4L, toujours en transmission intégrale permanente. Dans ce mode, nous sommes capables de franchir une grande partie des obstacles, et si la piste se complique, il suffit de s’arrêter et d’activer le réducteur pour que plus rien ne nous arrête. D’ailleurs, lors de l’essai sur différentes pistes (avec de la neige d’épaisseurs variées), nous n’avons jamais eu besoin du blocage du différentiel central.
Dans les zones montagneuses, peu importe l’état de la piste, car grâce à sa garde au sol et à ses pneus de profil généreux, cette Land Cruiser franchit sans difficulté tout type de terrain.
En résumé, nous n’avons pas effectué d’essai sur piste off-road technique ni dans le sable, mais nous avons parcouru plusieurs kilomètres sur des pistes enneigées de différentes natures, ainsi que sur des chemins de montagne aux pistes cassées et des coupe-feux. La capacité 4×4 de cette Toyota semble ne pas avoir de limites, au-delà de celles imposées par ses pneumatiques (il est toujours recommandé d’en monter de plus spécifiques si l’on prévoit un usage off-road plus intensif).
Consommation
Les chiffres de consommation ne sont pas ce qui ressort le plus de ce 4×4, car compte tenu de ses caractéristiques, ils sont plus élevés que ceux d’un SUV par exemple. Sur autoroute, la consommation moyenne a été de 10,9 litres aux 100 km, tandis que sur route, le chiffre le plus bas que nous avons obtenu est de 8,2 litres aux 100 km, mais en général elle tourne autour de 10 litres aux 100 km.
Équipement
Dans l’équipement de la version cinq portes, il existe plusieurs niveaux de finition :
GX, VX
,
VXL
et Limited. La finition de base comprend : différentiel central autobloquant (avec réducteur), pneus 245/70 R17 avec jantes en acier, autoradio CD 6 haut-parleurs, entrée auxiliaire et USB, climatisation manuelle (automatique en 7 places), entre autres éléments. Le niveau VX ajoute le régulateur de vitesse, des jantes en alliage de 17 pouces, une caméra de recul et l’écran tactile Toyota Touch 2, entre autres éléments.
La finition de notre unité, VXL, ajoute des jantes en alliage de 19″, des feux full-LED, le blocage du différentiel arrière LSD Torsen, le système de suspension adaptative cinétique (KDSS) et un toit solaire, entre autres. Enfin, le niveau Limited ajoute le système d’assistance active à la descente (Crawl Control), un système de divertissement pour les places arrière, une navigation GO aux fonctions avancées, la suspension variable adaptative AVS et le système Multi-Terrain (MTS).
Dans l’équipement, les feux full-LED de notre unité se distinguent par l’excellente visibilité qu’ils offrent, tandis que le point à améliorer est le système de divertissement, dont le fonctionnement manque de fluidité et qui est en retrait par rapport à ce que proposent d’autres modèles aujourd’hui.
Prix et avis personnel
Maintenant que les vrais 4×4 se font rares, cette Land Cruiser devient d’autant plus nécessaire. Il est clair que ce n’est pas une voiture pour ceux qui cherchent un grand véhicule routier ; sur ce terrain, elle se défend correctement mais n’est pas dans son élément. En revanche, lorsque l’asphalte s’arrête et que les pistes ou tout autre type de terrain s’ouvrent, c’est là que cette Toyota Land Cruiser révèle tout son potentiel. Si l’on analyse l’équipement, avec la finition VXL
, nous n’avons pas eu besoin du système Multi-Terrain pour sortir de situations difficiles ; avec le réducteur, il est même possible de s’en sortir dans 95 % des situations courantes (pistes rurales, neige, zones compliquées en pleine campagne). En revanche, pour des itinéraires off-road plus exigeants, ce système peut s’avérer intéressant.
Le prix de base de la version cinq portes en finition de base
GX
est de 40 500 euros, tandis que la version que nous avons testée affichait un prix de 59 300 euros.
Photos | Équipe d’essai
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