Essai Nissan Pulsar 1.5 dCi Tekna, le charme de l'inconnu

Daniel Valdivielso    @valdi92    10 May 2016     10 min.
Essai Nissan Pulsar 1.5 dCi Tekna, le charme de l'inconnu

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Cette semaine, la rubrique essais de Highmotor accueille un invité des plus complets qui, malheureusement, passe trop inaperçu sur notre marché.

Nous parlons de la Nissan Pulsar, la compacte de la marque japonaise qui, avec son moteur diesel 1.5 dCi et sa finition Tekna, s’impose comme une excellente option encore peu connue.

La Pulsar est un produit mature, avec de nombreuses années de carrière dans d’autres pays et régions. En Europe, cependant, il nous a fallu attendre pour en profiter. La Pulsar est arrivée sur le marché début 2014 dans l’intention de remplacer la Tiida, l’ancienne compacte de Nissan, qui est passée sans gloire ni éclat dans notre pays, principalement en raison d’un design insipide et fade.

Après son retrait en 2011, la Pulsar est arrivée après près de trois ans de vide dans le segment C pour la marque, qui a tenté de combler ce creux avec le Qashqai. Il est évident que le Qashqai a représenté -et représente- un succès incontestable pour Nissan, qui, même aujourd’hui, près d’une décennie après son lancement, continue de se vendre comme des petits pains.

Design extérieur

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La Pulsar doit coexister avec le Qashqai, vivant à l’ombre du SUV compact. Il est évident que son design ne séduit pas au premier regard, car Nissan a choisi de proposer un aspect plus classique et adouci, pensé pour plaire à un public plus large.

La face avant présente des traits très familiers, parfaitement reconnaissables comme appartenant à Nissan. La calandre, avec ses moulures chromées en forme de V et le grand logo de la marque, confère à la Pulsar la personnalité suffisante pour être un produit de la firme japonaise. Les optiques, placées dans le prolongement de la calandre, forment le « regard » de la voiture.

Dans la partie inférieure du pare-chocs, on trouve une seconde grille à la forme inversée par rapport à la première, ainsi que de petits projecteurs ronds situés aux extrémités qui intègrent à la fois les antibrouillards et les feux de jour. Je ne comprends toujours pas pourquoi Nissan utilise une ampoule à incandescence pour les feux de jour au lieu de la bande LED intégrée au phare principal.

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La Pulsar mesure 4,39 mètres de long, 1,77 mètre de large et 1,52 mètre de haut

La vue latérale de la Pulsar est celle d’une compacte de belle taille, où la fonction prime sur la forme. Ce n’est pas un design particulièrement brillant ni spectaculaire, mais il allie praticité et harmonie. La ligne ascendante de la carrosserie se démarque, parcourant tout le flanc pour se terminer dans les feux arrière, presque parallèlement à la surface vitrée, qui se termine par un petit vitrage sur le montant C.
Les jantes en alliage, qui sur cette version Tekna font 17 pouces, remplissent correctement le passage de roue et offrent une image attrayante grâce à leur finition bicolore.

L’arrière est sans doute la partie la moins réussie de l’ensemble du véhicule. Le hayon présente un seuil de chargement assez haut, et les feux arrière, en position horizontale, affichent des formes pointues trop baroques qui ne s’accordent pas bien avec le reste de la voiture. Le pare-chocs offre une touche sportive grâce à une moulure inférieure noire dont la finition imite la fibre de carbone.

Design intérieur

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L’ambiance intérieure est typiquement Nissan. Assis au volant, on apprécie positivement la visibilité et l’espace. De plus, des éléments comme l’instrumentation ou les commandes de climatisation sont très bien étudiés, et sont très pratiques à consulter comme à utiliser.

Les lignes de la planche de bord sont simples et fluides. On ne trouve aucune surcharge décorative. Au centre du tableau de bord, un grand « îlot flottant » “flottant” regroupe les commandes de climatisation, l’écran et les commandes du système multimédia, ainsi que les aérateurs. C’est sans doute la concession au design la plus « visuelle » que l’on puisse trouver à l’intérieur du véhicule.

Sur la console centrale se trouvent le bouton de démarrage et d’arrêt du moteur, le levier de vitesses, les interrupteurs du chauffage des sièges et deux porte-bouteilles, ainsi qu’un grand vide-poche revêtu de caoutchouc antidérapant.

Dans l’ensemble, la qualité de finition de l’habitacle de la Pulsar est plus que correcte. Les plastiques souples ne sont pas légion, mais ils sont utilisés aux endroits clés. La partie supérieure de la planche de bord, ainsi que les portières arrière et la console centrale, sont finis en plastique dur. Cependant, tout ce que l’on « touche » habituellement est intelligemment recouvert de matériaux agréables, comme les accoudoirs, aussi bien central que de portières.

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Les sièges de cette version haut de gamme sont recouverts de cuir et sont très confortables. Le chauffage électrique, à deux intensités, n’est pas particulièrement puissant, mais au bout de quelques minutes, il sera très agréable lors des matins froids où le cuir se refroidit trop.

L’espace intérieur est l’une des qualités les mieux exploitées de la Pulsar

Si l’intérieur de la Pulsar se distingue, c’est par son immense espace. C’est, sans aucun doute, la compacte la plus spacieuse à l’intérieur, dépassant même des véhicules d’un segment supérieur sur certaines cotes. Aux places avant, il n’y a aucun problème, mais aux places arrière, l’histoire se répète, avec un espace plus que suffisant tant pour les jambes que pour la tête. Même le troisième passager, malgré le tunnel central, voyagera confortablement, aidé en outre par les vitres surteintées, de série sur cette finition.

Le coffre est également très grand. Il offre une capacité de 385 litres, plus que suffisante pour les standards actuels. De plus, ses formes sont très régulières, ce qui le rend parfaitement exploitable. En rabattant les sièges, il est possible d’étendre cette capacité jusqu’à 1385 litres.

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Cependant, tout n’est pas positif. Comme n’importe quelle voiture, la Pulsar présente des détails moins bien réussis. Parmi les points négatifs, on relèvera les dénivellations dans le coffre, tant au niveau du seuil de chargement que lors du rabattement des sièges arrière. Seule la commande de lève-vitre conducteur dispose de la fonction « impulsion », et les interrupteurs ne portent aucune indication ni éclairage. Enfin, l’éclairage intérieur n’est pas très abouti : bien qu’il bénéficie d’un éclairage LED aux places avant, un plafonnier doté d’une seule ampoule à incandescence a été installé pour les places arrière, plus typique du début des années 90.

Dynamique de conduite

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La Pulsar de notre essai est équipée du très connu moteur 1.5 dCi, développé par Renault et utilisé par Nissan, Infiniti, Dacia, la propre Renault et Mercedes-Benz. Dans la Pulsar, il délivre 110 CV à 4000 tr/min et 260 Nm entre 1750 et 2500 tr/min. Il est associé, en unique possibilité, à une boîte manuelle à 6 rapports qui, bien sûr, transmet la puissance à l’essieu avant.

Ce modèle, en finition Tekna, pèse 1382 kg, ce qui, combiné à ses pneus 205/50/17, se traduit par des performances modestes. Selon les chiffres officiels, la Pulsar 1.5 dCi Tekna accélère de 0 à 100 km/h en 11,5 secondes, atteignant une vitesse maximale de 190 km/h. Les consommations officielles sont parmi les plus basses du segment, avec un cycle urbain de 4,1 litres, descendant à 3,3 litres en cycle extra-urbain. La consommation mixte est de 3,6 litres aux 100 km, soit des émissions de CO2 de 96 g/km.

Dans la réalité, la Pulsar équipée de ce moteur est une voiture qui se déplace avec suffisance. Ceux qui recherchent un diesel à caractère performant ou sportif seront déçus, car ce n’en est pas un. Ses performances suffisent tout juste à rouler normalement, obligeant à utiliser la boîte lorsqu’il faut doubler ou gagner de la vitesse avec un peu plus de célérité. Il convient de ne jamais laisser le moteur descendre en dessous de 1800 tr/min, car sa réponse en dessous de ce régime est pratiquement inexistante.

Une fois ce seuil dépassé, le 1.5 dCi se révèle tel qu’il est : un moteur volontaire, avide de pousser, à la sonorité atténuée -sauf à froid- et aux consommations réelles très remarquables. La Pulsar, après plus de 700 km d’essai, a affiché une consommation finale de 5 litres tout juste, tous types de parcours confondus. En milieu urbain, il est très facile de se maintenir autour de 5 litres, tandis que sur route on peut descendre à environ 4,5 litres.

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La Pulsar avec le 1.5 dCi ne réserve pas de surprises : sa conduite ne pose pas de problème, elle ne file pas, elle ne consomme pas beaucoup

En termes dynamiques, la Pulsar se comporte comme une compacte classique. Son châssis, dérivé de celui du Qashqai -d’où son espace intérieur- peut être qualifié de « classique », avec jambes de force McPherson à l’avant et roues tirées à l’arrière. Bien sûr, le système de freinage est à disques sur les quatre roues. La direction, comme c’est habituel aujourd’hui, est assistée électriquement et ne fournit pratiquement aucune information sur ce qui se passe au niveau des roues avant.

Sur routes ouvertes ou voies rapides, la Pulsar offre un grand niveau de confort et de douceur, tandis que sur des routes plus sinueuses, son poids et un réglage de suspension plutôt souple l’empêchent d’être aussi à l’aise. Pour une conduite normale, c’est largement suffisant, mais lorsqu’on augmente le rythme, les roulis et les tangages sont évidents.
Son comportement reste toutefois facile et sain, tendant au sous-virage, sans aucun problème pour le conducteur, et le contrôle de stabilité fonctionne correctement.

Combien coûte le modèle des photographies ?

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Une Nissan Pulsar 1.5 dCi avec équipement Tekna a un prix de départ de 25 305 €, qui, avec les remises actuelles, descend à 22 055 €. Notre modèle ne comportait comme option supplémentaire que la peinture métallisée teinte Bronze, au prix de 470 €, si bien que le prix final s’élève à 22 525 €.

L’équipement de série de cette version Tekna est très complet, intégrant notamment l’ABS, l’ESP, l’EBD, le Bouclier de Protection Intelligent 2 avec contrôle d’angle mort, la caméra 360° et l’assistant de freinage en ville, sellerie cuir avec chauffage des sièges avant, feux LED pour les feux de croisement, système d’accès et de démarrage sans clé, jantes de 17 pouces, régulateur de vitesse, navigateur NissanConnect, capteurs de luminosité et de pluie, entre autres.

Gamme et versions

La Nissan Pulsar est proposée dans notre pays avec trois motorisations différentes : un 1.2 DIG-T de 115 CV, un 1.6 DIG-T performant de 190 CV et le 1.5 dCi de 110 CV en diesel. En outre, il est possible de choisir parmi quatre finitions différentes.

La finition la plus basique, appelée Visia, comprend la climatisation, le siège conducteur réglable en hauteur et quatre lève-vitres électriques. La suivante s’appelle Acenta et ajoute la climatisation bizone, les capteurs de luminosité et de pluie ou le système d’accès sans clé. Le niveau N-Connecta est le troisième et ajoute les jantes en alliage de 17 pouces et la caméra de recul. Voici tous les prix de la gamme Pulsar :

  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV VISIA 12 900 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV ACENTA 16 925 €
  • Pulsar 1.5 dCi 110 CV VISIA 17 025 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV ACENTA X-Tronic 18 125 €
  • Pulsar 1.5 dCi 110 CV ACENTA 18 475 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV N-CONNECTA 18 675 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV N-CONNECTA X-Tronic 19 875 €
  • Pulsar 1.5 dCi 110 CV N-CONNECTA 20 225 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV TEKNA 20 505 €
  • Pulsar 1.6 DIG-T 190 CV N-CONNECTA 21 550 €
  • Pulsar 1.2 DIG-T 115 CV TEKNA X-Tronic 21 705 €
  • Pulsar 1.5 dCi 110 CV TEKNA 22 055 €
  • Pulsar 1.6 DIG-T 190 CV TEKNA 23 605 €

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