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Kia Sportage PHEV ; nous avons testé à fond le SUV rechargeable leader en technologie et en consommation
Nous avons eu l’occasion de tester l’un des meilleurs SUV hybrides rechargeables du marché : une bonne technologie, de bonnes finitions et un comportement dynamique remarquable pour le segment

Kia a toujours été synonyme de fiabilité ; elle propose des produits dignes et bien positionnés en prix, et même désirés par beaucoup de conducteurs. Elle offre une large gamme de motorisations, parmi lesquelles on trouve le diesel, l’essence, les hybrides rechargeables, les microhybrides ou les électriques purs. La marque coréenne s’est attachée à proposer des solutions de mobilité dans tous les segments et y est parvenue : c’est une marque facile à recommander, fiable, qui propose jusqu’à 7 ans de garantie.
Cependant, il existe un modèle qui représente pleinement la marque tant en Espagne qu’à l’échelle européenne : un SUV compact, moderne et familial, proposé avec toutes sortes de motorisations, une esthétique différenciante et un équipement remarquable pour un prix pratiquement imbattable, le Kia Sportage, l’un des produits phares de la marque, qui parvient à cumuler jusqu’à 100 000 ventes annuelles.
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Dans notre cas, nous testons la version hybride rechargeable avec la finition intermédiaire TECH, dont le prix part de 45 900 € ; la version la plus basique, Drive, ou la version d’accès part d’un prix de 43 000 € et la version la plus haute ou la plus sportive serait la GT-Line, qui se distingue par sa face avant spécifique, son cache-carter et sa carrosserie bicolore avec le toit noir, et dont le prix part de 52 000 €.
Extérieur attrayant avec signature lumineuse
C’est un modèle qui a reçu une mise à jour complète du design, lui donnant une touche plus agressive et distinctive. Beaucoup d’entre vous le connaissent déjà car il a été lancé sur le marché en 2022, mais il présente de nouveaux feux LED qui s’étendent vers les angles et sont complétés par les feux de jour en forme de boomerang, ainsi qu’une immense calandre noire qui s’étend sur toute la longueur de la face avant.

Il présente une longueur de 4,51 mètres, une hauteur de 1,65 m, une largeur de 1,85 m et un empattement de 2,68 m. Il pèse 1 905 kilos, près de 200 kilos de plus que la version hybride électrique, ce qui se traduit par une différence de comportement dynamique et de consommation, si l’énergie de la batterie vient à manquer. Sur son dessin latéral, on observe le toit contrasté et une nouvelle façon de dessiner la ligne ascendante qui se termine au niveau du coffre.
On remarque également un connecteur de type 2 jusqu’à 7,4 kW de puissance, situé juste au-dessus de la roue arrière droite, largement suffisant pour recharger sa batterie d’une capacité d’un peu plus de 13,8 kWh, qui offre une autonomie, en mode entièrement électrique de 70 km.

Première différence : le coffre
Les hybrides rechargeables comportent davantage de composants mécaniques, ce qui les oblige à sacrifier un peu d’espace dans le coffre. Dans ce cas, la version PHEV offre 540 litres de capacité, alors que la version hybride électrique offre 585 litres, extensibles respectivement jusqu’à 1 776 l et 1 715 l si l’on rabat les sièges arrière.

Habitacle assez complet
On observe un habitacle très similaire à celui du Tucson. On trouve un écran panoramique qui consiste en réalité en deux écrans tactiles de 12,3″ qui ne se rejoignent jamais. Sous ceux-ci se trouve un autre écran tactile qui s’étend sous l’écran multimédia, et où subsistent des commandes physiques pour les fonctions de ventilation ou de contrôle du système multimédia. Le précédent levier de vitesses est remplacé par un sélecteur rotatif situé sur le panneau de la console centrale, avec une finition noir brillant.

Il n’a rien à envier, par exemple, à des rivaux comme le Qashqai ou le Austral, qui sont parmi les modèles récents qui nous ont le plus plu ; mais on peut dire, par exemple, qu’il offre une meilleure perception que le Kuga de Ford. Sur le tableau de bord, on trouve une sorte de cuir élargi qui s’étend sur toute la longueur, avec des prises d’air qui lui donnent une touche assez moderne.
Motorisation hybride avec moteur 1.6
Si l’on se concentre sur le cœur de ce PHEV, il dispose d’un moteur 1.6 TGDI turbo à injection essence à quatre cylindres, associé à une boîte automatique à 6 rapports et 180 CV, complétée par un moteur électrique en forme de disque de 90 CV, ce qui lui confère une puissance totale de 265 CV. Cependant, cette batterie fonctionne à 360 V au lieu de 270 V, ce qui donne à cette version 30 CV de puissance supplémentaire (uniquement tant que la batterie est chargée). Lorsque la voiture est chargée, elle permet de parcourir entre 50 et 60 km en mode entièrement électrique. Si la batterie est vide, il se transforme en HEV. La climatisation peut fortement affecter l’autonomie de la version hybride rechargeable.

Essai dynamique
Dynamiquement, ce sont avant tout des voitures très confortables, avec une conduite douce et assise qui digère aussi très bien les sections à nombreux virages. Un dynamisme qui gagne des points grâce à la suspension à commande électronique (ECS), qui ajoute un plus de confort et de sécurité. Cette suspension contrôle en permanence l’amortissement, réagissant rapidement aux mouvements de la caisse et de la direction afin de contrer, dans les virages, aussi bien le tangage que le roulis de la carrosserie. On ne perçoit presque aucune secousse ni aucun à-coup, ni un changement de vitesse particulièrement marqué ; c’est un véhicule assez raffiné et doux dans sa puissance.
À mon avis, je dois dire que je ne suis pas un grand fan des SUV, mais cette voiture a tout, et elle présente en outre une touche assez fraîche et personnelle. Toutes les versions PHEV du Sportage sont 4×4, mais il ne s’agit pas d’un 4×4 destiné au hors-piste ni aux terrains difficiles. Ses bas de caisse ne sont pas très hauts et les suspensions sont quelque peu médiocres. On apprécie beaucoup la transmission 4×4 pour la motricité et la sécurité sur la route, mais, évidemment, ce n’est pas une voiture pour des parcours extrêmes.

Elle affiche des consommations ridicules de l’ordre de 4 à 4,5 litres aux 100 km, à condition, bien sûr, que le moteur électrique soit activé ; sinon, devant traîner 1 900 kilos avec le seul moteur 1.6, les consommations grimpent jusqu’à 7 à 7,5 litres aux 100 km. Ces consommations seraient réduites si la pédale de frein récupérait un peu plus d’énergie. Ce sont des voitures rentables si l’on dispose d’un endroit où les brancher, que ce soit à la maison, au travail ou à proximité. Si vous pouvez la brancher et recherchez la vignette Crit’Air 0, vous aurez toutes les raisons d’acheter une voiture comme celle-ci ; sinon, je vous conseille de jeter un œil aux versions HEV.
Si l’on passe aux places arrière, on observe un espace très généreux, sans oublier qu’elles sont parmi les plus grandes de leur catégorie. Si l’on glisse les pieds sous le siège, il n’y a pas beaucoup de place en raison du système électrique des sièges. Les sièges arrière sont également inclinables, et l’on trouve des connecteurs de type C au dossier des sièges avant.
Galerie d’images Kia Sportage PHEV
Fiche technique de cette voiture
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