Atto 2 BYD Voitures électriques ECO SUV
Nous conduisons la BYD Atto 2, le SUV électrique le plus abordable de BYD
Le rythme de BYD est imparable. Le constructeur chinois, qui est, et de loin, le premier au monde en volume de ventes de véhicules rechargeables, en plus que doublant les chiffres de Tesla (en additionnant, il est vrai, les véhicules 100 % électriques et les hybrides rechargeables, que Tesla ne propose pas), a déjà dépassé Ford pour devenir la troisième marque la plus vendue au monde. Devant, à deux pas, se trouve Volkswagen, et bien plus loin encore, Toyota domine le classement.
Sur le marché espagnol, BYD se porte également très bien : elle a démarré 2025 comme la marque leader des ventes de véhicules électriques, grâce aux bons résultats de la BYD Dolphin et de la BYD Atto 3, et avec la Seal U DM-i qui gagne des parts de marché : c’est déjà le deuxième modèle hybride rechargeable le plus vendu en Espagne auprès des particuliers. Mais pour 2025, le constructeur chinois prévoit d’importants « renforts ».
Le premier d’entre eux vient d’être mis en vente et nous l’avons déjà conduit : la BYD Atto 2, un SUV 100 % électrique de 4,3 mètres avec un moteur de 177 CV qui arrive initialement avec une batterie de 45,1 kWh permettant d’homologuer une autonomie allant jusqu’à 312 km, et à partir de 28 780 euros, sans compter les aides à l’achat du Plan MOVES. En premières impressions, je dirai qu’elle se positionne comme le SUV le plus abordable de BYD — environ 8 000 euros de moins que l’Atto 3 — et qu’elle devient, du moins pour l’instant, le SUV électrique le moins cher de sa catégorie. Elle se distingue aussi de ses rivales par la qualité de ses finitions, un équipement très complet et un habitacle spacieux.

Au passif, l’Atto 2 dans ses versions de lancement est celle qui parcourt le moins de kilomètres avec une seule charge, ce qui réduit son rayon d’action à un usage principalement urbain, même si, en termes de performances, de qualités dynamiques et d’habitabilité, ce serait une excellente option « voiture à tout faire ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que, dans quelques mois, arrive la version Comfort, avec une batterie de plus grande capacité et une autonomie annoncée d’environ 420 km, ce qui permettra à l’Atto 2 de rivaliser d’égal à égal avec ses principales concurrentes en autonomie également. La lutte avec la Kia EV 3 pour le leadership de la catégorie s’annonce…
Gamme et prix de la BYD Atto 2
Comme je le disais, l’Atto 2 n’est initialement commercialisée qu’avec un moteur de 177 CV et une batterie de 45,1 kWh. On peut choisir entre deux finitions, Active et Boost, toutes deux avec la mention Urban Edition pour le lancement sur notre marché. Une déclaration d’intention de BYD, qui veut positionner l’Atto 2 comme une voiture urbaine, du moins dans cette version à petite batterie. Voici les prix, avec les campagnes et remises de la marque, hors Plan MOVES :
- BYD Atto 2 Active Urban Edition : 28 780 euros
- BYD Atto 2 Boost Urban Edition : 30 280 euros
Comme c’est la norme sur tous les modèles de BYD, l’équipement est très complet dès la version d’accès, qui comprend des jantes en alliage de 17 pouces, un toit panoramique avec pare-soleil électrique, le réglage électrique des sièges, les feux de route automatiques, des capteurs de stationnement arrière, accès NFC par clé, carte ou téléphone portable, une sellerie en similicuir, la fonction V2L pour alimenter en électricité des appareils externes et un système multimédia avec écran tactile rotatif de 10,1 pouces.

Pour 1 500 euros de supplément, la finition Boost ajoute sièges avant et volant chauffants, un éclairage d’ambiance intérieur, des rétroviseurs rabattables électriquement, des capteurs de stationnement avant, une caméra panoramique, un support de charge sans fil pour téléphone (15 W), un système audio plus puissant à huit haut-parleurs et un écran multimédia plus grand, de 12,8 pouces. Sans aucun doute, ce sont 1 500 euros bien investis, le saut en vaut la peine.
Pour la future version Comfort avec 420 km d’autonomie, un prix sans remise de 37 500 euros est annoncé ; comparé au prix de la Boost sans remise, qui est de 31 990 euros, cela représente une hausse de 5 500 euros. En attendant de connaître les spécifications finales de cette version, qui sera également plus puissante, ce supplément inclut aussi des équipements supplémentaires par rapport à la finition Boost Urban Edition, comme un chargeur sans fil plus puissant pour smartphones — jusqu’à 50 W —, deux ports de recharge USB-C à l’arrière, un réglage lombaire pour le siège conducteur et des vitres teintées.

Toutes les versions disposent de série d’une pompe à chaleur, ainsi que d’une gamme très complète d’aides à la conduite et d’équipements de sécurité, parmi lesquels se distinguent l’alerte de collision avant, arrière et de trafic transversal arrière, le contrôle de descente de pente, la détection des véhicules dans l’angle mort, l’assistant de maintien dans la voie et de changement de voie, et le régulateur de vitesse adaptatif intelligent.
La BYD Atto 2 de l’intérieur
Une autre caractéristique que l’on retrouve sur les modèles de BYD, et qui se vérifie également dans l’Atto 2 dès qu’on accède à son habitacle, est que la voiture est très bien finie, avec des matériaux en grande partie moelleux qui transmettent une sensation de qualité et une finition très soignée. On ne dirait pas qu’on est face au SUV le plus accessible de la marque, ce qui en dit long. La planche de bord a des lignes très épurées, avec le grand écran du système multimédia comme protagoniste, autre trait distinctif de BYD. Des détails comme le sélecteur de vitesses ou le volant rappellent même les SUV haut de gamme de la marque, comme le Sealion 7. Le grand toit panoramique rend l’habitacle très lumineux lorsqu’on roule avec le pare-soleil électrique replié, et il y a de nombreux rangements pratiques pour les petits objets.

Derrière le volant, l’instrumentation est numérique sur toutes les versions, avec un écran de 8,8 pouces. La connectivité avec Android Auto et Apple CarPlay est sans fil, et les prises de recharge ne manquent pas : deux USB à l’avant (un USB-C de 60 W et un USB-A de 7,5 W) et deux autres pour les places arrière. Les sièges ont un design et des formes très sportifs, mais ils sont très confortables. Le volant se règle en hauteur et en profondeur, il n’est donc pas difficile de trouver une position de conduite confortable.
L’espace disponible est l’un des points forts de l’Atto 2, qui profite de l’architecture que BYD appelle « Cell to body », réservée jusqu’ici à la Seal et à la Sealion 7. Il s’agit essentiellement d’une construction où la batterie elle-même fait partie de la structure du véhicule, ce qui, outre la rigidité, permet de gagner de la place et que le plancher ne soit pas aussi haut que dans d’autres voitures électriques. L’espace aux places arrière est notable, tant pour les jambes que pour la tête.

Dommage qu’elle ne permette pas de faire coulisser la banquette arrière, ce qui offrirait plus de flexibilité pour utiliser un coffre qui, avec 400 litres, n’est pas mal du tout, mais inférieur à celui de ses concurrentes les plus directes. Le plancher du coffre peut être placé à deux hauteurs. Avec les sièges rabattus, la capacité totale atteint 1 340 litres, et en plaçant le plancher en position haute, on obtient une surface plane à niveau avec les dossiers rabattus.
Au volant de la BYD Atto 2
Avec 177 CV (130 kW) et 290 Nm de couple pour un poids total de 1 570 kg, l’Atto 2 se déplace avec beaucoup d’agilité et d’aisance, non seulement dans la circulation urbaine, mais aussi sur les routes à double sens et même sur autoroute. Elle accélère de 0 à 100 km/h en 7,9 secondes, et la vitesse maximale est limitée à 160 km/h. Au volant, on a l’impression d’une voiture qui, par ses performances, son confort et son toucher de conduite, a bien peu d’urbaine : elle se sent comme un véhicule plus grand et plus cher.
Mais, du moins avec la petite batterie, il faudra la considérer comme un véhicule pour le quotidien en ville et dans les environs, où l’autonomie s’étend jusqu’à 463 km. Ce n’est pas qu’on ne puisse pas voyager avec elle ; comme je le disais, en termes de performances et de confort, c’est tout à fait possible. Mais si l’Atto 2 ne convient pas aux longs trajets, c’est parce qu’il faudrait envisager de s’arrêter pour recharger tous les 200 km, pour ne pas se retrouver à sec. Elle accepte la charge en courant continu, mais se contente d’une puissance allant jusqu’à 65 kW, ce qui fait que les arrêts pour atteindre 80 % de charge tournent autour de 40 minutes. De série, le chargeur triphasé en courant alternatif permet une charge jusqu’à 11 kW, ce qui permet de passer de 0 à 100 % de capacité en environ 5 heures et demie.

Là encore, comme c’est la norme chez BYD, il y a quatre modes de conduite : Eco, Normal, Sport et Neige. Et ce qui manque, ce sont les palettes au volant pour contrôler le niveau de récupération d’énergie par freinage régénératif, qui ne peut être réglé qu’en un mode standard et un mode fort, sans qu’il soit facile de passer de l’un à l’autre en roulant. La suspension a un réglage souple privilégiant le confort, sans compromettre la stabilité dans les virages, où ce qui invite à ralentir est la direction, trop assistée. D’une manière générale, l’Atto 2 se montre très sûre et c’est une voiture facile et agréable à conduire, tant en ville qu’en dehors.
BYD Atto 2 – Galerie d’images
Fiche technique de cette voiture
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