Beetle Volkswagen Cabriolets Essais
Volkswagen Beetle Cabrio 2.0 TDI, essai et avis

L’été est terminé, mais nombreux sont ceux qui refusent de l’accepter. Un cabriolet est souvent un bon atout, n’est-ce pas ?
Dans notre rubrique essais de cette semaine, nous vous présentons l’un des cabriolets les plus séduisants et originaux du marché actuel, la VW Beetle Cabrio dans sa variante diesel 2.0 TDI de 110 CV.
Design extérieur
Le design de la génération actuelle de la Beetle est l’un des plus réussis du panorama actuel. Avec une forte tendance rétro, cette Beetle a un caractère bien mieux maîtrisé que celui de son prédécesseur qui, avouons-le, n’était pas la voiture la plus gracieuse. Trop ronde, trop « mollassonne ».

En revanche, cette Beetle actuelle présente des lignes plus attrayantes grâce à un restylage qui en fait désormais une véritable réplique moderne de la première Coccinelle, cette Beetle d’il y a 60 ans. La face avant a beaucoup de personnalité grâce à des phares ronds qui, comme dans notre cas, offrent une signature lumineuse très marquée grâce à un éclairage à technologie LED et xénon.
Le pare-chocs est mieux fini grâce à l’intégration des antibrouillards et des clignotants dans sa partie inférieure, encadrés par plusieurs lames chromées qui lui confèrent, là encore, une touche rétro. Cette unité était équipée de jantes en alliage optionnelles de 17″ « Type One Design » à finition chromée qui, sans aucun doute, « lui vont à merveille », ainsi que d’une couleur marron métallisé tout à fait appropriée.

Que la capote soit repliée ou dépliée, la Beetle Cabrio est toujours reconnaissable comme une Coccinelle, quel que soit l’angle sous lequel on la regarde. Des éléments tels que les feux arrière affleurants ou les quatre ailes élargies de grande taille contribuent aussi à renforcer la personnalité de la grande Coccinelle.
Design intérieur
Le design intérieur de la Beetle de la génération actuelle a complètement rompu avec la tendance de la première réédition de la Beetle. Ce tableau de bord bombé, rempli de lignes arrondies, a laissé place à une planche de bord bien plus formelle, très proche de celle de la Beetle originale.

Le regard se porte directement sur le tableau de bord, avec une moulure plastique peinte dans la couleur de la carrosserie. Cette tendance se retrouve également sur le volant, avec des branches peintes, ainsi que sur les panneaux latéraux des portes, dont la partie supérieure est elle aussi peinte. Les sièges sont simples, sans formes saillantes et, bien que confortables, ils ne maintiennent pas beaucoup le corps.
Le toucher des matériaux utilisés pour l’habitacle ne est pas à la hauteur du prix, car, si les ajustements entre les pièces sont bien réalisés, l’habitacle de la Beetle est entièrement construit en plastiques durs. Les seules concessions au « luxe » se trouvent sur le volant, le pommeau du levier de vitesses et la poignée du frein à main, tous recouverts de cuir.

La jante du volant -aplatie, comme le veut la tendance ces derniers temps- offre un bon toucher et ne gêne pas la visibilité du combiné d’instruments, composé de trois cadrans. On regrette l’absence d’indicateur de température du liquide de refroidissement, information que l’on peut toutefois consulter sur l’écran de l’ordinateur de bord.
La position du module de climatisation est un peu basse et, à certaines occasions, on heurte le levier de vitesses. À propos de la climatisation, bien que le toucher de ses commandes ne soit pas tout à fait agréable, son fonctionnement est très satisfaisant, adaptant automatiquement différents réglages selon que l’on roule capote fermée ou non.

Les rangements sont nombreux, tant dans la console centrale que sur la planche de bord, avec une boîte à gants supplémentaire pratique située face au passager. Les vide-poches des portes, en revanche, ne le sont pas vraiment, car ils sont délimités par une sorte de caoutchouc élastique qui ne parvient pas toujours à retenir les objets avec la force nécessaire, surtout s’ils sont petits ou étroits.
L’habitacle est homologué pour accueillir quatre occupants, les deux places avant ne rencontrant jamais de problème d’espace grâce à des cotes généreuses quelle que soit la taille. À l’arrière, les problèmes d’espace sont évidents, surtout en ce qui concerne l’espace pour les jambes et la largeur.
Le coffre de la Beetle Cabrio voit sa capacité réduite par rapport à la version fermée, offrant une capacité de 225 litres, extensible grâce à la possibilité de rabattre les deux dossiers des places arrière au moyen de deux poignées situées sur les parois du coffre. Notre version offrait quelques litres de moins en raison de la présence d’un caisson de basses signé Fender, qui fait partie de l’équipement audio optionnel de notre unité et qui, soit dit en passant, sonne merveilleusement bien. L’ouverture de chargement est plus incommode en raison d’une taille sensiblement réduite.

La capote de la Beetle est en toile souple, de bonne qualité. Son isolation est bonne en toutes circonstances, elle est étanche et on ne note pas de bruits aérodynamiques notables. Elle ne réduit pas la capacité du coffre puisque, une fois repliée, elle se range simplement derrière les sièges arrière. À commande électrique, elle met environ 15 secondes pour s’ouvrir ou se fermer, et peut être repliée et dépliée en roulant jusqu’à 50 km/h.

Il est temps de prendre le volant de ce cabriolet allemand. Notre unité est équipée d’un moteur diesel 2.0 TDI à quatre cylindres en ligne monté en position transversale. Il développe 110 CV et 250 Nm, et est associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Ce moteur remplace, à partir des modèles MY2016 (comme celui que vous voyez sur les photos), l’ancien 1.6 TDI de 105 CV. Il surpasse en tout son prédécesseur : c’est un moteur plus plein, moins bruyant et encore plus raffiné, un vrai compliment si l’on considère que l’ancien 1.6 TDI se distinguait déjà sur ce point.

Il offre des performances qui, sans être brillantes (11,7 secondes de 0 à 100 km/h et 180 km/h de vitesse de pointe), sont suffisantes pour se déplacer normalement. La Beetle est, de fait, une voiture lourde –1,5 tonne de « métal allemand »-, caractéristique qui n’aide pas à rivaliser avec le chronomètre.
La transmission est l’une des classiques de VW. Il s’agit d’une boîte manuelle à 5 rapports, bien étagés, qui permettent d’exploiter facilement le potentiel du groupe motopropulseur. Avec des rapports plutôt longs, le moteur est à l’aise sur autoroute aux vitesses légales, bien qu’en ville on ait parfois la sensation d’être « en terre de personne », car un rapport est trop court alors que le suivant est trop long.

Quoi qu’il en soit, la dynamique de la Beetle n’est pas particulièrement brillante. L’actuelle Beetle utilise la plateforme de la Golf VI -elle-même dérivée de celle de la Golf V-, elle n’utilise donc pas la base modulaire MQB des compactes actuelles du groupe allemand. À l’avant, on trouve un schéma McPherson, tandis qu’à l’arrière se trouve un système multibras. L’amortissement est assez souple, nécessaire pour ne pas transmettre trop fortement les irrégularités à un châssis moins rigide que celui d’un modèle à toit fermé, ce qui, associé à un profil généreux des pneumatiques (215/55 R17), provoque parfois un léger « balancement » lorsqu’on accélère un peu le rythme. Il est clair que cette Beetle n’est pas faite pour courir. Le système de freinage (disques ventilés à l’avant et disques pleins à l’arrière) remplit sa fonction, sans plus.
La direction assistée électrohydraulique est souple lors des manœuvres ou à basse vitesse. Son assistance varie selon la vitesse du véhicule et, bien qu’agréable au toucher en toutes circonstances, elle n’est pas très communicative, caractéristique également attribuable aux grands pneumatiques mentionnés plus haut. La boîte de vitesses offre des passages doux et précis, avec un toucher typiquement VW.

Les consommations homologuées de la Beetle Cabrio avec ce moteur indiquent 4,9 litres en cycle urbain, 3,9 litres en extra-urbain et 4,3 litres aux 100 km en cycle mixte. Comme chacun le sait, ces chiffres ne sont pas réels et sont pratiquement impossibles à reproduire. Néanmoins, la Beetle nous a récompensés avec une consommation moyenne de 5,7 litres/100 km sur les 1 000 km d’essai, soit une autonomie proche de 1 000 km grâce à son réservoir de 55 litres. Elle est bien sûr équipée du système Start&Stop, qui fonctionne bien. Il est rapide au démarrage et encore plus rapide à l’arrêt, une opération que le système effectue même à basse vitesse, puisqu’à partir de 5 km/h, si les conditions le permettent, le Start&Stop coupe le moteur.

La Beetle Cabrio est commercialisée sur notre marché en trois finitions différentes, Beetlemania, Design et Sport. Par ailleurs, deux éditions spéciales sont actuellement disponibles, appelées Karmann et 70’s. Notre unité est équipée de la finition intermédiaire (Design) avec quelques options supplémentaires.
L’équipement de série de la version Design comprend, outre l’équipement de base de tout véhicule neuf aujourd’hui, la climatisation bizone Climatronic, les capteurs de stationnement ParkPilot, les jantes en alliage de 17″, les capteurs de luminosité et de pluie, l’ordinateur de bord premium et le régulateur de vitesse Tempomat.
En outre, en option, ont été montées les jantes en alliage de 17″ « Type One Design » (215 €), les phares bixénon avec feux de jour LED et réglage manuel de la hauteur (755 €), le pack Music&Sound Fender avec prise iPod et éclairage d’ambiance intérieur (655 €), le système de navigation Discovery Media (615 €), les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement (120 €), l’inscription spécifique sur le hayon (50 €), le détecteur d’angle mort Side Assist (350 €) et la peinture métallisée (495 €).

Avec un prix de base dans cette version de 29 200 €, notre unité atteint 32 455 € TTC, hors remises. C’est un montant assez élevé pour ce qui reste un compact cabriolet avec un moteur diesel de 110 CV. La gamme Beetle Cabrio démarre à 25 540 € pour la 1.2 TSI 105 CV Beetlemania, pour atteindre au maximum 36 750 € avec la version 2.0 TSI 220 CV DSG 6v R-Line.
Deux moteurs diesel 2.0 TDI sont disponibles en deux niveaux de puissance, 110 CV et 150 CV, ainsi que trois moteurs essence : le moteur d’accès (1.2 TSI 105 CV), le moteur intermédiaire (1.4 TSI 150 CV) et la variante la plus puissante, un 2.0 TSI de 220 CV, le même moteur que celui qui équipe des modèles comme l’actuelle Golf GTI. Outre les boîtes manuelles à 5 et 6 rapports, une boîte DSG à 6 rapports est disponible pour le diesel de 150 CV et l’essence de 220 CV, ainsi qu’une autre DSG, cette fois à 7 rapports, pour la 1.4 TSI de 150 CV.
En conclusion, il convient de souligner positivement la belle image conseillée, la faible consommation du moteur, les possibilités de personnalisation et l’équipement de série. Parmi les aspects négatifs, on relèvera la faible réactivité du moteur en dessous de 1 500 tours/min, les matériaux utilisés pour l’habitacle et le prix final, qui peut vite grimper dès que l’on se laisse emporter par l’enthousiasme.

Photographie | Daniel Valdivielso
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