Captur Renault Voitures hybrides Essais SUV
Nous avons essayé le Renault Captur Hybride, un SUV très intéressant
À la variante hybride rechargeable du Captur s’ajoute une version hybride non rechargeable, moins chère, dotée de la vignette ECO et d’un équipement similaire, très adaptée à la plupart des acheteurs.

Depuis son arrivée sur le marché, en avril 2013, où il était pratiquement seul dans sa catégorie, plus de vingt concurrents sont apparus à ce jour. Le succès de ce type de véhicules a été tel que la moitié des ventes réalisées actuellement en Espagne concernent le segment B-SUV. Il n’est donc pas étonnant que plus de 131 000 unités aient été vendues depuis son lancement et qu’il occupe la première place du classement des ventes, avec plus de 1 600 unités d’avance sur le deuxième. Fabriqué en Espagne, 92 % de sa production est exportée vers 52 marchés différents à travers le monde.
Le succès du modèle l’accompagne depuis ses débuts : la première raison d’achat en Espagne est le design, bien au-dessus du prix ou de l’habitabilité. On a également souligné la primeur du toit bitonalité dans ce segment, ainsi que la possibilité de déplacer les sièges arrière de 16 cm, ce qui permet de moduler à volonté l’espace pour les jambes des occupants de la deuxième rangée, ou encore la capacité du coffre, comprise entre 340 et 422 litres, soit 44 litres de plus que le Captur hybride rechargeable.

Les autres éléments de l’habitacle ne changent pas par rapport aux variantes hybrides rechargeables, à finition équivalente. Même Renault intègre actuellement les mêmes dispositifs dans tous les nouveaux modèles : tableau de bord, commandes, interrupteurs, écrans multifonctions, levier de sélection de vitesses, climatisation, volant, etc. Là aussi, on peut choisir entre différents modes de conduite, EV, My Sense ou Sport, et le véhicule dispose d’un système de récupération d’énergie « Brake », qui permet une recharge plus importante en décélération, tant que la batterie n’est pas complètement pleine.
Aux versions essence 1.0 de 90 CV, 1.0 TCe de 100 CV au GPL et à l’hybride rechargeable E-Tech de 160 CV avec batterie de 9,8 kWh, cette deuxième génération du modèle ajoute une variante hybride non rechargeable avec batterie de 1,2 kWh. Ses principaux atouts résident dans des chiffres de consommation exceptionnellement bas en conduite urbaine et dans un prix inférieur d’environ 5 000 euros à celui de la variante rechargeable, ce qui équilibre les comptes en termes de rentabilité pour l’amortissement. De plus, il homologue des émissions de CO2 de 113 g/km, ce qui lui vaut la vignette ECO de la DGT et l’exonération de la taxe d’immatriculation.
Trois niveaux de finition
La nouvelle variante, disponible en trois niveaux de finition, débute à 24 850 euros en finition Intens ; 26 850 euros pour la Zen et 28 850 euros pour la RS Line, qui comprend un équipement très complet et un aspect plus sportif, avec des éléments décoratifs spécifiques et des jantes en alliage de 18 pouces.

Renault a lancé une initiative intéressante pour faciliter l’accès grâce au crédit Preference, qui offre la possibilité d’opter pour un Captur E TECH Hybride Intens moyennant un premier versement de 5 355,65 euros, le paiement de 48 mensualités de 129 euros et, au bout de 4 ans, le choix entre payer le solde final de 13 887,26 euros et garder le véhicule, le restituer, ou le refinancer et en prendre un neuf.
Le système Preference a progressé de plus de 70 % au cours de la dernière année, et près de 50 % des clients du Captur, à ce jour, souscrivent à cette formule de financement. Résultat : 40 % des clients Preference décident finalement de renouveler leur véhicule à l’échéance.
Mécanique efficiente
L’ensemble mécanique qui équipe le Captur Hybride n’est pas totalement nouveau, puisque nous l’avons déjà conduit d’abord dans la Clio E-Tech puis dans l’Arkana. Il intègre un moteur essence atmosphérique de 1,6 litre — à quatre cylindres et 94 CV — auquel s’ajoutent deux moteurs électriques : le principal, de 35 kW, et un moteur secondaire, qui intervient au démarrage et sert aussi de générateur haute tension. Il est associé à une boîte de vitesses automatique multimode, capable de proposer jusqu’à 15 rapports.

Il peut assurer la propulsion au démarrage en mode entièrement électrique jusqu’à une vitesse maximale de 50 km/h, ce qui le rend particulièrement intéressant en usage urbain : l’ensemble recharge facilement la batterie lors des freinages et des décélérations, puis utilise cette énergie pour faire avancer la voiture de façon très efficiente. La capacité de la batterie n’est pas conçue pour offrir une grande autonomie : au mieux, elle permet de parcourir cinq kilomètres maximum sans recourir au moteur thermique.
Lors de la brève prise en main, principalement en ville, nous avons pu apprécier les qualités d’efficience de l’ensemble — en conduisant avec une extrême prudence — en atteignant des consommations inférieures à 4 l/100 km. Il est vrai qu’avec la Clio hybride, roulant à allure soutenue sur autoroute et route de montagne, les consommations grimpaient aux alentours de 6,5 l/100 km : des chiffres non scandaleux, mais bien éloignés de ceux que l’on peut obtenir en ville.
Fiche technique de cette voiture
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