Nouvelle Renault Clio : premier essai de la Clio 2019
Si vous cherchez une citadine, ne perdez pas de vue la nouvelle Renault Clio. Le premier essai nous a totalement convaincus, prouvant qu’elle tient toutes ses promesses.
La nouvelle Renault Clio sera mise en vente en juillet, moment où seront connus les équipements définitifs et la gamme pour l’Espagne ; les premières livraisons aux clients commenceront en septembre. En attendant, nous l’avons déjà essayée lors de la présentation internationale à Lisbonne, et nous pouvons vous confirmer que la nouvelle Clio tient toutes ses promesses.
Les prix de la nouvelle Renault Clio commencent à 15 600 euros pour le TCe 100 avec finition Intens, 17 300 euros pour le dCi de 85 CV avec la même finition, et 19 700 euros pour le TCe 130 CV EDC avec finition ZEN.
Il vaut mieux qu’il en soit ainsi, car la bataille dans cette catégorie s’annonce épique, avec une Seat Ibiza en tête des ventes, et l’arrivée des nouvelles Peugeot 208 et Opel Corsa qui relèvent la barre. La lutte sera très serrée, même si les 208 et Corsa partent avec des versions entièrement électriques, tandis que la Clio misera sur un hybride.
Le design de la nouvelle Renault Clio : évolution extérieure
Chez Renault, en parlant de l’extérieur de la nouvelle Clio de cinquième génération, on nous dit que, dans certains marchés comme l’Espagne, la première raison d’achat de la citadine Renault de la génération précédente a été le design, devant le prix.
Sans aucun doute, si cette équation se répète dans d’autres pays, cela peut suffire amplement à faire paraître le design extérieur de la nouvelle Renault Clio comme une simple continuité. En la plaçant à côté de la Clio de quatrième génération, l’évolution se voit beaucoup plus clairement. Mais entre une face avant presque copiée sur celle de la Mégane et un arrière qui rappelle un peu l’ancienne Clio et un peu le Renault Kadjar, il est d’abord difficile de percevoir qu’on a affaire à une voiture entièrement nouvelle.
Vous pouvez la voir en vidéo ici.
https://youtu.be/o79fxbKvDls
Il faut savoir que la Clio est précisément cela, une voiture totalement nouvelle. Elle inaugure une nouvelle plateforme modulaire, baptisée CMF-B, préparée pour la connectivité, la conduite autonome et l’électrification. D’ailleurs, en 2020 nous verrons arriver la version hybride déjà annoncée et intéressante, la Renault Clio E-TECH, qui fera beaucoup parler d’elle avec son système de propulsion entièrement nouveau combinant un moteur essence de 1,6 litre et 2 moteurs électriques.
Elle promet des économies de carburant allant jusqu’à 40 % en ville par rapport à un moteur thermique, grâce à sa capacité à parcourir jusqu’à 5 km en mode électrique. Et sans prise !

Attention au chiffre : 85 % des pièces de cette plateforme sont nouvelles par rapport à la Clio de quatrième génération. Elle améliore la rigidité, permet d’économiser jusqu’à 50 kg de poids, rend également possible un dessin de carrosserie optimisant l’aérodynamique… De par sa configuration modulaire, on la verra dans de nombreux futurs modèles de Renault et de Nissan.
Quant à la taille, la Renault rompt avec la tendance à laquelle nous sommes habitués, celle de voitures toujours plus grandes que leurs devancières. La nouvelle Clio mesure 4,05 mètres de long, soit 12 mm de moins que le modèle précédent. Elle est en revanche presque 7 cm plus large et presque 1 cm plus basse.

Des quatre générations précédentes de la Clio, lancée sur le marché en 1990, plus de 15 millions d’unités ont été commercialisées.
Parmi les 11 coloris de carrosserie disponibles, on trouve de nouvelles teintes comme l’Orange Valencia que vous pouvez voir sur les photos du véhicule que nous avons essayé, ainsi qu’un marron et un bleu très élégants. À souligner, le choix des feux complets à technologie LED. Nous n’avons pas pu les essayer de nuit, mais Renault annonce une portée de 70 mètres supérieure à celle des halogènes conventionnels.
Le gabarit extérieur contenu n’a pas empêché la Clio de gagner en espace intérieur. Si l’on regarde à l’intérieur, on peut presque parler de révolution plutôt que d’évolution.
L’intérieur de la nouvelle Clio : révolution
Lorsque nous avons vu les premières images de l’intérieur de la nouvelle Renault Clio, nous nous sommes fait une première idée du changement radical auquel Renault a consenti pour sa nouvelle citadine. Il nous restait à prendre le volant et vérifier si elle est aussi spacieuse que le dit la marque, si la qualité et l’ergonomie seront réellement l’une des signatures du modèle. Et surtout, ressentir l’expérience de conduite de la nouvelle tablette multimédia de 9,3 pouces, de type tablette, clairement inspirée de celle de l’Renault Espace.

Et la première chose que l’on peut dire, c’est que la sensation de qualité perçue est magnifique. Du moins dans les deux versions que nous avons eu l’occasion de conduire, aux finitions les plus hautes de la gamme. Renault s’est efforcée d’offrir la plus grande surface possible en matériaux rembourrés, ce qui se ressent dans toutes les zones habituellement à portée de main.
Le travail a également porté sur les sièges, avec une assise 15 mm plus longue et des dossiers plus fins pour libérer davantage d’espace pour les jambes aux places arrière. Ils se sont révélés particulièrement confortables, avec une mention spéciale pour le maintien offert par les sièges sport de la nouvelle finition R.S. Line, qui remplace les finitions GT-Line que Renault propose sur certains modèles, et apporte une personnalisation exclusive à la touche très sportive.

Le dessin du tableau de bord n’a rien qui rappelle l’ancienne Clio. On l’appelle « Smart cockpit », et il a été entièrement repensé. Il est davantage centré sur le conducteur, libère plus d’espace, et dégage une atmosphère bien plus moderne. Et la tablette multimédia de 9,3 pouces. Dans une position verticale inhabituelle (ce qui n’est pas le cas chez Renault), elle se voit et se manipule très bien. Pour l’instant, c’est l’écran le plus grand de la catégorie ; il faudra voir combien de temps durera ce record.
On apprécie que Renault ait choisi de continuer à proposer des commandes conventionnelles pour les systèmes principaux, avec un clavier de type « piano » sous l’écran, et une zone inférieure pour la gestion de tout ce qui concerne la climatisation. Ce que nous n’avons pas pu voir, c’est à quoi ressemblent les versions avec l’écran inférieur, qui se limite à « seulement » 7 pouces.
Derrière le volant multifonction, également de nouveau design et beaucoup plus compact pour accueillir davantage de commandes (sauf celles du système audio, qui restent sur un satellite séparé), la Clio présente trois types d’instrumentation. Les versions de base, que nous n’avons pas pu voir, sont équipées de compteurs analogiques avec un écran central d’information de 4 pouces. Les unités que nous avons essayées disposent de la nouvelle instrumentation numérique, proposée en deux variantes, de 7 ou de 10 pouces.

Cette dernière arrivera plus tard, mais nous la préférons, au vu de l’encombrement de l’information dans la version de 7 pouces, qui conserve sur les côtés deux jauges de température d’eau et de niveau de carburant qui, à elles deux, occupent presque autant de place que l’écran principal. Dans la version de 10 pouces, outre la possibilité de configurer les modes d’affichage, il sera possible d’intégrer la navigation.
Tout cela est une nouveauté pour Renault, même si ce n’est pas le cas dans la catégorie, où le premier à avoir démocratisé l’instrumentation numérique dans une citadine fut la Volkswagen Polo. Dans cette vidéo, vous pouvez voir ce que nous n’avons pas vu, n’étant pas disponible pour la prise en main : toutes les possibilités de la nouvelle instrumentation de 10 pouces.
https://youtu.be/-4wkAB6aNMU
Enfin, Renault proposera différents packs de personnalisation, avec jusqu’à huit ambiances intérieures selon la couleur de la console centrale, des panneaux de portière ou de la ligne des sorties d’aération qui traverse le tableau de bord. De plus, Multi-Sense permettra de choisir parmi huit tons pour l’éclairage d’ambiance.
Multi-Sense arrive sur la Clio pour la première fois, en provenance des Renault des segments supérieurs. Il permet de choisir entre le mode ECO, Sport et MySense, pour personnaliser l’expérience de conduite. Et il ne se contente pas de l’éclairage d’ambiance. Il modifie également la configuration de l’écran de l’instrumentation numérique, la fermeté de la direction et la réponse à la pédale d’accélérateur.
Ce dernier point se perçoit à peine entre les modes Eco et Sport, en comparaison avec d’autres modèles de la marque. C’est un aspect sur lequel Renault travaille déjà pour ajuster les réglages avec une différenciation plus marquée. Les ingénieurs de la marque nous confient qu’il est de plus en plus difficile de le faire, en raison des limitations imposées par les normes antipollution dès que l’on veut un peu « jouer » avec l’électronique.
Capacité du coffre de la nouvelle Clio
Renault annonce une capacité de coffre de 391 litres, selon une norme de mesure qui, pour l’actuelle Clio, est de 330 litres. Quoi qu’il en soit, c’est un bon coffre comparé à la moyenne de la catégorie. Parmi les nouvelles citadines à venir, la nouvelle Peugeot 208 la dépasse de très peu avec le même système de mesure.
Les formes sont très régulières et bien exploitables, et lorsque l’on monte le magnifique système audio Bose, le caisson de basses se place sur un côté, sans interférer avec le volume total ni lors de la disposition des bagages. Cela dit, pour charger les bagages, il faudra mobiliser un peu plus de force : le seuil de chargement est désormais plus élevé, le bouton d’ouverture du hayon étant situé sur le pare-chocs, juste au-dessus de la plaque d’immatriculation.

Renault explique avoir opté pour ce dessin parce que, dans de nombreux marchés, cette configuration présente des avantages importants pour l’utilisateur sur le prix de la police d’assurance, en réduisant le coût des réparations éventuelles suite à des collisions par l’arrière.
L’explication est logique : avec le dessin de l’arrière de la nouvelle Clio, dans bon nombre de ces collisions il suffirait de réparer le pare-chocs, qui coûte bien moins cher que de réparer aussi le hayon du coffre. Pour faciliter les choses, la Clio est équipée d’un plateau robuste qui permet de configurer un double fond dans le coffre, en plaçant le plateau, si on le souhaite, à ras du seuil de chargement.
Quant à l’habitacle, quelques millimètres sont gagnés sur toutes les cotes, notamment en largeur, pour rester dans la moyenne de la catégorie.
Les moteurs de la nouvelle Renault Clio : surprise à l’essence !
Et nous voici à la partie mécanique. Cinq options sont proposées pour la nouvelle Clio, jusqu’à l’arrivée de l’hybride en 2020, ainsi que l’intéressante version GPL, qui arrivera quelques mois après le début de la commercialisation.
La gamme débute avec le moteur SCe atmosphérique de 3 cylindres, 75 CV et 95 Nm de couple, destiné principalement aux flottes, c’est pourquoi il est associé aux deux finitions inférieures parmi les quatre qui seront proposées en Espagne, Life et Intens.

Vient ensuite le nouveau 1.0 TCe, également à trois cylindres mais déjà doté d’un turbocompresseur, 100 CV de puissance et 160 Nm de couple. Un moteur moderne – bien qu’encore à injection indirecte – qui intègre des technologies comme la soupape de décharge à commande électrique et la distribution variable, et qui gagne 10 CV et 20 Nm de couple par rapport au TCe de 90 CV qu’il remplace. Il est initialement proposé avec une boîte de vitesses automatique à 5 rapports, et pourra plus tard être associé à une boîte automatique X-TRONIC. Ici, hormis la finition Life, on peut choisir parmi les autres : Intens, Zen et R.S. Line.
L’offre essence est complétée par le 1.3 TCe déjà utilisé sur les Captur, Mégane, Scénic et Kadjar, qui sur la Clio est configuré à 130 CV de puissance et 240 Nm de couple maximal, et associé à la boîte à double embrayage EDC à 7 rapports.

Renault continue de miser sur les moteurs diesel pour la nouvelle Clio, et propose deux versions du 1.5 Blue dCi, de 85 et de 115 CV, toutes deux avec boîte manuelle à six vitesses. Elles intègrent désormais un système de traitement des gaz d’échappement SCR, et utilisent l’additif AdBlue. À noter que la distribution sur les diesel est assurée par une courroie, contrairement à la chaîne qu’utilisent les moteurs essence. Ici, vous pouvez voir les avantages de la chaîne par rapport à la courroie de distribution.
Parmi tous les moteurs, seuls le 1.0 TCe et le 1.3 TCe étaient disponibles pour la prise en main, ce dernier associé à la finition sportive R.S. Line. La surprise a été de taille : bien que la différence de puissance et de performances soit évidente, dans l’ensemble, la Clio avec le « petit » moteur 1.0 de 100 CV surprend bien davantage que son frère 4 cylindres de 130 CV.
Il faudra voir l’écart de prix final entre les deux pour prendre une éventuelle décision d’achat. Mais à moins que tu ne recherches des sensations plus proches de ce que l’on pourrait attendre d’une finition aussi « musclée » que la R.S. Line – et le TCe de 130 CV les offre –, ce 1.0 de 100 CV en fait beaucoup avec peu.

Très agréable à conduire grâce à sa douceur et à la poussée qu’il délivre dès les bas régimes, il répond aux attentes de tout utilisateur qui a besoin d’une voiture facile à manier et dont la consommation reste contenue en ville, mais qui peut aussi effectuer de longs trajets, même avec le véhicule chargé. Dans ce dernier cas, il suffit de solliciter davantage la boîte, qui offre un guidage et une précision supérieurs à ceux de l’ancienne Clio.
Ses chiffres provisoires indiquent une vitesse de pointe de 187 km/h, une accélération de 0 à 100 km/h en 11,8 secondes, et une consommation moyenne (encore en NEDC) de 4,4 l/100 km. À titre de comparaison, le 1.3 TCe atteint 200 km/h, accélère de 0 à 100 km/h en 9 secondes, et sa consommation moyenne est de 5,1 l/100 km. Pendant l’essai, nous avons relevé une consommation à l’ordinateur de bord comprise entre 6,5 et 7 l/100 km avec le 1.0, selon le parcours (conduite « légère » incluse, sur routes sinueuses et autoroute), contre 7,5-8 l/100 km pour le 1.3 TCe dans les mêmes conditions.

À souligner, outre les bonnes performances des moteurs, la solide impression de robustesse que transmet la nouvelle Clio à la conduite. Elle offre un aplomb et une assise de grosse voiture lorsqu’on roule sur autoroute, tout en conservant un grand confort de marche, alors que la suspension n’est pas du tout souple.
Il existe deux réglages de châssis, que Renault associe à la puissance et au poids, et non aux finitions. Ainsi, une Clio 1.3 TCe a les mêmes réglages qu’elle soit Intens ou R.S. Line, tandis qu’une Clio 1.0 TCe dispose de ressorts et d’amortisseurs différemment calibrés pour compenser son poids plus faible, en cherchant toujours à obtenir des sensations et un toucher de volant aussi proches que possible, quel que soit le moteur. Une prise en main qui, sans aucun doute, convainc.
Aides à la conduite
Outre tous les systèmes déjà fréquents sur les citadines les plus modernes de la catégorie, Renault continue de progresser en ajoutant des aides à la conduite qui n’étaient jusqu’ici pas disponibles sur la Clio.
Parmi elles, se distingue la caméra 360 degrés, qui offre une vue en plongée grâce à quatre caméras vidéo installées sur le véhicule. Nous l’avons testée : elle fonctionne très bien, avec des images nettes qui constituent une aide précieuse au stationnement.
Le système de freinage d’urgence actif, capable de détecter piétons et cyclistes, basé sur une caméra vidéo et un radar, est également une nouveauté. L’offre d’assistants et d’aides à la conduite est complétée par le régulateur de vitesse adaptatif avec fonction « stop-go », les feux de route, la reconnaissance des panneaux de signalisation, l’alerte de franchissement involontaire de ligne ou encore l’assistant de maintien de trajectoire, entre autres.

Mais la « vedette » des nouvelles aides à la conduite de la Clio, qui n’est pas encore si facile à trouver parmi les citadines, est le système d’aide à la conduite dans les embouteillages appelé « Highway & Traffic Jam Companion », que nous avons également pu essayer.
Rien de nouveau par rapport à d’autres systèmes de ce type : il décharge le conducteur en contrôlant la vitesse et en maintenant la voiture centrée sur la voie, permettant l’arrêt complet puis le redémarrage automatique en trois secondes sans intervention du conducteur, ce qui le rend idéal pour les situations de trafic dense.
Il sera proposé à partir de 2020 (le prix n’est pas encore connu), uniquement sur la Clio TCe avec moteur de 130 CV et boîte EDC. Vous pouvez voir son fonctionnement dans cette vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=R3LtGmcgBK4
En matière de connectivité, les versions du nouveau système multimédia Renault EASY LINK, avec écran de 7 ou de 9,3 pouces, sont compatibles avec Android Auto et Apple CarPlay.
Il est à noter que, grâce au module de connectivité embarqué, les cartes et le logiciel du système sont mis à jour automatiquement en ligne, dans le cadre des services Renault EASY CONNECT, proposés gratuitement pendant les trois premières années. Parmi les autres fonctionnalités figurent la navigation TomTom et les alertes radars et points dangereux de Coyote.
Par ailleurs, l’application MyRenault propose également des fonctions telles que la commande à distance du verrouillage centralisé, la préparation de l’itinéraire de navigation et sa poursuite depuis le téléphone une fois sorti du véhicule, ou le suivi de l’historique d’entretien du véhicule.
Galerie d’images de la Renault Clio 1.0 TCe Intens
Fiche technique de cette voiture
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