Avez-vous subi un accident ou une panne ? La DGT connaîtra le lieu exact
Les véhicules de secours et les dépanneuses devront informer la Direction générale du Trafic de la position et de l’état du véhicule assisté.

Le mois prochain de juillet, la Direction générale du Trafic mettra en œuvre une nouvelle réglementation qui permettra de connaître l’emplacement exact où un conducteur est resté immobilisé ou a subi un accident de la route. Les véhicules d’assistance routière, tels que les dépanneuses ou les véhicules d’assistance, auront l’obligation d’informer la DGT, en temps réel, de la situation précise et de l’état du véhicule assisté.
Ainsi, les conducteurs des véhicules d’assistance et des dépanneuses devront géolocaliser la position du véhicule qu’ils assistent et communiquer le nom de la voie ainsi que le point kilométrique. Les données parviendront immédiatement au centre de données du Trafic. En connaissant la position et l’état du véhicule, la Direction générale du Trafic pourra intervenir plus rapidement en envoyant des agents sur place, en signalant le tronçon concerné par l’accident ou la panne, voire en facilitant la circulation des autres véhicules.

La DGT veut que les routes soient plus sûres
De plus, les véhicules d’assistance auront la priorité de passage lorsqu’ils seront engagés dans une intervention d’assistance et auront communiqué leur situation à la Direction générale du Trafic. Selon la DGT, « l’objectif de la nouvelle réglementation des services d’assistance routière est de garantir l’élimination des obstacles sur la chaussée dans le délai le plus court possible et de la manière la plus sûre ».
La communication entre les véhicules d’assistance s’effectuera par le biais de la plateforme dénommée DGT 3.0. Cette application vise à « unir » les usagers de la route afin de les tenir informés de tout ce qui se passe sur les routes. Cette application commence tout juste à fonctionner, mais elle atteindra sa pleine opérationnalité en 2025. Grâce à elle, les véhicules d’assistance pourront communiquer, en temps réel, l’emplacement du véhicule assisté. Au fur et à mesure du déploiement de cette plateforme, les conducteurs pourront connaître les travaux sur la chaussée, les éventuelles déviations, etc.

La géolocalisation tant attendue sera également rendue possible grâce à l’utilisation des nouveaux feux de détresse V-16. Ils seront obligatoires à partir de 2016 et devront être connectés. Ces dispositifs devront être fixés par aimant sur la partie supérieure du véhicule.
Néanmoins, il convient de souligner que depuis le 31 mars 2018, tous les véhicules neufs doivent être équipés du système d’appel d’urgence eCall. Ce système est capable d’alerter automatiquement le 112. En cas d’accident, l’assistant pourra fournir des informations sur le véhicule, notamment le type de véhicule, l’heure de l’accident, le nombre de passagers, la localisation et même le carburant utilisé. Selon la DGT elle-même, « l’un des principaux objectifs du système eCall est de réduire de 50 % le temps de réponse des services d’urgence en zones rurales et de 40 % en zones urbaines ». Ce système fonctionne également en appuyant sur le bouton SOS.
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