Essai de la Fiat 500 Lounge 0.9 TwinAir, le roi de la ville

Daniel Valdivielso    @valdi92    28 April 2016     10 min.
Essai de la Fiat 500 Lounge 0.9 TwinAir, le roi de la ville

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Cette semaine, dans la rubrique essais de Highmotor, nous accueillons l’un des modèles les plus populaires et appréciés de nos rues.

Il s’agit de la Fiat 500, la petite citadine italienne qui, grâce à son design et à son caractère, a su conquérir le public. Nous l’avons testée avec son moteur le plus exotique, un 0.9 TwinAir de 105 CV.

La renaissance de la Fiat 500 a vu le jour en 2007, après que son design a été dévoilé en 2004 avec le prototype Trepiuno. Face au grand succès rencontré par le Trepiuno, la marque italienne a dû produire un modèle similaire, ce qui a donné naissance à la 500 que nous connaissons aujourd’hui. Son lancement a eu lieu le 4 juillet, exactement 50 ans après celui du modèle original.

Son accueil a été brillant dès le premier instant. La 500 a représenté une véritable bouée de sauvetage pour Fiat, qui a trouvé dans la petite citadine un filon presque inépuisable, générant des ventes et encore des ventes. Pour preuve, la production prévue pour la première année de commercialisation du modèle (58 000 unités) s’est écoulée en trois semaines.

Jusqu’en 2014, la 500 s’est vendue sans aucune modification, année au cours de laquelle a été lancé le restylage du modèle, qui a amélioré son image en la rafraîchissant et en apportant des détails plus attrayants.

Design extérieur

Le design extérieur de la Fiat 500 conserve les traits fondamentaux du modèle lancé en 2007, qui avait lui-même repris à la perfection les lignes du modèle des années 50. La 500 offre désormais une image plus moderne grâce au rééquipement introduit, qui a modifié des éléments comme la face avant ou les blocs optiques, les rendant plus attrayants. Les dimensions ne changent pas : 3,55 mètres de long, 1,63 m de large et 1,49 m de haut.

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Le design n’est mis à jour que juste ce qu’il faut pour rafraîchir son image tout en préservant son essence

C’est la face avant qui change le plus. Le pare-chocs intègre désormais des moulures chromées différentes, auxquelles s’ajoute une calandre inférieure avec finition 3D et des points chromés. Les phares principaux conservent leur taille, mais dans le cas d’un éclairage halogène, ils montent un projecteur elliptique à la place de l’ancienne parabole. Les phares xénon ne sont pas modifiés.

Le petit phare inférieur assure les fonctions de feux de jour et de feux de route. L’éclairage diurne a modifié son aspect, puisque le contour du phare est désormais illuminé par la technologie LED. Les jantes en alliage présentent désormais des designs renouvelés et des tailles allant de 14″ pour les enjoliveurs des versions de base jusqu’à 16″ pour certaines variantes, comme celles visibles sur les photographies.

À l’arrière, les modifications se concentrent sur les blocs optiques. Au centre, ils présentent une petite plaque de la même couleur que la carrosserie, redistribuant les indicateurs lumineux sur tout le pourtour. Les feux de recul et antibrouillard sont désormais situés sur la baguette chromée inférieure du pare-chocs.

Design intérieur

FIAT_500_2L’habitacle est coloré et amusant

Il est temps d’ouvrir les portes de la petite Italienne. L’ambiance qui s’en dégage reste sympathique, pratique et très attrayante à la vue. Il est impressionnant de constater que les designers ont su, à l’époque, créer un habitacle qui accuse si peu le passage du temps.

Les lignes de base restent les mêmes que sur la 500 de 2007. Cependant, les changements sont bien là, et il suffit d’y regarder de plus près pour s’en rendre compte. Dès que l’on s’assied au poste de conduite, on découvre la première nouveauté, le volant, qui présente un nouveau design, plus rétro.

L’instrumentation reste concentrée sur deux cadrans concentriques, qui peuvent en option être entièrement numériques. L’autre changement évident se situe dans la partie supérieure de la planche de bord, où les aérateurs centraux et le système multimédia sont modifiés : pour la première fois, un écran tactile couleur, parfaitement intégré, est monté.
Ce système multimédia, que la marque appelle UConnect Live, dispose d’un écran couleur de 4,7″, d’un navigateur TomTom en option, d’un ordinateur de bord et d’une compatibilité avec les applications mobiles.

D’autres modifications, légères, existent par rapport à la 500 de 2007, comme certaines commandes avec des inserts chromés, des boutons de lève-vitres offrant une meilleure sensation de qualité ou des porte-gobelets plus grands en bas de la planche de bord. Tous ces détails rafraîchissent l’image de l’intérieur de l’Italienne tout en restant tout aussi séduisants.

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La résistance du design intérieur au passage du temps est impressionnante, un 10 pour Fiat

Comme jusqu’ici, l’habitacle de la 500 est conçu pour accueillir 4 occupants, qui voyageront avec un confort relatif grâce à des cotes d’habitabilité suffisantes. Les sièges avant conservent leurs formes d’origine, même si l’on peut désormais opter pour de nouveaux revêtements. L’espace intérieur est notable, aidé en l’occurrence par un toit en verre qui apporte de la luminosité à l’habitacle.

Cependant, certains défauts persistent. Le réglage en hauteur du siège conducteur reste très inconfortable, puisque seule la position de l’assise est modifiée, et non l’ensemble du siège. Cette version perd également la possibilité d’être équipée d’un régulateur de vitesse, ce qui nuit au confort lors des longs trajets. La position de conduite, une fois installé au volant, reste typiquement Fiat, légèrement surélevée et avec les pédales décalées latéralement.

La visibilité est très bonne grâce à une position de conduite plutôt haute et à une surface vitrée suffisante. Les porte-à-faux étant très courts, il est facile de se faire une idée des dimensions de la voiture. Le coffre paraît petit, surtout sur le papier, avec une capacité de 185 litres. Les formes sont régulières et bien exploitables.

Dynamique et conduite

La gamme de la Fiat 500 2016 propose un bon nombre d’options mécaniques, tant en diesel qu’en essence, avec des puissances allant de 69 CV à 105 CV, sans compter les versions Abarth, plus puissantes. Pour cet essai, nous avons pris la variante la plus puissante, commercialement dénommée 0.9 TwinAir 105 CV.

Ce moteur est l’un des plus particuliers que l’on puisse trouver actuellement sur le marché. Bien que sa cylindrée ne soit pas particulièrement faible, il s’agit d’un moteur à seulement 2 cylindres, oui oui, deux. Grâce à la suralimentation par turbo, il offre une puissance de 105 CV et un couple maximal de 145 Nm.

En plus d’être exotique, c’est un propulseur d’un niveau technologique remarquable. Outre le turbocompresseur, il intègre d’autres éléments comme un collecteur d’échappement intégré à la culasse, pour un meilleur contrôle des émissions, ou un système de commande des soupapes d’admission Multiair 2 qui se passe d’arbres à cames.

FIAT_500_22Le son de ce petit propulseur est très particulier

105 CV et 145 Nm pour le seul moteur bicylindre commercialisé actuellement

Il est associé exclusivement à une boîte manuelle à 6 rapports. Les performances sont remarquables, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 10 secondes et une vitesse maximale de 188 km/h. Les consommations homologuées sont de 5,5 litres en cycle urbain, 3,5 litres en cycle extra-urbain et 4,8 litres en cycle mixte.

Dans la vraie vie, au-delà des froides données des fiches techniques, la 500 se comporte en citadine exemplaire. Le petit moteur bicylindre a un son et des vibrations très caractéristiques, avec une tonalité de « tondeuse à gazon » assez curieuse. À aucun moment le bruit du moteur ne m’a gênée, très atténué jusqu’à 4000 tours.

En ville, la 500 évolue comme un poisson dans l’eau. C’est évidemment son terrain de prédilection : elle tourne sur un mouchoir de poche, se gare n’importe où et, grâce à son moteur, démarre au quart de tour aux feux. La direction, à assistance électrique, est très souple dans les deux modes de fonctionnement, normal et Sport.

Ce modèle dispose d’un mode Sport qui durcit légèrement la direction et rend la réponse de l’accélérateur plus vive. Personnellement, je l’ai pratiquement gardé enclenché en permanence, car en mode normal le propulseur répond de manière plus molle, limitant sa puissance et rendant les manœuvres en 1re et 2e un peu plus fastidieuses.
En pratique, la 500 possède les caractéristiques idéales d’un véhicule urbain : elle est très agile, offre une bonne visibilité et, associée à ce propulseur, la puissance ne fait jamais défaut.

Avec cette 500, on peut prendre la route sans aucun problème. La Fiat avale les kilomètres avec facilité, et la seule chose qui nous manque sur les longs trajets, c’est le régulateur de vitesse. L’ensemble freinage répond avec suffisance — c’est la seule 500 de la gamme dotée de disques à l’arrière — et l’insonorisation à bord est bien dissimulée.

L’Italienne se montre stable et, bien qu’elle tangue un peu plus que de raison en raison d’un amortissement un cran trop souple, elle rend les choses très faciles lorsque l’on accélère le rythme. Pour les utilisateurs qui roulent seuls ou à deux et n’ont pas besoin de beaucoup d’espace, la 500 est une excellente option si l’on veut garder des dimensions contenues.

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Là où la 500 ne brille malheureusement pas, c’est en consommation. Le petit moteur TwinAir boit de l’essence avec beaucoup d’entrain, presque en toute circonstance. Si l’on est extrêmement prudent avec l’accélérateur et que le terrain s’y prête, on pourra observer des chiffres avoisinant les 4,5-5 litres. En utilisation normale en ville, il est facile de frôler les 6,5 litres, descendant à 6 sur route. La moyenne globale de notre essai affichait 6,4 litres selon l’ordinateur de bord, sur un peu plus de 700 km.

Combien coûte l’exemplaire que vous voyez ?

Comme toujours dans nos essais, nous allons vous détailler le prix total de l’exemplaire visible sur les photographies, afin de ne pas vous induire en erreur. Ce modèle fait partie des plus chers de la gamme, puisqu’il part de 15 630 €. De plus, cet exemplaire est doté de quelques options qui alourdissent la facture finale.

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Cette 500 est équipée de série d’éléments tels que les jantes en alliage, les projecteurs elliptiques, 7 airbags, la climatisation automatique, une prise USB, l’ESP ou des rétroviseurs extérieurs à réglage électrique. Parmi les options, on trouve les capteurs de stationnement arrière (320 €), les projecteurs antibrouillard avant (165 €), le rétroviseur intérieur électrochrome (115 €), la peinture métallisée Bordeaux Opera (360 €), le levier de vitesses en cuir (55 €), l’instrumentation numérique (440 €) et le navigateur (450 €). Au total, cet exemplaire coûte 17 705 €, remises incluses.

Gamme et versions

La gamme 500 démarre à 12 279 €, correspondant à la version 1.2 69 CV en finition POP. Au-dessus se trouve le même moteur mais en finition Lounge, qui porte le total à 14 271 €. Pour les versions diesel, la 500 propose le 1.3 Multijet II de 95 CV pour un prix à partir de 17 559 €, toujours sous réserve de promotion.

Pour les utilisateurs qui ne veulent pas de diesel mais recherchent une bonne économie d’usage, Fiat propose une version GPL d’origine sur le moteur 1.2 essence, avec un prix de départ de 15 680 €. De plus, la variante 1.2 essence est également disponible avec la boîte robotisée Dualogic pour 1 045 € de plus, uniquement en combinaison avec la finition Lounge.

Photographie | Daniel Valdivielso


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