Essai du Nissan Qashqai 1.3 140 CV DCT : le SUV qui s'est transformé en couteau suisse
Le Nissan Qashqai équipé du moteur DIG-T 1.3 de 140 CV et de la boîte automatique DCT est l’un des derniers SUV à être passé par notre section d’essais.

Chaque segment a toujours eu un précurseur, qui trace une voie que d’autres marques décident de suivre pour tenter d’atteindre le sommet. Il est vrai que le secteur des SUV est aujourd’hui si fréquenté qu’il est difficile de déterminer qui en est le créateur, mais le Nissan Qashqai peut se targuer d’être l’un de ses tout premiers représentants. La firme nippone a décidé de s’aventurer sur ce nouveau territoire en 2007 avec une première génération qui a fait sensation grâce à son style décontracté et à son bon rapport qualité-prix. Mais c’est en 2013 que la deuxième génération du SUV de Nissan a pris le relais et s’est chargée de la tâche de son prédécesseur.
Chez Highmotor, nous avons voulu prendre le volant du Nissan Qashqai équipé du moteur essence 1.3 de 140 CV et de la boîte automatique DCT pour mieux comprendre son succès. Sans aucun doute, ce SUV s’impose comme une alternative très sérieuse pour quiconque envisage l’achat d’un véhicule capable de transporter toute la famille dans n’importe quelle situation, mais est-il vraiment si parfait ? Voyons cela.
Un style doux et sans fausse note
Avec cette deuxième génération du Nissan Qashqai, nous retrouvons un véhicule fidèle à son essence, mais avec d’importantes évolutions esthétiques qui lui permettent non seulement de s’inscrire dans le marché actuel, mais aussi de maintenir un rythme de ventes soutenu. À César ce qui est à César. Qu’on aime ou non le SUV nippon, il faut reconnaître que son style fonctionne, et il suffit de voir le nombre d’exemplaires qui circulent sur nos routes.

La face avant est dominée par un design très japonais, où des lignes nettes et tranchantes s’enveloppent d’une calandre noire et de détails chromés. Le bouclier avant affiche du caractère avec un becquet noir qui apporte une touche sportive à l’ensemble, sans jamais en faire trop. Le profil reprend l’ADN SUV bien affirmé du Qashqai, avec des barres de toit chromées et une garde au sol généreuse.

L’arrière est coiffé d’un becquet qui laisse à nouveau entrevoir des velléités sportives, même si nous verrons plus loin si cet esprit est vraiment présent dans l’ensemble. Des feux horizontaux affichent un dessin plus épuré et futuriste grâce à leurs formes allongées. Enfin, le bas de caisse est assez sobre, à l’exception de deux éléments chromés qui, heureusement et c’est un point positif pour Nissan, ne cherchent pas à imiter une sortie d’échappement.
Un habitacle confortable et accessible à tous
L’un des aspects du Nissan Qashqai qui m’a le plus séduit est, sans aucun doute, son habitacle. On y trouve un grand confort, de la technologie et de l’espace, une formule qui fait qu’on trouve peu de défauts au nippon sur ce plan. Néanmoins, analysons-le et tirons quelques conclusions.

Quand on ouvre la porte du SUV de Nissan dans la finition Tekna, l’une des plus haut de gamme, on est accueilli par deux sièges au léger galbe sportif, recouverts d’un agréable cuir. Ils sont moelleux et confortables, maintiennent bien le corps, et rendent les heures passées à bord du Qashqai particulièrement agréables. En revanche, le volant aux dimensions contenues, avec ses commandes pour diverses fonctions, et la partie basse aplatie ne me convainquent pas vraiment.
Derrière celui-ci se trouve un combiné d’instruments analogique qui, bien qu’il échappe à la numérisation, n’a rien de vieillot. Je ne peux pas en dire autant du système multimédia, qui se présente sous la forme d’un écran de 7 pouces. Il est vrai que son logiciel est agile et fluide, et qu’il permet même de connecter notre smartphone via Android Auto et Apple CarPlay, mais il paraît tout de même un peu dépassé face à la concurrence, tant pour son image que pour ses finitions.

Les matériaux employés pour donner vie au Qashqai m’ont agréablement surpris, car on y trouve diverses matières souples et même certaines zones recouvertes de cuir, le plastique dur étant relégué aux parties peu sollicitées. Les poignées de porte, une partie de la console centrale et la planche de bord présentent des finitions qui n’ont pas à envier celles de leurs principaux rivaux. Les places arrière accueilleront deux adultes parfaitement, même si la troisième place souffre d’une largeur plutôt réduite.
Enfin, et ce n’est pas le moins important, je dois vous parler du coffre du SUV japonais. Dans cette deuxième génération, le Qashqai offre une capacité non négligeable de 430 litres, largement suffisante pour transporter nos bagages lors d’un voyage et tout autre élément dont nous avons besoin au quotidien. De plus, cet espace est complété par un seuil de chargement bas et des dimensions qui facilitent le rangement.
Une conduite souple et tournée vers le confort
Bon, voici venu le moment le plus attendu, celui de vous parler de ce que l’on ressent au volant du Nissan Qashqai. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous présente celui qui a animé le véhicule qui m’a accompagné pendant une semaine : le moteur DIG-T 1.3 essence à quatre cylindres capable de délivrer 140 CV de puissance et 240 Nm de couple.

Dans le cas présent, ces valeurs étaient gérées par la boîte automatique à sept rapports et double embrayage DCT. Sans aucun doute, cette combinaison est l’une des plus judicieuses pour ceux qui recherchent une voiture capable d’affronter de longs trajets sur autoroute tout en se faufilant en ville avec une facilité déconcertante.
Ce qui frappe en premier lieu avec ce moteur , c’est sa douceur et la progressivité linéaire de sa montée en puissance. C’est un propulseur accompli, capable de déplacer le SUV nippon sans grand effort, mais qui ne cherche pas à afficher de hautes performances. Il privilégie une conduite souple et tranquille, relevée par une capacité à fournir des reprises suffisamment vigoureuses pour se tirer d’affaire dans diverses situations.

Les 240 Nm de couple arrivent dès 1 500 tr/min, si bien qu’on ressent sa force dès les premiers instants du compte-tours. Par ailleurs, les 140 CV apparaissent dans la partie haute du compte-tours, à 5 000 tr/min, ce qui permet de disposer de puissance sur toute la plage de régimes, mais de manière apaisée. Parallèlement, la boîte DCT est rapide et précise : les passages de rapports sont pratiquement imperceptibles, ce qui accompagne parfaitement la conduite douce caractéristique du Qashqai. On retrouve la même sensation en mode séquentiel, qui se montre irréprochable pour rétrograder et monter les rapports, même si cette dernière opération est légèrement plus lente.
L’autoroute est le terrain où le Nissan Qashqai se sent le plus à l’aise, car il se révèle un véritable érudit pour avaler les kilomètres. Sa suspension, ni trop souple ni trop ferme, absorbe sans sourciller les irrégularités de la chaussée, même si les jantes de 19 pouces, de série sur la finition Tekna, font légèrement perdre en confort de roulage. L’isolation phonique est également remarquable, une qualité accentuée par le caractère affable de son moteur. Dans ce contexte, il est facile de voir s’afficher au combiné une consommation moyenne de 6,2 litres lorsque nous évoluons sur ce type de route.
En ville, sa direction plutôt souple, précise mais peu communicative, en fait l’alliée idéale pour se faufiler sans difficulté dans n’importe quelle rue et sur n’importe quel parking. Il est vrai que son gabarit de SUV (4,39 mètres de long, 1,80 mètre de large et 1,59 mètre de haut) nuit en partie à l’ensemble lorsqu’on veut affronter la jungle urbaine. Dans ce cadre, les consommations flirtent avec les 9 litres, un chiffre que je juge tout à fait correct.

Sur route ouverte, le Qashqai montre un caractère un peu plus maladroit, mais il n’a pas non plus été conçu pour affronter ce type de parcours. Si le moteur présente des qualités tout à fait propices à une berline sportive compacte, la suspension et la direction font que la caisse a tendance à tanguer dans les virages très serrés.
Conclusion
Aujourd’hui, peu de véhicules sont capables de répondre à plusieurs besoins à la fois, mais le Nissan Qashqai fait partie de ce groupe sélect. C’est pourquoi j’ai décidé de baptiser cet essai « le SUV qui s’est transformé en couteau suisse ». Sans aucun doute, le SUV japonais permet de se déplacer en ville en toute sérénité et, en même temps, de voyager avec un confort sans précédent.

Le moteur 1.3 de 140 CV permet au Qashqai d’avancer avec vigueur tout en offrant des consommations tout à fait correctes. Les finitions intérieures surprennent agréablement, et sa capacité de rangement complète judicieusement l’ensemble. Il est vrai que sur les routes sinueuses le SUV de Nissan ne se sent pas très à l’aise, mais il n’a pas non plus été conçu pour ce type de parcours.
Le plus gros « mais » que je trouve au SUV japonais ? Il est déjà présent sur le marché depuis six ans, ce qui le fait paraître un peu daté visuellement face à ses principaux concurrents. Cela ne se reflète pas dans son design extérieur ni dans la technologie qu’il embarque, mais dans l’habitacle, où les informations ne sont pas présentées à travers les dernières solutions de la maison nippone.
Le Nissan Qashqai équipé de ce moteur, de la boîte DCT et de la finition Tekna affiche un prix de départ de 25 350 euros. Pour le véhicule d’essai, le montant grimpe à 32 100 euros (27 100 euros avec financement). Sans aucun doute, le Qashqai est l’un des SUV les plus équilibrés du marché et, grâce à un rapport qualité-prix difficile à égaler, il peut se placer parmi les meilleurs de son segment.
Fiche technique de cette voiture
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