La taxe de circulation : coûte-t-elle le même prix dans toute l'Espagne ?
Bien qu’il s’agisse d’un impôt payé dans toute l’Espagne, ce sont les mairies qui se chargent de sa gestion, et il peut être très différent d’une ville à l’autre.

Tous les véhicules supportent une charge fixe qu’il faut acquitter chaque année, qu’ils circulent ou non. Il s’agit de l’impôt sur les véhicules à traction mécanique, également connu sous le sigle IVTM ou, plus communément, la taxe de circulation. Cet impôt est géré par les mairies et se calcule sur la base du CVF, c’est-à-dire le cheval fiscal.
Cela découle des calculs fiscaux de l’administration et se détermine à l’aide d’une formule assez complexe. Heureusement, il n’est pas nécessaire de la réaliser soi-même : c’est l’administration qui la calcule et qui envoie l’avis d’imposition chaque année. Néanmoins, comme il s’agit d’une gestion municipale qui n’est pas soumise au contrôle de l’État, chaque mairie applique un taux différent, si bien que l’écart peut être considérable d’une ville à l’autre.

Et lorsqu’on parle d’écart, il est réellement considérable. Il existe certaines limites légales, mais à l’intérieur de celles-ci, il est possible d’appliquer un coefficient ou un autre. Cela fait que dans certaines villes il est très avantageux d’acquitter l’impôt pour un véhicule, alors que dans d’autres, ce même véhicule peut coûter jusqu’à neuf ou dix fois plus cher.
Chaque année, l’association AEA Club réalise une étude comparative des montants acquittés dans toutes les localités d’Espagne, bien que le tableau ne mentionne que les chefs-lieux de province. On y trouve l’impôt de circulation qui y est payé, et vous pouvez le consulter en cliquant sur l’image suivante.
On y observe les différents taux selon les chevaux fiscaux. Par exemple, un véhicule de 11 chevaux fiscaux paierait à Melilla un IVTM de 17,04 euros, alors que ce même véhicule paierait 85,87 euros à Saint-Sébastien. Madrid se situe dans la moyenne, avec un IVTM de 59,0 euros.
S’il s’agit d’une moto de 600 cm³, la taxe de circulation à Melilla est de 15,15 euros et à Vitoria elle atteint 81,35 euros. Le propriétaire du véhicule doit s’acquitter de cet impôt même s’il le vend, à condition que le véhicule soit immatriculé à son nom le 1er janvier de l’année en cours. S’il le met à la casse, il ne paiera que la part proportionnelle de l’année pendant laquelle il a été immatriculé, un point qu’il convient de garder à l’esprit.
L’IVTM a été créé il y a 30 ans en Espagne et permet aux mairies de percevoir un peu plus de 2 000 millions d’euros. Les écarts d’impôts d’une ville à l’autre poussent les flottes, voire les particuliers, à immatriculer leurs véhicules dans les localités où c’est le moins cher.
L’un des cas les plus curieux est celui d’Aguilar de Segarra, dans la province de Barcelone. Bien qu’elle ne compte que 246 habitants selon le recensement de 2015, en 2014 on dénombrait 62 030 véhicules immatriculés dans la commune. C’est une commune où l’IVTM est très bon marché, et les propriétaires entendent en tirer profit.
Deja un comentario


Peugeot E-208 GTi : un jouet à piles qui retrouve l'esprit des sportives des années quatre-vingt
Nouvelle Lexus ES : le luxe prend de l'ampleur et passe à l'électrique
First contact with the Dacia Sandero Hybrid 155: power and efficiency from 19,890 euros