Renault Twingo Voitures électriques Urbains
Renault Twingo Electric : nous testons la voiture électrique avec laquelle Renault veut conquérir la ville
La Renault Twingo abandonne les moteurs thermiques et passe à une propulsion 100 % électrique, offrant un excellent complément à la gamme ZOE pour ceux qui recherchent une voiture urbaine efficace et différente.

Renault élargit son offre de voitures électriques avec un complément parfait à la Renault ZOE : la nouvelle Twingo Electric. Un modèle qui, contrairement à la ZOE, conçue dès le départ comme une voiture 100 % électrique, était jusqu’à présent proposé avec des moteurs thermiques.
Cependant, lorsque cette troisième génération de la Twingo a été développée, elle l’a été en pensant déjà à une future électrification. Et pour Renault, le moment est venu. La Twingo dit définitivement adieu au moteur essence pour se proposer dans cette nouvelle version Electric.
Le plus beau, c’est que, comme nous allons le voir, l’électrification ne lui fait perdre aucune des caractéristiques qui définissent la Twingo. Je dirais même qu’elle en renforce certaines. Nous sommes face à une voiture originale, personnalisable et dont le design dégage de la sympathie. Et désormais, plus efficace que jamais, et aussi plus simple et agréable à conduire.
Les principales caractéristiques techniques de la Twingo Electric
Vous ne le savez peut-être pas, mais la Twingo Electric partage sa plateforme avec la Smart EQ forfour, un autre modèle qui a récemment opté pour l’électrification totale. Cependant, la batterie et le moteur sont différents. Le prix aussi, car la Smart se positionne un cran au-dessus de la Twingo.
Par sa taille et son prix, le modèle de Renault rivalise avec les voitures électriques les moins chères du marché, comme la SEAT Mii electric et ses « cousines », la Skoda Citigo iV et la Volkswagen e-up!.

Disposant d’une plateforme conçue pour l’électrification, la batterie de la Twingo électrique est placée sous le plancher, sans nuire à l’habitabilité ni au coffre, qui offre près de 190 litres de capacité, extensibles à 980 litres avec la banquette arrière rabattue.
Fabriquée par LG Chem, la batterie a une capacité de 22 kWh. Pour une voiture de ce type, le point remarquable est qu’elle dispose d’un refroidissement par eau et que le chargeur Caméléon, compatible avec la charge à 22 kW, est fourni de série. Le système de refroidissement est installé à l’avant, sous le capot, auquel on accède en retirant une moulure et en utilisant la même clé que celle qui active le contact.
Jusqu’à 80 km d’autonomie avec une demi-heure de recharge
Le moteur R80, situé à l’arrière, dérive de celui utilisé sur la ZOE et est fabriqué à Cléon (France). La voiture est assemblée en Slovénie. Il développe 82 CV et un couple maximal de 160 Nm, ce qui permet à la Twingo Electric d’annoncer une accélération de 0 à 50 km/h en 4 secondes. La vitesse maximale est de 135 km/h, et l’autonomie homologuée WLTP atteint 190 km en cycle mixte, et jusqu’à 270 en cycle urbain.

La Twingo Electric peut se recharger aussi bien à domicile que sur les bornes publiques, toujours en courant alternatif. La compatibilité avec la charge à 22 kW, la plus courante sur les bornes publiques, permet de récupérer 80 km d’autonomie en environ 30 minutes. La recharge complète prendrait environ une heure et demie. Une charge complète sur une prise domestique à 2,4 kW nécessiterait 15 heures, réduites à 8 heures sur une prise de 3,7 kW, et à 4 heures avec une wallbox de 7,4 kW.
Connectée grâce à Renault Easy Connect
Comme pour la carrosserie, le passage à l’électrification n’entraîne pas de changements de design à l’intérieur de la Twingo Electric, en dehors de nombreux détails de personnalisation.
Le plus intéressant est le système multimédia Easy Link, avec un écran de 7 pouces intégré à la console, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Associé aux services de connectivité spécifiques Easy Connect pour voitures électriques, et via l’application My Renault ou le système de bord, il est possible de programmer la recharge, de préclimatiser l’habitacle pendant que la voiture est branchée, ou de consulter l’état de la charge et l’autonomie.

Il permet également de planifier un trajet en tenant compte des bornes de recharge sur le parcours. Le navigateur permet désormais de visualiser en temps réel le rayon d’action selon l’autonomie restante, ainsi que les bornes de recharge disponibles avec des informations actualisées.
Au volant de la Renault Twingo Electric
L’expérience de conduite offerte par la Twingo Electrique est très agréable, surtout pour ce à quoi elle est destinée : le milieu urbain. Nous avons néanmoins effectué un parcours comportant un peu d’autoroute et de routes de montagne, où la Twingo a montré qu’elle conserve un comportement dynamique caractérisé par une grande agilité et une facilité de conduite remarquable.
En ville, ces qualités s’amplifient, grâce à un rayon de braquage de seulement 8,60 mètres (le meilleur du marché, à égalité avec une autre électrique urbaine, la Honda e), et à un moteur très progressif qui pousse avec suffisance et douceur. En dessous de 30 km/h, vous entendrez à peine depuis l’habitacle le système sonore d’alerte pour les piétons, qui permet de choisir entre trois tonalités. Une fois lancée, l’isolation acoustique est très bonne pour une voiture de ce type.

On peut sélectionner trois positions sur le levier de vitesses, B1, B2 et B3, qui modifient le freinage moteur fourni par le système de récupération d’énergie. Le B1 offre le freinage le plus faible, idéal pour rouler sur route ou sur autoroute. Le B2 est intermédiaire, avec le même niveau de freinage que si vous placez le levier en position « D » et l’oubliez.
Le mode B3 offre le freinage maximal. Il n’est pas aussi élevé que celui du mode de récupération d’énergie maximale de certaines autres voitures électriques, mais il permet dans de nombreuses situations de ralentir sans recourir aux freins, simplement en actionnant le levier.
Autre possibilité offerte par la Twingo Electric : sélectionner le mode ECO au moyen d’un bouton situé sur la console. Ce programme limite la vitesse maximale à environ 100 km/h, adoucit la réponse à l’accélérateur et réduit légèrement la puissance du moteur. L’avantage de ce mode d’« économie » d’énergie, avec lequel, selon Renault, on peut atteindre 225 km d’autonomie en parcours mixte, est qu’il possède un point de résistance très marqué sur la course de la pédale d’accélérateur ; une fois ce point dépassé, on retrouve la pleine capacité d’accélération.

Cela permet de rouler en mode ECO sans devoir « doser » du pied droit pour ne pas excéder la demande de puissance, ce qui désactiverait le mode dès les premiers coups d’accélérateur. Fait curieux : si vous roulez à une vitesse supérieure à la limite du mode ECO et que vous appuyez sur le bouton, la voiture ralentit automatiquement à ces 100 km/h même si vous maintenez la pression sur l’accélérateur.
Lors de notre prise en main, d’environ 90 km, nous avons pu constater la faible consommation de la Twingo Electric, notamment sur un parcours qui ne lui était pas du tout favorable, sans recourir au mode ECO sauf occasionnellement pour en observer le fonctionnement, et sans conduire de manière aussi efficace que possible en utilisant les modes de freinage du levier. Dans le pire des scénarios, la consommation a été d’environ 12 kWh aux 100 km. Nous le vérifierons lors d’un essai plus approfondi, mais tout laisse penser que les 200 km d’autonomie sont facilement « à portée » en conduite réelle, et que les 250 km sont facilement atteignables si vous roulez principalement en ville.
Gamme et prix de la Twingo Electric
Renault propose la Twingo Electric en deux versions de finition : ZEN et la série limitée VIBES. Voici les prix, incluant dans les deux cas la taxe d’immatriculation et les remises appliquées par la marque, hors Plan Moves, qui permettrait d’accéder à une aide à l’achat allant jusqu’à 5 500 euros :
- Twingo Electric ZEN : 20 915 euros
- Twingo Electric VIBES : 21 870 euros
La version ZEN dispose de série de feux de jour LED, d’une bande décorative stripping, d’un câble de recharge de type 3, d’un climatiseur, du système Easy Link avec écran de 7 pouces et navigateur, de jantes en alliage de 15 pouces, d’un volant recouvert de cuir, de vitres arrière teintées et de capteurs de stationnement arrière.
La version VIBES, pour environ 1 000 euros de plus, ajoute surtout des éléments de personnalisation qui, sur la ZEN, peuvent être choisis en packs. Ici, sont de série les jantes en alliage de 16 pouces de couleur blanche, les inserts blancs dans la calandre et les insignes identifiant la série limitée sur les protections inférieures des portières. De plus, la couleur de carrosserie orange est réservée exclusivement à cette version, ainsi que la possibilité d’installer des stripping supplémentaires sur le toit et les flancs.
https://www.youtube.com/watch?v=pATmwInane0&feature=youtu.be
Parmi les options intéressantes, nous retiendrons le câble de recharge de type 2 (370 euros) ou l’alerte de franchissement involontaire de ligne (165 euros). Dans les deux cas, il est également possible de demander le toit ouvrant en toile (735 euros). Pour la ZEN, il existe différents packs extérieurs de personnalisation en couleurs rouge, blanche ou jaune (124 euros), ainsi que des stripping en points blancs et noirs, ou les « cosmic » (165 euros). La personnalisation de l’intérieur peut se faire en noir, rouge ou jaune (125 euros).
Galerie d’images de la Renault Twingo Electric
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