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Voici les nouveaux Omoda 4 et Omoda 5 : deux SUV électrifiés pour 2027 qui nous laissent un doute
Omoda met à jour sa gamme avec deux SUV qui arriveront en Espagne en 2027 : les nouveaux Omoda 4 et Omoda 5. Nous avons déjà pu les découvrir de près et, même s’ils ont beaucoup de points communs, chacun a ses propres arguments.
Omoda ne lève pas le pied. La marque chinoise, qui a débarqué sur notre marché en février 2024 avec le groupe Chery, est devenue l’un des nouveaux acteurs majeurs du marché espagnol. Et pas seulement grâce à ses chiffres de ventes, qui continuent de progresser à un bon rythme (plus de 80 % sur le cumul depuis le début de l’année par rapport à la même période de l’année précédente), mais aussi grâce à la rapidité avec laquelle elle élargit sa gamme et fait évoluer son offre technologique.
L’électrification est pour beaucoup dans ce succès. Actuellement, plus de 90 % des ventes d’Omoda & Jaecoo en Espagne correspondent à des véhicules électrifiés, avec un rôle particulièrement important des hybrides classiques (HEV), qui représentent 53 %, et des hybrides rechargeables (PHEV), avec 35 %. Des chiffres qui expliquent pourquoi la technologie hybride SHS (Super Hybrid System) est devenue l’un des piliers de sa stratégie commerciale.
Aujourd’hui, à l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris, Omoda présente deux nouveautés particulièrement importantes pour 2027 : le nouvel Omoda 4 et la deuxième génération de l’Omoda 5. Le premier deviendra le modèle d’entrée de gamme, tandis que le second prend la relève du véhicule avec lequel la marque a débuté en Espagne et dont plus de 30 000 exemplaires ont déjà été vendus.
Tous deux arriveront au cours du premier semestre 2027, d’abord l’Omoda 5 puis l’Omoda 4, avec des versions hybrides non rechargeables et 100 % électriques. Nous avons pu les voir de près, nous asseoir dans leurs habitacles et constater comment ils ont évolué en matière de design et de qualité perçue. Certaines choses nous ont particulièrement plu, même si nous avons aussi quelques doutes sur la manière dont deux modèles qui, sur le papier, ont beaucoup en commun s’intégreront commercialement.
Omoda 4 : le plus petit, mais aussi le plus audacieux
Si je devais choisir l’un des deux pour son design, je prendrais l’Omoda 4. Et ce, alors que, en théorie, il s’agit du modèle d’entrée de gamme. Mais son esthétique me paraît plus personnelle et plus marquante que celle de son grand frère. Avec 4,42 mètres de longueur, 1,86 mètre de largeur et 1,57 mètre de hauteur, l’Omoda 4 se place pleinement dans le segment des SUV compacts. Son empattement est de 2,70 mètres, un chiffre intéressant pour un véhicule de cette taille, qui permet une bonne exploitation de l’espace intérieur.

Omoda affirme s’être inspirée du monde des supercars pour dessiner sa carrosserie. Au-delà de ce type de références, ce que l’on trouve est un SUV aux lignes très marquées, aux surfaces anguleuses et à la silhouette qui cherche à transmettre du dynamisme. La face avant, avec des blocs optiques LED très affûtés et des formes géométriques marquantes, est probablement son élément le plus caractéristique. Il a aussi de la personnalité vu de profil, avec une ligne de caisse ascendante, des passages de roue bien définis et des jantes de 18 pouces. À l’arrière, on remarque la signature lumineuse en forme d’éclair, un autre de ces détails qui contribuent à rendre la voiture facilement reconnaissable.

Personnellement, je trouve que c’est un design bien résolu, moderne et doté d’assez de caractère pour se démarquer de beaucoup de ses rivaux. Il ne plaira peut-être pas à tout le monde, précisément à cause de l’audace de certaines solutions, mais au moins il n’a pas l’air d’un SUV de plus.
Un intérieur technologique, avec quelques clins d’œil sportifs
L’habitacle suit la même philosophie que l’extérieur. Le poste de conduite est dominé par un écran central de 13,2 pouces placé à la verticale, accompagné d’un combiné d’instruments numérique de 8,8 pouces. Le volant, aplati en haut comme en bas, renforce cette image sportive. On trouve aussi des moulures imitant la fibre de carbone et un détail assez curieux : le bouton de démarrage est protégé par un petit cache rabattable, à la manière de certaines supercars.
Ce sont des éléments de design qui apportent de la personnalité, même si tous n’ont pas nécessairement un avantage pratique. De fait, il faudra vérifier lors d’un essai plus complet si la concentration d’autant de fonctions sur l’écran central, y compris la climatisation, est pratique en conduisant. C’est une solution de plus en plus courante, mais pas toujours plus ergonomique que de bonnes commandes physiques. Dans ces cas-là, comme je le dis toujours, je recommande de se « familiariser » avec la commande vocale.

En ce qui concerne l’habitabilité, les dimensions et l’empattement promettent un espace raisonnable pour quatre adultes. Omoda annonce un coffre de plus de 400 litres, aussi bien dans la version hybride que dans la version électrique, avec un volume supérieur à 1 100 litres en rabattant les dossiers arrière. Ce sont des chiffres provisoires, en attente d’homologation, mais la sensation est bonne dans tous les cas, avec un habitacle spacieux et un coffre très exploitable pour la taille de la voiture.
L’équipement sera aussi l’un de ses arguments. Il y aura deux finitions, Pure et Premium, et dès la première sont prévus des éléments comme la climatisation bizone, les sièges avant et le volant chauffants, une caméra de recul, le régulateur de vitesse adaptatif et la connectivité sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto. La Premium ajoutera, entre autres, des sièges ventilés à réglage électrique, un toit panoramique, un hayon électrique, une caméra à vision 540 degrés et des systèmes de stationnement automatique, dont un qui permet d’effectuer certaines manœuvres depuis l’extérieur du véhicule.
Omoda 4 HEV et électrique : jusqu’à 224 CV et plus de 450 km d’autonomie
La gamme mécanique de l’Omoda 4 sera initialement composée de deux versions, toutes deux à traction avant et boîte de vitesses automatique.
L’Omoda 4 SHS hybride non rechargeable utilise un moteur essence 1.5 TGDI de quatre cylindres et 143 CV, associé à deux moteurs électriques et à une transmission spécifique 1DHT. La puissance maximale combinée est de 224 CV, avec un couple de 295 Nm. La batterie a une capacité de 1,83 kWh et permet au système de fonctionner selon différents modes, en alternant la propulsion électrique, thermique ou la combinaison des deux selon les conditions de circulation. Omoda annonce une accélération de 0 à 100 km/h en 8,1 secondes, une consommation mixte prévue de 5,2 l/100 km et une autonomie totale supérieure à 900 kilomètres grâce au réservoir de carburant de 51 litres.

De son côté, l’Omoda 4 EV fait appel à un moteur électrique de 218 CV et 275 Nm, alimenté par une batterie LFP de 67 kWh. L’autonomie annoncée atteint 450 kilomètres et la puissance maximale de recharge rapide atteint 120 kW, ce qui permettrait de récupérer de 30 à 80 % de la batterie en environ 22 minutes. Curieusement, la version électrique est légèrement plus rapide en accélération de 0 à 100 km/h, avec 7,9 secondes, mais elle est aussi considérablement plus lourde : 1 760 kg contre 1 550 kg pour l’hybride.
Sur le papier, les deux options sont intéressantes. Cela dit, dans le cas de l’électrique, il faudra vérifier si les 120 kW de puissance maximale de recharge se traduisent par des temps compétitifs en conditions réelles, en particulier face à certains rivaux qui proposent déjà des systèmes de recharge plus puissants.
Pour le reste, l’Omoda 4 disposera d’une suspension avant McPherson et d’un schéma multibras sur l’essieu arrière, une configuration qui dénote une approche plus élaborée que celle d’autres SUV d’entrée de gamme qui recourent à un essieu de torsion. Il faudra le conduire pour voir comment tout cela se traduit en confort et en comportement dynamique.
Nouvel Omoda 5 : les changements les plus importants, à l’intérieur
L’Omoda 5 a été le premier modèle de la marque en Espagne et, en grande partie, celui qui l’a fait connaître. Il reçoit aujourd’hui une profonde rénovation qui touche aussi bien le design que l’équipement, la technologie et les motorisations. Le nouveau modèle grandit jusqu’à 4,53 mètres de longueur, onze centimètres de plus que l’Omoda 4, une augmentation qui devrait renforcer son positionnement au sein de la gamme, maintenant qu’il a un « petit frère ».
L’Omoda 5 d’origine avait une face avant très caractéristique, dominée par une énorme calandre avec un entrelacs d’éléments géométriques qui s’intégraient visuellement à la carrosserie. Elle pouvait plaire plus ou moins, mais elle était inimitable. Désormais, le nouveau modèle abandonne cette solution et mise sur une face avant plus épurée, avec une surface fermée, des lignes plus horizontales et des blocs optiques affûtés. C’est une esthétique plus moderne et alignée sur les dernières tendances du design, notamment celles que l’on voit sur de nombreuses voitures électriques… et sur de nombreuses nouvelles voitures chinoises.

Le résultat est une voiture visuellement plus sophistiquée, mais, à mon avis, aussi un peu moins personnelle. La nouvelle image perd une partie de ce caractère distinctif qu’avait l’Omoda 5 d’origine et qui aidait à l’identifier immédiatement dans la circulation. De profil, on trouve des proportions revues et des jantes de 18 pouces, tandis que l’arrière intègre une nouvelle signature lumineuse inspirée de celle de l’Omoda 7 et des échappements dissimulés qui renforcent la netteté de l’ensemble.
Le grand saut se situe dans l’habitacle
Là où le nouvel Omoda 5 a nettement progressé, c’est à l’intérieur, qui donne une impression très positive. L’évolution en matière de design, de présentation et de qualité perçue est évidente. Les matériaux donnent une sensation de meilleure qualité et la planche de bord présente une disposition plus épurée et plus moderne.
L’un des changements les plus importants est la nouvelle organisation des écrans. L’ancienne approche, avec deux écrans intégrés dans un même ensemble horizontal, disparaît, et l’on trouve désormais une instrumentation numérique de 8,9 pouces et un grand écran central de 15,6 pouces, qui devient le centre de toutes les attentions. Cette nouvelle répartition contribue à rendre le poste de conduite plus dégagé et plus actuel. Elle améliore aussi la perception technologique de la voiture, même si un écran d’une telle taille n’est pas nécessairement synonyme de meilleure ergonomie. En revanche, le processeur Qualcomm 8155, le même que celui de l’Omoda 4, est une vraie garantie, avec une architecture à huit cœurs et un temps de démarrage annoncé inférieur à deux secondes.

Il y aura aussi deux niveaux d’équipement, Pure et Premium, avec une dotation technologique très complète et des systèmes d’aide à la conduite de niveau 2, ainsi que des fonctions avancées de stationnement sur les versions supérieures.
Omoda 5 HEV et EV : deux alternatives électrifiées
Sur le plan mécanique, le nouvel Omoda 5 partagera une bonne partie de sa technologie avec l’Omoda 4. La version hybride utilisera le même système SHS, avec le moteur essence 1.5 TGDI et une puissance combinée de 224 CV. Sur le nouvel Omoda 5 EV, le moteur électrique annonce 211 CV et sera associé à une batterie LFP de 61 kWh, avec une autonomie annoncée allant jusqu’à 430 kilomètres. La puissance maximale de recharge en courant continu sera de 130 kW.
Et voici une première curiosité : l’Omoda 4 électrique, bien qu’il soit le plus petit modèle et celui d’entrée de gamme, annonce une batterie de plus grande capacité, plus de puissance et aussi plus d’autonomie que son grand frère. Ce n’est pas nécessairement un inconvénient pour l’Omoda 5, qui pourrait offrir des avantages dans d’autres domaines, comme l’habitabilité ou le confort, mais c’est un détail marquant au moment de comparer les deux modèles.
Pour ce qui est du châssis, l’Omoda 5 utilisera lui aussi une suspension avant McPherson et arrière multibras, avec différents modes de conduite.
Omoda 4 face à Omoda 5 : trop proches l’un de l’autre ?
Après une première prise de contact statique avec les deux modèles, ma conclusion est claire : l’Omoda 4 me paraît plus attrayant par son design et je pense qu’il peut bien fonctionner dans un segment aussi disputé. La seconde, c’est que le nouvel Omoda 5 a fait un bond important en qualité perçue et en présentation intérieure. Mais un doute me vient aussi : ne seraient-ils pas trop proches l’un de l’autre ?

La différence de longueur n’est que de onze centimètres. Tous deux partagent la plateforme, la technologie hybride, l’architecture des suspensions, la traction avant et une bonne partie de leurs équipements. Même les versions électriques offrent des performances et des autonomies très proches, avec certains chiffres qui favorisent précisément le plus petit modèle.
Omoda présente le 4 comme une proposition plus jeune, sportive et audacieuse, tandis que le 5 devrait offrir une expérience un peu plus sophistiquée et davantage axée sur le confort. Nous verrons ce que diront les acheteurs, même si un facteur décisif entrera ici en jeu : le prix. Nous ne connaissons pas encore les tarifs pour l’Espagne, mais ils seront fondamentaux pour comprendre le positionnement des deux voitures. Si l’écart est suffisamment large, l’Omoda 4 peut devenir une alternative très attrayante pour ceux qui recherchent un SUV compact électrifié très bien équipé et au design différent. Si les tarifs sont trop proches, le choix sera nettement plus compliqué.
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