Golf Volkswagen Compactes Sportives Essais
Essai Volkswagen Golf GTI 8.5 : la GTI la plus rapide et la plus belle de l'histoire avec 265 CV
La Golf GTI se renouvelle dans sa version 8.5 avec 265 chevaux et plus de technologie. Est-elle toujours la reine des compactes sportives ?
Aujourd’hui, nous célébrons les 50 ans de la Volkswagen Golf, un modèle qui n’a pas besoin de présentation, qui a connu de nombreuses évolutions depuis sa naissance et qui arrive aujourd’hui avec une nouvelle version moteur qui en fait la GTI la plus rapide de l’histoire, avec davantage de technologie et un habitacle plus ergonomique. Un modèle né en 1975 et entré dans l’histoire par ses propres mérites.
https://youtu.be/q_NmCQ-MInI
Cette mise à jour à mi-cycle de vie vise à replacer la GTI parmi les meilleures, avec une gamme de moteurs renouvelée, un moteur gagnant 25 chevaux et une version Clubsport qui la porte à 300 CV. 37 millions d’exemplaires de la Volkswagen Golf ont été fabriqués dans le monde, dont 770 000 circulent encore sur les routes espagnoles, des chiffres qui en font le modèle le plus présent en Espagne. Mais revenons d’abord brièvement sur son histoire :
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Golf GTI I (1976-1984) – Le pionnier qui a tout lancé : compacte, légère et dotée de 110 CV, elle a créé le concept de la sportive accessible.
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Golf GTI II (1984-1991) – Le mythe grandit avec davantage de puissance, de nouvelles versions comme la 16V de 139 CV et la radicale G60 de 160 CV.
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Golf GTI III (1991-1998) – Plus grande et plus confortable, bien que moins radicale, elle a apporté la 16V de 150 CV et la première GTI diesel.
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Golf GTI IV (1998-2004) – L’ère turbo arrive avec l’iconique 1.8T, des éditions spéciales comme la « 25 ans » de 180 CV et des variantes diesel puissantes.
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Golf GTI V (2004-2008) – Révolution technologique avec le 2.0 TFSI de 200 CV, la boîte DSG et des éditions comme l’Edition 30 de 230 CV.
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Golf GTI VI (2008-2013) – Plus rapide et plus efficiente avec 210 CV et une meilleure motricité grâce au différentiel XDS, tout en conservant son essence sportive.
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Golf GTI VII (2013-2020) – Polyvalente et puissante, avec jusqu’à 230 CV dans la version Performance et le choix entre boîte manuelle ou DSG.
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Golf GTI VIII (2020-aujourd’hui) – La plus avancée à ce jour : 245 CV, technologie de pointe et une version Clubsport allant jusqu’à 300 CV. En 2024, elle atteint 265 CV.
La Volkswagen Golf GTI 8.5 a les mêmes dimensions que sa devancière, la 8. Elle mesure 4,29 mètres de long, 1,79 mètre de large et 1,47 mètre de haut, avec un empattement de 2,63 mètres qui lui confère une bonne stabilité et garantit un bon dynamisme. Le tout pour un poids à vide de 1 454 kg.

Nouveau design, feux Matrix LED et logo rétroéclairé
La Golf, outre son statut d’icône pour les passionnés d’automobile, s’est distinguée à chacune de ses générations par sa grande polyvalence et son équilibre, tout en offrant une touche sportive supplémentaire à ceux qui veulent aller un cran plus loin. Au niveau de la face avant, on ne remarque pas beaucoup de changements par rapport à la génération précédente, mais il y a plusieurs détails, comme les sigles GTI, qui restent intacts au fil du temps et qui sont chargés de la différencier et de lui apporter ce supplément de sportivité par rapport aux autres versions (sans oublier qu’elle se fait respecter sur son passage).
Si on la compare à la version précédente, cette version 8.5 a reçu des modifications de design sur les optiques avant, désormais Matrix LED, ainsi que sur les pare-chocs, mais le changement le plus visible se trouve sur le logo situé à l’extrémité du capot, qui est désormais rétroéclairé et lui confère une touche de design qui, personnellement, me plaît beaucoup. On retrouve également le fameux insert rouge qui traverse les générations et relie les optiques entre elles. Ces optiques éclairent désormais jusqu’à 550 mètres contre 220 pour la version précédente.

Sur le flanc, il n’y a pas grand-chose à signaler, si ce n’est les jantes en alliage, qui sont de série en 17 pouces, tandis que la Clubsport démarre avec des jantes de 18 pouces. Pour ceux qui recherchent un surcroît de légèreté, des jantes optionnelles de 19 pouces sont proposées, mais sur la GTI Clubsport, des jantes forgées de 19 pouces sont disponibles, pesant seulement 8 kg chacune, soit 20 % de moins que les jantes conventionnelles.
Pour le reste, aucun autre changement de design à noter, si ce n’est qu’à l’arrière, les sigles GTI se trouvent désormais juste sous le logo.
Son coffre offre 375 litres, des chiffres tout à fait corrects pour son segment : si on le compare par exemple aux 381 litres de l’Hyundai i30 N, ils sont très proches, et si on le compare par exemple aux 279 litres de la Focus ST, il est nettement plus grand. Sa moyenne dans le segment se situe à 379 litres. On trouve également plusieurs crochets, des patères, une prise 12 V, un double fond et même une cavité rabattable pour transporter des objets longs.

Gain de 20 CV
Cette version GTI est dotée d’un moteur quatre cylindres de 2,0 L de cylindrée qui délivre 265 CV, soit 20 CV de plus que la version précédente, portés à 300 CV sur la version Clubsport, qui n’est commercialisée qu’avec la boîte automatique DSG à double embrayage et 7 rapports. Cette amélioration moteur lui a également permis d’améliorer ses performances d’accélération : elle est désormais 0,3 seconde plus rapide sur le 0-100 km/h (auparavant 6,2 s et 5,9 s, désormais). Ce gain de 20 CV a été rendu possible par l’élargissement de la plage de régime maximal, passant de 6 200 à 6 500 tr/min.
Un habitacle amélioré… avec du piano black
À l’intérieur, on ne remarque pas non plus de grands changements, mais les quelques évolutions visibles rendent l’ensemble plus sophistiqué, plus technologique et surtout plus ergonomique (moins pour la finition piano black qui recouvre toute la console centrale). Les finitions restent de bonne qualité et bien soignées, mais elles ne se distinguent pas autant qu’elles le devraient, compte tenu de la sophistication des constructeurs allemands et de leur prix. On trouve une sorte de cuir étendu sur toute la planche de bord, avec quelques détails qui tentent de imiter la fibre de carbone.

Le volant est très confortable et épais, un détail appréciable si vous avez les mains grandes comme moi. Il s’agit d’un volant sportif à trois branches perforé au centre. La direction est vraiment ferme et la position de conduite est tout ce qu’on peut demander : centre de gravité bas, confort et technologie orientée vers le conducteur. À cela s’ajoutent les sièges sport de type baquet, qui maintiennent très bien le corps dans les virages, et qui sont de série garnis de tissu tartan, avec des bords latéraux en Alcantara et un motif de tissu « façon écossais » aux carreaux caractéristiques. Ils sont également disponibles en option en cuir Vienna pour 2 550 euros. Autre option pour l’habitacle, le toit panoramique en verre, qui représente un supplément de 1 145 €.

L’écran multimédia mesure 12,9 pouces, il est très pratique, légèrement orienté vers le conducteur et dispose de plusieurs raccourcis pour une utilisation assez intuitive à laquelle on s’habitue facilement. Il y a une connexion sans fil pour nos smartphones avec Android Auto ou Apple CarPlay. Depuis cet écran, on peut choisir le mode de conduite parmi quatre (Eco, Comfort, Sport et Individual ; la Clubsport dispose d’un mode supplémentaire, le mode Special, réglé spécifiquement pour le circuit du Nürburgring), désactiver les ADAS que l’on souhaite ou encore personnaliser divers réglages –.
Le combiné d’instrumentation est identique à celui de la génération précédente : il s’agit d’un écran numérique de 10,2 pouces, très personnalisable, avec plusieurs modes d’affichage. Sur la GTI, il existe toutefois un mode d’affichage spécifique qui présente des cadrans de vitesse et de compte-tours. (à compter les différents modes d’affichage). Ceux-ci se configurent depuis les boutons situés sur le volant, ce qui est un point positif supplémentaire : les boutons physiques reviennent, contrairement aux commandes tactiles de la version précédente.

La GTI la plus rapide de l’histoire
Si l’on s’intéresse à sa dynamique, je peux déjà vous dire qu’elle fonctionne à merveille et se montre parfaitement à l’aise sur un tracé sinueux et sportif. La boîte DSG à double embrayage fonctionne à la perfection et anticipe parfaitement ce que l’on souhaite faire, mais il y a aussi des palettes derrière le volant si l’on veut reprendre le contrôle total. Elle sait aussi allonger les rapports et passer les vitesses au moment idéal. Son couple est de 370 Nm, qui ne se fait jamais attendre, quel que soit le mode de conduite.
Son accélération, ses 370 Nm de couple et ses 265 CV permettent de doubler et de s’insérer très rapidement et en toute sécurité. Toutes les versions sont limitées à 250 km/h, mais il existe en outre un ensemble optionnel sur la GTI Clubsport qui supprime cette limitation et permet à la voiture d’atteindre 267 km/h, le Race Package. Le son du moteur me plaît beaucoup, car il est grave et très naturel, même en mode Eco. Et si cela ne vous suffit pas, le pack Race de la Clubsport ajoute un échappement nettement plus sonore Akrapovič.

Le système de freinage a également été amélioré, et la voiture dispose désormais d’un différentiel autobloquant avant. La GTI comme la GTI Clubsport sont désormais équipées de ce différentiel avant spécifique qui améliore l’adhérence en virage. Ce système utilise un embrayage à commande électronique qui adapte son fonctionnement au mode de conduite sélectionné. Ce différentiel n’était auparavant présent que sur la GTI Clubsport, et non sur la GTI, qui utilisait les freins pour éviter le patinage des roues.
Autre point qui m’a beaucoup plu : les suspensions. Elles sont déjà assez fermes, tout comme la direction. Elles s’adaptent parfaitement à tous types de routes, on ressent à peine le sous-virage et le train arrière suit sans broncher le train avant. On peut en outre ajouter une suspension adaptative DCC pour 880 €, qui est une merveille. Elle permet de régler la suspension sur 15 niveaux de fermeté différents, et je vous assure qu’au niveau le plus ferme on a l’impression d’être sur une planche, la voiture étant alors très stable.

Passons maintenant aux consommations. Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une voiture sportive, de 265 CV, pesant environ 1 400 kg. Malgré cela, elle permet une consommation maîtrisée sur route, à des vitesses légales d’autoroute, environ 7 L/100 km, mais en ville, à vitesse réduite, la consommation grimpe jusqu’à 12 L/100 km. Ce sont des moteurs qui consomment moins à vitesse élevée.
265, 300 ou 333 CV ?
La Golf la plus simple, avec 115 CV, débute à 29 100 €, un bon choix, à la consommation assez contenue et aux performances largement suffisantes. Son prix grimpe à 39 000 € avec la finition R-Line et 150 CV. Il existe aussi des versions hybrides rechargeables, de 272 CV, à la consommation incroyable et à une autonomie en mode électrique pouvant atteindre 131 km. Cette version GTI, avec le moteur 2.0 TSI et 265 CV, a un prix de départ de 50 000 €. La Clubsport , avec le même moteur mais 300 CV, est proposée à 52 000 €, et enfin la Golf R, avec 333 CV, débute à 58 000 €.
Fiche technique de cette voiture
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