Jeep Wrangler Sahara 2.8 CRD Aut., essai (Moteur, performances, comportement et consommation)

Diego G. Moreira     2 October 2013     6 min.
Jeep Wrangler Sahara 2.8 CRD Aut., essai (Moteur, performances, comportement et consommation)

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L’essai que nous vous proposons aujourd’hui chez Highmotor est particulier, surtout en raison de notre protagoniste, un 4×4 pur, de ceux qui sont aujourd’hui une véritable espèce en voie de disparition. Le Jeep Wrangler est un véritable tout-terrain : il est présent sur le marché depuis des années, fidèle à une image robuste et à des capacités 4×4 qui résistent à la mode des SUV.

Mais c’est aussi une voiture différente et singulière, car elle mêle un design très rétro à tout le confort d’une voiture moderne, ce qui la rend exclusive, grâce notamment aux différentes éditions spéciales lancées autour du Wrangler. Le Jeep Wrangler que nous avons testé est équipé du moteur 2.8 CRD de 200 CV avec boîte automatique et finition Sahara.

Moteur et performances

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200 CV, plus que suffisants pour mener le Wrangler avec une grande aisance, 200 CV fournis par un bloc de fabrication italienne, un moteur à quatre cylindres de 2,8 litres qui équipe les Jeep depuis plusieurs années et qui, dans sa dernière évolution, atteint 200 CV.

Mais le plus surprenant du moteur n’est pas sa puissance, c’est son couple, ce puissant quatre cylindres développe 410 Nm de couple, ce qui sera très utile en tout-terrain et donne une idée de la force de ce tout-terrain.

Grâce au réducteur, nous pouvons choisir entre plusieurs modes de traction, en traction 4×2, ce sont les roues arrière qui entraînent le véhicule. La réponse du moteur se fait sentir entre 2 500 et 3 500 tr/min, même si elle pousse déjà dès un peu plus de 1 500 tours.

Que ce soit sur terrain, avec une bonne reprise dès les bas régimes, ou sur autoroute, le Wrangler se déplace avec une grande aisance : il suffit d’appuyer sur la pédale d’accélérateur pour sentir ses 200 CV se réveiller. Cela dit, ce n’est pas un bloc souple : il est très puissant et nerveux, et la sonorité est élevée.

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Pour circuler en ville ou sur route, la boîte automatique à cinq rapports est recommandée, ce qui la rend plus maniable et surtout beaucoup plus confortable en milieu urbain. Ce n’est pas une boîte qui se distingue par sa rapidité, mais son fonctionnement est correct. Depuis le levier, on peut également l’utiliser en mode séquentiel.

Bien qu’elle ne compte que cinq rapports, ceux-ci sont très bien étagés et avec des développements longs ; c’est donc largement suffisant pour rouler sur route ou autoroute à un régime normal.

Comportement

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Maintenant que nous en savons un peu plus sur son moteur, parlons du comportement. Un tout-terrain pur est généralement très efficace sur le terrain, mais il est moins performant en dehors de son habitat naturel. Dans le cas du Jeep Wrangler, il est indéniable qu’il ne se comporte pas comme une berline sur route, mais il est vrai qu’il a beaucoup progressé sur ce point.

Nous avons parcouru 600 km sur autoroute avec lui et, grâce à son puissant moteur, il ne peine pas à maintenir la vitesse, tout en gardant un comportement tout à fait correct. Cela dit, sur route, il faut garder à l’esprit que les pneus ont un flanc important, que la propulsion est arrière et que le couple est élevé, et que les suspensions sont conçues pour un usage tout-terrain.

Si l’on oublie tout cela et que l’on souhaite pousser le Wrangler dans ses limites, le contrôle de stabilité veille à ce que nous ne perdions pas le contrôle du véhicule : à la moindre alerte, il intervient pour qu’il reste toujours maîtrisé.

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En somme, ce n’est pas une voiture qui se distingue par son dynamisme, mais aujourd’hui le Jeep Wrangler circule sur routes et autoroutes avec stabilité, et la puissance ne manque pas. En ville, avec la boîte automatique, s’engager au centre d’une grande agglomération peut sembler une folie, mais malgré ses dimensions, on est surpris par le bon angle de braquage dont il dispose.

Les freins sont puissants et fonctionnent correctement, mais la physique reste la physique et ils ne font pas de miracles : il faut toujours avoir conscience que l’on conduit une voiture lourde et ne pas pousser les freinages à l’extrême. Le point à améliorer est la direction, peu précise, qui ne transmet pas bien ce qui se passe au niveau des roues.

Comportement en tout-terrain

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Là où arrive un Jeep Wrangler, toutes les voitures n’arrivent pas. Il appartient au club très fermé des 4×4 purs, ceux qui peuvent s’aventurer dans des zones difficiles, qui ne craignent pas la boue, que la neige ne dérange pas, qui peuvent se salir sans que cela pose problème, et avec lesquels profiter de n’importe quel type de parcours.

Ses atouts sont une garde au sol considérable (il faut faire un petit saut pour monter à bord), des roues conçues pour quitter le bitume avec un flanc élevé, un réducteur, et de bons angles pour affronter n’importe quel obstacle en toute sérénité, sans oublier les protections de soubassement.

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Sur les sols glissants ou peu fermes, il n’est parfois même pas nécessaire d’actionner le réducteur : en étant doux sur l’accélérateur, le Wrangler passe sans problème grâce à ses pneumatiques. Si le parcours ou l’adhérence se compliquent, nous disposons toujours du mode 4×4 High ou, dans le pire des cas, du blocage 4×4 Low.

Nous l’avons testé sur des pistes forestières, des zones sablonneuses, des herbes humides à faible adhérence, et surtout sur des zones rocheuses, où il avance avec aisance et gravit les pentes en toute tranquillité. Sa seule aide électronique est le contrôle de descente, très utile dans les descentes difficiles.

Consommation

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Le chiffre favori du Wrangler, ce sont les 10 litres, les consommations tournent toujours autour de cette valeur. Sur autoroute, sur 600 km, il a affiché 10,2 litres aux 100 km. Sur route, il se situe entre 8,5 et 9,5 litres aux 100 km (tout dépend de la douceur de conduite).

En ville, il est facile de dépasser les 12 litres aux 100 km, surtout dans les embouteillages où les démarrages et les arrêts font grimper la consommation. L’autonomie nous semble perfectible : avec un réservoir de 67 litres, elle devrait théoriquement permettre un peu moins de 600 km, mais pour un long voyage ou pour rouler sur route ou en ville, un réservoir un peu plus grand ne lui ferait pas de mal.

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Dans la seconde partie de l’essai, nous allons parler du design, ce design si reconnaissable Jeep, de l’habitacle, de l’espace offert aux quatre occupants et de son coffre (que nous avons déjà annoncé comme peu spacieux).

Photos | R. Rodriguez, S. Rodriguez, Diego G. Moreira, et remerciements à l’ensemble de l’équipe qui a rendu possible la séance photo.

Fiche technique de cette voiture


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