Que se passe-t-il avec la SEAT Ateca 2.0 TDI 150 CV 4x2 ? SEAT trouve la solution

La situation n’est pas très calme chez SEAT. Le lancement du SUV Ateca, l’un des plus importants pour la marque espagnole ces dernières années, a causé plus d’un casse-tête aux responsables de la marque.
Et un supposé problème d’homologation a entraîné une série de mésaventures que la marque doit maintenant résoudre.
L’Ateca est le premier SUV de SEAT, un pari que l’on peut qualifier presque de « nécessaire » sur un marché où tout ce qui porte « SUV » dans son nom a infiniment plus de chances de réussir auprès d’un public qui s’est habitué à ce type de véhicule basé sur une berline, dont les atouts majeurs sont la praticité, l’image et la position de conduite surélevée.
SEAT arrive « en retard » sur un segment déjà plus que consolidé, avec le Qashqai de Nissan comme créateur et leader incontesté. L’Ateca, construit sur la plateforme modulaire MQB et dérivé de la Leon, offre une image plus travaillée, un intérieur de qualité et une gamme de motorisations très large.
C’est sur le terrain des moteurs que SEAT a vu naître son problème. Dans une première phase, l’Ateca arriverait avec des motorisations essence TSI et diesel TDI, toutes à quatre cylindres, suralimentées et à injection directe. De plus, SEAT annonce la possibilité d’une transmission avant ou intégrale connectable.

Il y a quelques semaines, l’une des versions qui, a priori, pouvaient connaître le plus grand succès, la 2.0 TDI de 150 CV à traction avant, a disparu mystérieusement des catalogues de la marque. Sa disparition a également entraîné l’annulation et le blocage, de la part de la marque, des commandes déjà signées.
Dans une première phase du problème, la marque a expliqué sur les réseaux sociaux que l’incident s’était produit en raison d’un excès de demande pour cette version, et que pour y remédier, sa commercialisation avait été temporairement suspendue. De plus, selon SEAT Espagne, les véhicules « effectuaient les tests habituels réalisés de manière routinière pour compléter le processus d’homologation ».
Il semblerait que SEAT, dans une manœuvre douteuse, ait d’abord botté en touche pour ne pas clarifier les causes de ce retard, ce que semble confirmer l’article de nos confrères de KM77.com. Et l’Ateca 2.0 TDI 4×2 n’aurait pas réussi les tests d’homologation, en raison d’un problème d’émissions de son moteur.
Une réponse officielle à temps aurait évité bien des problèmes à la marque espagnole
Pourquoi alors la version 2.0 TDI de 150 CV à transmission intégrale n’a-t-elle connu aucun problème ? La réponse se trouve dans les systèmes antipollution utilisés sur les deux versions. Alors que la variante à traction avant utilise un filtre à particules, l’Ateca à transmission intégrale a recours à l’injection d’urée -AdBlue-, une solution plus complexe et plus coûteuse.
À ce jour, SEAT n’a communiqué aucune information officielle à ce sujet, mais nous savons que la marque espagnole propose aux clients ayant commandé cette version précise l’option d’accéder au même modèle avec la transmission intégrale, sans surcoût pour eux.
La version 4×4 recourt, comme nous l’avons déjà indiqué, à une solution d’urée pour respecter la norme antipollution Euro 6. Elle diffère également de la 4×2 sur des aspects tels que le schéma de suspension arrière : alors que l’Ateca à traction avant est équipé d’un essieu à poutre de torsion, la 4×4 monte un système indépendant multibras.
Outre la suspension, l’autre changement significatif concerne évidemment le système de transmission, qui passe d’une traction avant uniquement sur la 4×2 à une transmission intégrale connectable par embrayage Haldex de 5e génération sur la 4×4. Ce système améliore la motricité, mais dégrade la consommation, qui passe de 4,4 litres/100 km en cycle mixte pour la 4×2 à 5,1 litres/100 km pour la 4×4, commercialisée sous le nom de 4Drive.
Enfin, SEAT semble avoir trouvé la solution au problème de l’Ateca. La démarche logique de la marque était celle qu’elle a adoptée, c’est-à-dire installer également l’AdBlue sur la version à deux roues motrices, afin que la variante puisse être homologuée. Ce processus représentera un investissement considérable pour la marque espagnole, qui a par ailleurs vu son image se détériorer après quelques semaines de silence.
Fiche technique de cette voiture
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