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Audi A3 Sportback e-tron, présentation et essai à Majorque

Audi vous a convoqués dans l’archipel des Baléares pour découvrir de première main les débuts d’une technologie qui sera fondamentale dans sa vision d’avenir.
Il s’agit de la technologie e-tron, dont la première application réelle se concrétise dans l’A3 Sportback que nous avons pu essayer sur les routes des îles.
Qu’est-ce que l’Audi e-tron ?
« e-tron » est le nom que la marque aux quatre anneaux attribue à la technologie hybride rechargeable, qu’elle développe depuis longtemps, et dont le premier pas dans le monde réel a été l’A3. Il ne s’agit donc pas d’un modèle spécifique de la compacte : dans les prochains mois, nous verrons la gamme e-tron commencer à s’étendre progressivement à d’autres segments aussi différents que celui des SUV premium (le Q7 disposera d’une variante e-tron) ou celui des supersportives, avec une future R8 e-tron.
Design intérieur et extérieur
Le design de l’A3 e-tron ne varie guère par rapport aux versions conventionnelles. Cela ne signifie pas pour autant que Audi n’ait pas voulu apporter une touche distinctive, avec de petits détails qui feront remarquer à l’œil averti qu’il ne s’agit pas d’un A3 ordinaire. La calandre avant présente une finition spécifique avec un plus grand nombre de lamelles chromées. De plus, le pare-chocs avant est doté d’appliques chromées en partie basse qui attirent rapidement le regard.

Les jantes en alliage de 18 pouces présentent un dessin multibranches spécifique qui, une fois en mouvement, donnent presque l’impression de roues carénées, apportant une touche futuriste à l’ensemble. Les modifications extérieures se complètent par un pare-chocs arrière spécifique avec deux moulures trapézoïdales en partie basse qui simulent deux sorties d’échappement. En réalité, celles-ci sont dissimulées derrière le pare-chocs. Les logos portant la mention « e-tron » se trouvent sur la calandre, sur le hayon et sur les ailes avant.
À l’intérieur, aucun changement, à l’exception d’une instrumentation spécifique avec un compte-tours qui, au lieu des régimes moteur, indique la puissance utilisée à chaque instant. De plus, à la place de la température, un indicateur formé de barres LED nous signale le niveau de charge de la batterie lithium-ion.

On trouve également la mention « e-tron » sur le tableau de bord, le levier de vitesses et les seuils de portes. On remarque aussi un interrupteur spécifique permettant de sélectionner les différents modes de conduite.
Technologie
Le volet technologique est l’un des points clés de ce modèle. L’A3 e-tron présente de grandes similitudes avec un autre modèle du groupe VW. Quelques indices : moteur 1.4 TSI de 150 CV, batterie d’une autonomie de 50 km en mode électrique, boîte DSG, 204 CV au total… Cela vous rappelle quelque chose ?
Si certains ont pensé à la Golf GTE, sachez qu’ils ne se trompent pas. Il s’agit en effet d’un développement parallèle dans lequel chaque marque a adopté une approche différente. Tandis que VW a recherché une touche plus sportive, la firme aux quatre anneaux a choisi de doter l’A3 e-tron d’une approche plus bourgeoise, sans pour autant négliger les performances.

La base technique de l’A3 e-tron est une conception hybride rechargeable dans laquelle un moteur thermique 1.4 TSI de 150 CV et 250 Nm fonctionne en association avec un moteur électrique de 102 CV et 330 Nm. Ces deux groupes, situés en position avant, travaillent ensemble grâce à une boîte automatique à double embrayage et six rapports S-Tronic.
Fonctionnant de concert, l’A3 e-tron délivre un total de 204 CV et 350 Nm, ce qui est toujours le cas lorsque la batterie dispose d’une charge suffisante. La batterie lithium-ion, placée sous l’essieu arrière, offre une capacité de 8,8 kWh, suffisante pour parcourir, en théorie, environ 50 km en mode entièrement électrique. Elle se recharge sur une prise domestique en 3 heures et 45 minutes, et un peu plus de deux heures sur une prise industrielle. Il n’est pas possible de la recharger rapidement.

Les performances sont plus que notables, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 7,6 secondes, pour une vitesse maximale de 222 km/h. Le tout avec une consommation homologuée de 1,6 litre aux 100 km. Il faut bien comprendre qu’en conditions normales il ne sera pas possible de s’approcher de ces chiffres, le cycle d’homologation des modèles hybrides rechargeables favorisant l’obtention de ces valeurs si flatteuses.
Conduite : comment se comporte l’A3 e-tron ?
Une fois installés à bord de l’A3, peu de choses changent au démarrage avec la version e-tron. Il suffit d’appuyer sur la pédale de frein et de presser le bouton « Start&Stop » pour que la compacte allemande prenne vie et nous signale, par un message sur l’écran central, qu’elle est prête à partir.

À aucun moment on n’a l’impression de conduire un véhicule « bizarre » ou spécial. La conduite à basse vitesse se fait, dans la quasi-totalité des situations, en mode entièrement électrique, ce qui apporte un surcroît de douceur et de silence des plus agréables. Le freinage est de type récupératif : si l’on appuie doucement sur la pédale, c’est le système électrique qui se charge de réduire la vitesse. Si l’on demande une puissance de freinage plus importante, interviennent alors les disques et plaquettes traditionnels.
Une fois sur route, l’A3 e-tron fait preuve d’un bon aplomb grâce aux 1 540 kilos bien répartis entre les deux essieux, grâce notamment à la position des batteries et du réservoir de carburant sur l’essieu arrière. C’est un poids assez élevé pour le segment dans lequel évolue ce modèle, mais si l’on tient compte de ce qu’il cache « dans ses entrailles », il paraît moins lourd.

Sur les routes sinueuses, en accélérant un peu plus le rythme, l’A3 répond avec beaucoup d’aisance. La réponse est toujours largement suffisante grâce aux importantes réserves de puissance dont dispose le système à tout moment, ce qui permet d’accélérer chaque fois que les conditions le permettent. Le comportement en courbe ne diffère pas beaucoup de celui de n’importe quel autre A3 ; il existe peut-être un peu plus d’inertie due à la prise de poids, que la suspension durcie retient sans difficulté. On regrette l’absence de palettes au volant — que possède pourtant son « frère » la Golf GTE — pour profiter plus confortablement des six rapports.
L’A3 e-tron propose quatre modes de conduite différents : le EV, entièrement électrique, le Hybrid Auto, dans lequel la voiture se charge en permanence de trouver la combinaison optimale entre performances et consommation, le mode Hybrid Hold, qui maintient la charge de la batterie, et le mode Hybrid Charge, dans lequel le moteur TSI, en plus de propulser les roues, agit aussi comme générateur et recharge les batteries.
Ces quatre modes peuvent ensuite se combiner avec les profils de conduite (Efficiency, Comfort, Dynamic, Individual) du Audi Drive Select, que nous connaissons déjà sur d’autres modèles de la marque.

Les consommations dépendent beaucoup des parcours et de la façon dont on les effectue. C’est un véhicule très sensible à la conduite : en conduite normale, détendue, en mode Hybrid Auto, il est possible de rester aux alentours de 4 à 5 litres sans grand effort. À titre de référence, sur un trajet d’environ 100 km par routes de montagne à un rythme assez léger, la consommation moyenne affichée par l’ordinateur était de 8,6 litres. En revanche, sur un autre parcours mixte de 30 km, en utilisant majoritairement le mode électrique, le chiffre final n’a été que de 2,3 litres aux 100 km.
Photographie | Daniel Valdivielso
Fiche technique de cette voiture
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