Essai de la Q7 3.0 TDI quattro ultra, vitrine technologique
La Audi Q7 a été entièrement renouvelée, et elle passe maintenant par la section essais de Highmotor dans sa version 3.0 TDI ultra quattro de 218 CV.

La famille Q de Audi s’élargit de plus en plus. Son fleuron est à ce jour le Audi Q7, dont la deuxième génération a été lancée sur le marché il y a deux ans environ.
Elle passe aujourd’hui par notre section essais avec sa motorisation la plus modeste, un 3.0 TDI, décliné en version Ultra et développant 218 chevaux, avec transmission intégrale quattro.
L’histoire de la Q7 remonte à 2005, lorsque la première génération a vu le jour au Salon de Francfort, marquant le début de l’aventure de la famille Q. La Q7 a toujours incarné les caractéristiques les plus technologiques et avancées du constructeur aux quatre anneaux, un esprit resté intact dans cette deuxième génération, lancée sur le marché en 2015.
Design extérieur, en tête du peloton

La nouvelle carrosserie de la Q7 apporte un langage stylistique plus affirmé, qui s’est depuis étendu aux nouvelles créations de la marque aux quatre anneaux. La Q7 conserve l’essence SUV qui la caractérise depuis ses débuts, mais son allure est désormais plus marquée, plus agressive.
Si la nouvelle image de la Q7 se distingue avant tout par sa face avant, très imposante grâce à la calandre Singleframe, signature de la maison, qui, dans cette deuxième génération du modèle allemand, est réalisée en trois dimensions. De part et d’autre de celle-ci se déploient les projecteurs avant, avec une signature lumineuse LED singulière.
Dans la partie inférieure de la face avant, on trouve quelques moulures décoratives qui, selon l’équipement, abritent les émetteurs-récepteurs radar de certaines fonctions de confort et de sécurité du véhicule. L’ensemble est finement soigné, ajusté avec une grande précision.

Le profil est sans doute la partie qui a le moins changé par rapport à la première génération. La Q7 conserve en effet l’objectif d’offrir une carrosserie généreuse avec beaucoup d’espace intérieur, ce qui impose des lignes assez précises. C’est pourquoi la surface vitrée conserve une forme très proche de celle de la génération précédente, bien que les passages de roue soient plus marqués et qu’une moulure décorative contrastée ait été installée en partie basse, améliorant visuellement les qualités dynamiques de l’ensemble.
On retrouve également, par exemple, le cadre chromé des vitres et les barres longitudinales du toit, ainsi que la ligne de tension qui naît au niveau de l’aile avant et se termine au feu arrière, parcourant tout le flanc et marquant nettement la ceinture du véhicule. Les rétroviseurs ont changé de place : ils sont désormais montés sur la portière au lieu de l’encadrement de vitre, laissant place à un petit vitrage sur la portière.

Elle reste facilement identifiable comme une Audi
À l’arrière, on retrouve certains détails typiques de la construction de la famille Q, comme le hayon avec les feux intégrés et, par conséquent, la présence d’une bande lumineuse supplémentaire sur le pare-chocs. Dans l’ensemble, le dessin est assez similaire à celui de son prédécesseur, mais tous les traits ont été affinés, comme sur le reste du véhicule.
Les feux arrière bénéficient désormais d’une signature lumineuse diurne, de forme proche de celle de l’avant, également réalisée en technologie LED. Les sorties d’échappement -réelles- sont désormais rectangulaires au lieu d’arrondies, s’accordant bien mieux avec le langage stylistique d’un ensemble qui mesure 5,05 mètres de long et 1,98 mètre de large, avec une hauteur variable selon le réglage de la suspension pneumatique lorsqu’elle est équipée.
Design intérieur, la qualité sur toute la ligne
À l’intérieur, la rupture est totale avec l’habitacle de son prédécesseur. La Q7, avec la nouvelle génération de la TT, a marqué le début d’une nouvelle ère de design au sein de la marque aux quatre anneaux, où les lignes droites et le minimalisme sont les grands protagonistes.

En effet, l’ancienne planche de bord de la Q7, avec sa grande bulle qui parcourait toute la partie supérieure et regroupait les éléments à la disposition du conducteur, a cédé la place à une planche de bord beaucoup plus plate, aux lignes droites et simples, qui conserve néanmoins un grand attrait grâce, surtout, à l’association de différents matériaux utilisés dans sa conception.
L’habitacle de notre Q7 est une véritable démonstration du savoir-faire de Audi en matière de construction d’intérieurs, domaine où elle surpasse aujourd’hui tous ses rivaux, à l’exception de Porsche et Bentley. Chaque matériau est choisi avec soin, chaque bouton ou interrupteur présente une sensation mesurée, extrêmement précise. C’est vraiment un plaisir que de passer du temps à bord.

Aujourd’hui, les habitacles de Audi n’ont aucun rival parmi leurs concurrents
L’instrumentation est, avec l’écran du système de divertissement –escamotable, comme il se doit, rien de fixe ni d’encastré comme chez la plupart de ses rivaux-, les seuls éléments qui émergent de la planche de bord. À vrai dire, les tweeters du système audio optionnel Bang&Olufsen apparaissent également au démarrage du véhicule, dans un mouvement presque sensuel.
Une grande grille d’aération parcourt une bonne partie de la planche de bord, menant à une moulure en bois qui accueille les commandes de climatisation, d’une finition exquise. Tous les boutons sont disposés de manière logique, de sorte qu’on ne trouvera aucun bouton ou interrupteur « épars » ou dans un emplacement caché.
La console centrale, très large, regroupe elle aussi un bon nombre de boutons, ainsi que la commande du levier de vitesses, le MMI avec pavé tactile et la molette de réglage du volume. On dispose également de deux porte-gobelets et d’un petit rangement pour clés ou pièces de monnaie. Enfin, un accoudoir divisé et réglable indépendamment pour le conducteur et le passager.

Le poste de conduite est agréable et futuriste. Le volant, aplati dans sa partie inférieure -en option-, présente une jante épaisse, recouverte de cuir et de cuir perforé, ainsi que des boutons sur les branches et de petites palettes à l’arrière. Le combiné d’instruments est le désormais familier Audi Digital Cockpit, un grand écran de 12,3 pouces à haute résolution capable de fournir au conducteur toutes sortes d’informations de manière très visuelle et attrayante.
De plus, notre unité était équipée d’un système de projection d’informations sur le pare-brise Head-Up Display, capable d’afficher certaines données de façon rapide et claire, réduisant la fatigue du conducteur, qui n’a plus besoin de fixer son regard sur deux points différents -instrumentation et route- en conduisant.

L’espace à bord de la Q7 demeure l’un de ses principaux atouts. Aux places avant, on dispose, outre d’une largeur et d’une hauteur généreuses, de sièges sport à réglage électrique et à extension de cuisse. À la deuxième rangée, on trouve trois sièges individuels à réglage indépendant, tant longitudinal que de l’inclinaison du dossier. Un climatiseur quatre zones à régulation indépendante est également proposé pour les places arrière.
La troisième rangée de sièges, en option, offre deux places supplémentaires. Leur utilisation est extrêmement simple, car elles se replient et se déploient électriquement. L’accès se fait par la deuxième rangée, qui dispose d’un mécanisme permettant de replier et de faire coulisser les sièges extérieurs afin de faciliter l’accès à la troisième rangée.

Dans le pire des cas, le coffre offre 295 litres lorsque tous les sièges sont déployés. Si l’on masque la troisième rangée, la capacité du coffre atteint 770 litres, et si l’on rabat également la deuxième rangée, la Q7 se transforme en véritable soute, avec plus de 2 000 litres de capacité. Le seuil de chargement est désormais plus bas et, si l’on dispose de la suspension pneumatique, un système abaisse l’essieu arrière pour faciliter les manœuvres de chargement et de déchargement. Le hayon est, de série, à commande électrique.
Dynamique, l’électronique au service du conducteur
La deuxième génération de la Audi Q7 repose sur une plateforme modulaire de conception nouvelle baptisée MLB Evo, évolution profonde de la MLB que le Groupe Volkswagen utilise depuis 2007. La nouvelle MLB Evo est la même plateforme qu’utilisent, par exemple, la Audi A4 ou la Bentley Bentayga.

La principale différence par rapport à l’ancienne Q7 réside dans le poids. En effet, le géant allemand a suivi un profond régime amaigrissant qui a permis d’alléger de plus de 300 kg par rapport au même modèle de la génération précédente, une baisse de poids qui profite à la dynamique et à une consommation plus raisonnable.
Notre Q7 est équipée du moteur le plus modeste de toute la gamme de ce gigantesque SUV allemand. Il s’agit d’un moteur 3.0 TDI V6 de 218 CV et 500 NM, qui porte en outre l’appellation « Ultra », signe de son optimisation en matière de consommation et d’émissions.
Associée à ce groupe motopropulseur, on trouve une boîte automatique à 8 rapports Tiptronic avec convertisseur de couple, une transmission extrêmement souple et bien calibrée, dont la principale qualité est précisément de passer totalement inaperçue lors d’une conduite normale. Cette transmission transmet la puissance aux roues par un système de transmission intégrale permanente à contrôle vectoriel, capable de modifier sa répartition dans une plage allant de 70:30 à 15:85.

Avec ce moteur, la Q7 accélère de 0 à 100 km/h en 7,3 secondes, et atteint une vitesse de pointe de 216 km/h. Sa consommation homologuée moyenne est de 5,8 litres/100 km, soit 6,3 litres/100 km en cycle urbain et 5,4 litres/100 km en cycle extra-urbain, pour des émissions de 150 g de CO2, respectant la norme Euro 6 grâce à la présence d’un système d’injection AdBlue.
Dans la vie réelle, ce moteur qui, a priori, avec « seulement » 220 CV, peut sembler un peu juste, se comporte de manière excellente dans toutes les situations. Il est capable de mouvoir l’ensemble avec agilité, sans jamais manquer de force, soutenu, comme nous l’avons déjà évoqué, par l’excellente transmission Tiptronic. Quant aux consommations, les chiffres homologués s’éloignent assez de la réalité : sur 2 500 km d’essai, l’ordinateur de bord nous a affiché 8,5 litres/100 km, un résultat que nous trouvons tout à fait bon, même s’il ne correspond pas à celui des « papiers ».
La Q7 se déplace avec une grande aisance dans pratiquement toutes les situations. Le confort est indiscutable, brillant surtout lors des longs trajets sur autoroute, où la Q7 révèle tout son potentiel, offrant une qualité de filtrage et d’insonorisation extrêmement bonne.

En ville, elle peut parfois paraître trop volumineuse dans certaines situations, mais c’est logique si l’on tient compte du type de véhicule qu’elle est. Sur les routes sinueuses, l’allègement évoqué plus haut se fait nettement sentir, mais nous ne pouvons pas oublier le type de véhicule que nous avons entre les mains, avec plus de 2 000 kg qui génèrent des inerties qu’il faut maîtriser.
Technologie, la référence absolue
Le déploiement technologique de la Q7 est absolument impressionnant. Précisons d’emblée qu’une bonne partie des systèmes mentionnés dans cette analyse font partie de l’immense liste d’équipements optionnels. Heureusement, notre unité était quasiment entièrement équipée, ce qui nous a permis d’en tester personnellement le fonctionnement.
Pour commencer par le châssis, cette Q7 était dotée de la suspension pneumatique adaptative évoquée, avec 5 réglages de hauteur différents. Ils sont associés au système de modes de conduite Audi Drive Select, de sorte qu’en plus de la hauteur, la fermeté et le filtrage sont également modifiés. Le système de freinage se compose de disques autoventilés sur les quatre roues, avec étriers fixes à 6 pistons sur l’essieu avant.

En plus du système de suspension, la Q7 peut être équipée d’un système de direction intégrale, grâce auquel les roues arrière peuvent braquer au maximum de 5° dans un sens ou dans l’autre, améliorant la maniabilité à basse vitesse et la stabilité à vitesse plus élevée.
Bien sûr, toutes sortes d’aides à la conduite sont également présentes. En effet, la Q7 n’est plus qu’à un pas de la conduite autonome, au point que la combinaison de l’assistant de maintien de voie Lane Assist, du régulateur de vitesse adaptatif et des assistants d’angle mort et d’embouteillage (Traffic Jam Assist) offre une conduite absolument aisée et maîtrisée.

La quantité de technologies disponibles est tout simplement impressionnante
Nous ne pouvons pas non plus omettre un autre des meilleurs systèmes du véhicule, l’éclairage Matrix LED, qui assure une visibilité optimale dans toutes les situations. Grâce à la gestion individualisée des différents modules lumineux de chaque projecteur, la Q7 peut activer les feux de route dans presque toutes les situations sans éblouir les autres conducteurs.
En matière de confort et de divertissement, la Q7 s’impose une fois de plus comme une référence du segment. Si nous évoquions plus haut le savoir-faire de Audi dans la construction des intérieurs, nous devons insister sur l’éclairage d’ambiance, un élément de plus en plus présent sur les véhicules neufs et qui, sur la Q7, est irrésistiblement séduisant. Pratiquement tous les contours de l’habitacle sont éclairés, directement ou indirectement, par des bandeaux LED dont nous pouvons régler à notre guise la teinte comme l’intensité.

Bien sûr, le système audio optionnel signé Bang&Olufsen mérite un commentaire à part. Composé de 23 haut-parleurs offrant une puissance totale de 1 900 W, l’habitacle de la Q7 se transforme en une véritable salle de concert. Le son est absolument incroyable. Il est impossible, en reproduisant un morceau de qualité, d’atteindre la distorsion. On finit par ne plus rien entendre parce que nos oreilles souffrent, mais la musique continue de sonner avec la meilleure qualité possible.
Gamme et versions, combien coûte le modèle que vous voyez ?
Nous entrons ici sur un terrain glissant. Commençons par le commencement : la gamme de la Q7 démarre aujourd’hui à 63 690 € pour la Q7 3.0 TDI ultra quattro 218 CV, qui grimpe ensuite à 69 950 € si l’on choisit les finitions Design ou Sport. Si l’on préfère la finition Black Edition, il faut débourser au minimum 74 420 €.
Les prix du moteur 3.0 TDI 272 CV commencent à 67 690 € et ceux de la variante hybride rechargeable e-tron quattro à 84 620 €. En tête de gamme, la SQ7 TDI, dont le prix débute à 114 445 €.

Notre unité était affichée à 69 950 € au départ, mais son prix final est sensiblement plus élevé, car la liste d’équipements optionnels qu’elle embarque est pratiquement interminable. Parmi les éléments les plus notables, on trouve les projecteurs Matrix LED, la fermeture assistée des portières, les jantes de 21 pouces, l’équipement audio Bang&Olufsen, le pack cuir intégral avec Alcantara pour le toit et les montants, le toit panoramique, la troisième rangée de sièges, le Digital Cockpit, les vitrages doubles à l’avant ou le système de navigation MMI Plus.
Au final, les près de 70 000 € de départ dépassent largement les 100 000 € du tarif, pour atteindre, en réalité, environ 120 000 € à la sortie. Soit près de 20 millions de l’ancienne peseta pour l’un des SUV les plus technologiques et avancés du moment. Reste à chacun de juger si ce montant est démesuré ou s’il est prêt à le payer.
Fiche technique de cette voiture
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