Savez-vous contrôler votre voiture ? 90 % des utilisateurs réclament davantage de formation de la part des concessionnaires

Jaime Gomez     11 January 2017     3 min.
Savez-vous contrôler votre voiture ? 90 % des utilisateurs réclament davantage de formation de la part des concessionnaires

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Le II Rapport « Les Espagnols face à la Nouvelle Mobilité » a été élaboré par le Centre de Démoscopie de la Mobilité et analyse l’opinion de 4 445 participants.

Aujourd’hui, les voitures intègrent d’innombrables avancées technologiques. Huit conducteurs sur dix affirment utiliser fréquemment les dispositifs équipant leur véhicule, ce qui signifie que la technologie est bien accueillie par le public. Néanmoins, face à tant de changements et d’innovations, les conducteurs réclament davantage de formation technologique pour tirer pleinement parti de leurs véhicules.

Selon les résultats du rapport, 76 % des participants estiment que la marque ou le concessionnaire lui-même devrait jouer le rôle d’« instructeur technologique » auprès du client, et neuf conducteurs sur dix réclament davantage de formation technologique pour mieux contrôler leur voiture.

Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, 28,5 % des jeunes de 18 à 24 ans rejettent l’utilisation de la voiture autonome. « On peut bien comprendre le fonctionnement de la batterie d’une voiture ou comment vérifier le niveau d’huile du moteur, mais quelqu’un devrait nous expliquer comment verrouiller la voiture depuis le smartphone ou comment conduire avec le téléphone reproduit sur l’écran du tableau de bord », affirme Juan Hernández Luike, d’Autofácil.

Le directeur général d’AutoScout24, Gerardo Cabañas, se prononce également en faveur d’un engagement accru des marques dans la formation aux nouvelles technologies automobiles : « On parle beaucoup du rôle futur des concessionnaires, qui continueront à faire ce qu’ils font, c’est-à-dire principalement vendre, mais devront en outre assumer un rôle technologique. D’une part, celui de prescripteur, en indiquant quelle voiture, sur le plan technologique, correspond à mes besoins ; et d’autre part celui d’instructeur, en expliquant comment fonctionne la technologie intégrée. Lorsqu’un client repart avec la voiture qu’il a achetée, 95 % de l’explication du vendeur portera sur la technologie, et les 5 % restants, voire moins, concerneront des choses comme l’emplacement du levier qui ouvre le capot ».

grafico-coches-autonomosD’autre part, la conduite autonome suscite de nombreux doutes chez les conducteurs : deux sur trois ne s’imaginent pas aux mains d’une voiture autonome, même si 30 % laissent entrevoir la possibilité de changer d’avis à l’avenir. « L’horizon de l’automobile semble être la voiture autonome, mais pour l’instant elle suscite davantage de doutes que d’envie d’y monter. Beaucoup la méconnaissent et, de manière générale, les conducteurs estiment avoir besoin de plus d’informations et de connaissances sur l’ensemble des avancées technologiques dont leur voiture est déjà équipée aujourd’hui », assure Juan Hernández Luike.

Le rejet de la voiture autonome a un impact plus ou moins fort selon l’âge du conducteur. D’après cette étude, les jeunes de 18 à 24 ans la rejettent à hauteur de 28,5 %, tandis que seuls 10 % des adultes âgés de 55 à 64 ans s’y opposent. L’explication la plus logique de ce phénomène est que le jeune conducteur, à ses débuts, préfère tenir le volant, alors que chez les conducteurs plus expérimentés, c’est le confort qui s’impose.

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