Essai de l'Audi A6 50 TDI 286 CV Quattro, berline présidentielle avec vignette ECO
Nous prenons le volant et analysons à fond l’Audi A6 50 TDI 286 CV Quattro, une berline puissante et technologique qui dispose en outre de la vignette ECO.

La marque allemande aux quatre anneaux a réalisé un travail colossal avec la nouvelle génération de l’Audi A6, la plaçant au niveau de ses grands frères de gamme. Si l’énorme espace intérieur s’ajoute au bloc diesel 50 TDI – nouvelle appellation du moteur 3.0 V6 TDI -, avec ses 286 CV et la transmission Quattro, le résultat final est tout simplement sublime.
Si vous recherchez une berline très spacieuse pour voyager, avec un moteur qui se distingue par ses performances et un arsenal technologique digne d’une A8, vous allez sûrement apprécier cette Audi A6 50 TDI 286 CV Quattro.
Design : élégance extérieure avec un intérieur spacieux et avant-gardiste

À l’extérieur, l’image de cette A6 respire l’élégance : une berline traditionnelle à trois volumes, mais aux lignes droites élégantes et imposantes, qui attire le regard partout où elle passe. On remarque les projecteurs avant à technologie full-LED offrant un éclairage remarquable ou ses énormes jantes de 20 pouces (avec 19 pouces, cela aurait suffi), tandis qu’à l’arrière les feux se prolongent et dessinent la poupe avec une ligne chromée qui apporte la touche élégante. Détail curieux : malgré les chromes inférieurs, la sortie d’échappement n’est pas visible.
En passant à l’intérieur, on est agréablement surpris de voir qu’ils ont pris la base de l’A7 pour l’habitacle de leur berline plus traditionnelle. Ce qui attire d’abord notre regard, c’est la énorme console centrale en plastique noir brillant (le matériau utilisé est le seul reproche à faire à la qualité intérieure élevée), avec double écran tactile au toucher tout simplement remarquable (l’écran de la climatisation se transforme en tableau où écrire une adresse, par exemple).

Le reste des finitions est en plastique souple ou en cuir, nous avons beaucoup aimé l’éclairage d’ambiance qui change selon le mode de conduite. La partie technologique est présente dans tout l’habitacle, de l’instrumentation entièrement numérique au système à double écran tactile.
La position de conduite est très confortable : on peut dévorer les kilomètres assis sans que le dos ne proteste, et s’il le fait, on peut toujours activer la fonction massage du siège pour réduire la pression (un équipement très recommandé pour ceux qui voyagent beaucoup, tout comme les sièges ventilés et chauffants). Au volant, on se sent à l’aise, la sensation d’espace est présente, la visibilité est bonne et tout est à portée de main.

Les places arrière sont dignes d’une voiture officielle (en gardant les proportions avec son grand frère de gamme, l’Audi A8). Il y a beaucoup d’espace pour les pieds et la tête, ainsi que des sorties d’air arrière en deux points et une climatisation dédiée pour gérer le confort thermique.
Le coffre est correct, avec une capacité de chargement de 530 litres, et l’intérieur dispose de plusieurs compartiments pour ranger nos affaires, avec une zone de recharge sans fil pour téléphones dans l’accoudoir avant.
Moteur et performances : souple et percutant avec la vignette ECO

Derrière la désignation 50 TDI se cache un moteur diesel 3.0 V6 de 286 CV, mais grâce au système de micro-hybridation il obtient le précieux label ECO. Ce qui frappe d’abord dans ce bloc, c’est sa douceur, tandis que la bonne insonorisation de l’habitacle nous isole de tout.
Sa réponse est franche lorsqu’on appuie sur l’accélérateur, surtout au-delà de 2 500 tours et jusqu’à presque 5 000. En revanche, la boîte automatique à huit rapports Tiptronic (et son poids de 1 900 kg) n’est pas aussi rapide qu’on pourrait l’attendre d’une voiture de près de 300 CV : il lui manque de l’immédiateté, mais une fois qu’on s’y habitue, le moteur fait gagner de la vitesse à cette A6 rapidement.

Une fois habitué à la boîte, si l’on sélectionne le mode Sport, la réponse du bloc devient très performante et l’on se retrouve plaqué contre le siège. Ce que la boîte apporte en revanche, c’est beaucoup de confort, qualité dont cette
Audi A6 fait preuve.
Comportement : agile comme une citadine et confortable sur tous les terrains
Avant de parler du comportement, il faut rappeler que cette Audi A6 intègre la transmission intégrale Quattro et un équipement très recommandé : la direction dynamique sur les quatre roues. Cela permet de se faufiler dans les rues les plus étroites de Séville, Barcelone ou Madrid avec l’agilité d’une citadine, ou de profiter d’une route de montagne sinueuse en constatant qu’un léger mouvement du volant suffit pour que l’A6 réponde instantanément à nos ordres.
Dans la douceur sur autoroute ou route
, où l’on a l’impression de flotter grâce à la suspension pneumatique, s’ajoute une efficacité plus que convaincante dans les virages des cols de montagne. On peut choisir entre plusieurs modes de conduite qui agissent sur la réponse de l’accélérateur, la boîte de vitesses, la suspension et la direction : Efficiency, Auto, Dynamic, Confort et Individual.
En définitive, sur l’asphalte son niveau de confort est remarquable, il est même économe, car le moteur peut s’éteindre complètement (mode Efficiency) dans certaines situations où l’on ne touche pas à l’accélérateur. Et si l’on veut s’amuser, son moteur, son châssis et sa capacité de reprise nous arracheront un sourire : il passe de 0 à 100 km/h en 5,5 secondes. Enfin, en ville, c’est une voiture vraiment pratique,
avec un arsenal technologique qui permet de se garer ou de manœuvrer partout.
Consommation : vignette ECO et consommation maîtrisée
Non seulement elle est écologique grâce à son système de micro-hybridation qui aide à réduire les émissions et coupe même le moteur en marche lorsque nous n’avons pas besoin de puissance, mais les consommations sont également très contenues pour une berline de 286 CV.
Sur autoroute, la consommation moyenne est de 6,4 litres aux 100 km,
et il est très difficile de dépasser les 7 litres aux 100 km. Sur route, cela dépend de notre façon de conduire : si l’on fait attention à l’accélérateur et qu’on se laisse séduire par sa douceur, il est facile de se rapprocher de 6 à 6,2 litres aux 100 km. Si l’on est plus agressif, le chiffre grimpe jusqu’à 7 litres aux 100 km. En ville, c’est là que le chiffre augmente le plus : il est facile d’atteindre environ 9 litres aux 100 km.
Équipement : technologiquement avancée avec plus d’une trentaine de systèmes d’aide à la conduite
La liste d’équipements est presque infinie sur cette Audi A6,
tant de série qu’en options dont le prix dépasse largement les 30 000 euros. Dans le domaine de la sécurité, outre les multiples airbags, le contrôle de stabilité ou le freinage d’urgence en cas de collision, on trouve aussi des extras comme : l’alerte de franchissement involontaire de ligne (qui agit sur la direction si nous sortons de voie par inadvertance), l’alerte d’angle mort dans le rétroviseur, la détection des piétons avec freinage automatique, la caméra de vision nocturne avec détection des piétons, l’alerte de trafic arrière, entre autres.
À cela s’ajoutent des systèmes comme le régulateur de vitesse adaptatif qui adapte même la vitesse aux panneaux de signalisation de la route (combiné au navigateur, il réduit la vitesse si nous approchons d’un carrefour ou d’un rond-point), l’assistant de conduite qui agit sur le volant pour nous maintenir automatiquement dans la voie, entre autres. Dans le domaine multimédia, se distinguent les haut-parleurs signés Bang & Olufsen
, avec 16 haut-parleurs offrant un son 3D et une puissance de 705 W.
Avis personnel et prix de l’Audi A6
Pour ceux qui recherchent une berline dévoreuse de kilomètres avec une touche sportive, cette Audi A6 est une bonne alternative, car elle peut en outre circuler dans les pires scénarios de pollution grâce à la vignette ECO. Elle n’atteint pas le design aussi sportif de l’Audi A7 ni le soin exquis apporté aux passagers des places arrière de l’A8, mais elle mêle le meilleur des deux avec un prix de départ inférieur.
Cette Audi A6 démarre à 51 160 euros, mais avec tous les extras, notre exemplaire dépasse les 100 000 euros. Cela dit, en combinant judicieusement les options, on peut obtenir une A6 à prix plus contenu et disposant de tout en matière de technologie et de sécurité.
Photos : §h85§Diego G. Moreira
Fiche technique de cette voiture
Deja un comentario


Peugeot E-208 GTi : un jouet à piles qui retrouve l'esprit des sportives des années quatre-vingt
Nouvelle Lexus ES : le luxe prend de l'ampleur et passe à l'électrique
First contact with the Dacia Sandero Hybrid 155: power and efficiency from 19,890 euros