Le logiciel de conduite autonome de Tesla (FSD) est désormais capable d'éviter les collisions même lorsqu'il est désactivé pendant la conduite manuelle
Ce n’est plus le conducteur qui doit surveiller le système de conduite autonome du véhicule, c’est désormais ce dernier qui surveille la conduite manuelle du conducteur.
Tesla a récemment pris un virage inattendu avec son système d’aide à la conduite. Avec la version 14.3.9 de Full Self-Driving (Supervisé), le logiciel ne se limite plus à contrôler le véhicule lorsque le conducteur l’active. Il peut désormais aussi surveiller la conduite manuelle et intervenir s’il estime qu’il existe un risque d’accident.
Selon la société elle-même, le système entre en action s’il détecte une collision imminente lorsqu’il juge que le freinage d’urgence automatique pourrait ne pas suffire. Il intervient aussi lorsqu’il perçoit que le conducteur est nettement distrait — par exemple, s’il détourne le regard de la route pour manger ou boire quelque chose — ou si le FSD a été désactivé sans que l’utilisateur ne s’en rende compte. Dans ces cas, il active le mode supervisé, protège le véhicule et poursuit sa route.

Tesla a centré cette nouvelle fonctionnalité sur deux situations précises : un choc frontal où le seul freinage ne suffit pas, et le manque d’attention ou une déconnexion involontaire du système. Il s’agit donc d’un changement de paradigme majeur, car jusqu’à présent, le discours officiel était inverse : c’était au conducteur de surveiller le comportement du FSD. Les autorités ont imposé la mention « Supervisé » précisément pour bien montrer qu’il ne s’agit pas d’une conduite entièrement autonome. Le conducteur reste responsable.
Le FSD (Supervisé) se rapproche cependant de plus en plus de cet avenir tant attendu. Il permet des trajets de porte à porte avec de moins en moins de corrections humaines. Les utilisateurs qui l’emploient déjà, principalement aux États-Unis, ont signalé des trajets de plus de mille kilomètres sans que le conducteur n’intervienne à aucun moment. Si cela constitue une excellente nouvelle, c’est aussi un danger, car certains conducteurs peuvent faire trop confiance au système, alors que leur intervention est parfois absolument nécessaire.
Le FSD (Supervisé) de Tesla gagne du terrain en Europe
Enfin, en lien précisément avec cette actualité, il convient de noter que le déploiement du FSD (Supervisé) en Europe se poursuit. La Slovénie vient d’autoriser le système sur ses routes, devenant ainsi le sixième pays de l’Union, après les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, l’Estonie et la Lituanie, à donner son feu vert à son utilisation.

En vue d’un éventuel vote d’homologation à l’échelle communautaire prévu pour le 6 octobre 2026, Tesla a publié un tableau de bord en ligne présentant des données sur les kilomètres parcourus et les accidents. Le message de la société est clair et direct : le FSD (Supervisé) contribue à éviter des décès dans les pays où son utilisation est autorisée. Tesla estime toutefois que, dans une grande partie de l’Europe, ce bénéfice se heurte à des obstacles administratifs.
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