VW Golf Sportsvan 2.0 TDI, essai (moteur, performances, comportement et consommation)

Daniel Valdivielso    @valdi92    21 May 2015     5 min.
VW Golf Sportsvan 2.0 TDI, essai (moteur, performances, comportement et consommation)

Sportsvan 1

Ces derniers jours chez Highmotor, nous avons passé du temps avec l’une des voitures les plus connues au monde. Nous parlons de la Volkswagen Golf, mais pas d’une Golf « traditionnelle ».

Notre compagne d’essai était une Golf Sportsvan, la variante à vocation familiale qui, dans cette septième génération de la Golf, remplace les anciennes Golf Plus.

Moteur

Notre véhicule d’essai est équipé d’un bloc 2.0 TDI dans sa dernière évolution, qui développe 150 CV. C’est d’ailleurs l’alternative la plus puissante disponible aujourd’hui sur le marché espagnol. D’autres options plus performantes pourraient être ajoutées plus tard, mais je vous l’annonce : la Sportsvan n’en a absolument pas besoin.

Sportsvan 2

Suralimenté par un turbo à géométrie variable, le 2.0 TDI délivre 150 CV et 340 Nm. Il est associé de série à une boîte manuelle à 6 rapports, mais il est aussi possible d’opter pour une DSG, elle aussi à 6 rapports. D’une manière générale, ce 2.0 TDI se présente comme un moteur moderne, dont le niveau de bruit et de vibrations n’a plus rien à voir avec les rustiques TDI d’autrefois. En effet, il est pratiquement impossible de détecter la moindre vibration moteur en marche, sauf si l’on vient tout juste de démarrer à froid.

Performances

Le 2.0 TDI est l’un des moteurs les plus populaires du groupe VW : il équipe une multitude de modèles et de marques, de Seat à Audi, en passant par Skoda et, bien sûr, Volkswagen. Ainsi, une A4 partage le même moteur qu’une Seat León, avec toujours un excellent résultat. La Sportsvan offre des performances plus que suffisantes avec ce moteur : elle passe de 0 à 100 km/h en 9,2 secondes, tandis que sa vitesse maximale est annoncée à 212 km/h.

DSC_0502 copia

Le moteur a de la force dès 1 800 tr/min, moment où il se réveille et pousse fort. Il ne faut pas le comparer à la fameuse « patte TDI » des anciens moteurs à pompe-injecteurs, mais ce common rail conserve encore une part de ce caractère si particulier… pour le meilleur comme pour le pire. En effet, en dessous de ce seuil de 1 800 tr/min, le moteur manque de force et, si l’on se trompe dans le changement de rapports, on peut se retrouver face à un creux de puissance très désagréable.

Dans ces conditions, le moteur se contente de trembler et de se plaindre, réclamant qu’on rétrograde d’un cran. À l’opposé, les moteurs diesel allongent de plus en plus leurs rapports, et celui-ci ne fait pas exception. Il délivre sa puissance maximale entre 3 500 et 4 000 tr/min, mais au-delà de 4 500 tr/min, le moteur s’essouffle et n’en donne plus, et il devient plus efficace de passer le rapport supérieur.

Sportsvan 5

Les reprises une fois lancé ne posent aucun problème à la Sportsvan : elle offre une grande marge de sécurité et de la pêche pour doubler en toute tranquillité. De plus, elle est capable de maintenir des vitesses de croisière élevées sans effort, grâce à des rapports de boîte très bien choisis.

Comportement

La Sportsvan qui nous a accompagnés ces derniers jours était en finition Sport, la plus chère et aussi la plus orientée sportive. Construite sur la nouvelle plateforme modulaire MQB, la Sportsvan se pose en l’un des meilleurs monospaces compacts du moment en matière de comportement, rivalisant directement avec la BMW Série 2 Active Tourer, l’autre référence du segment.

La réponse de la voiture est vraiment surprenante lorsqu’il faut négocier des virages. La suspension (McPherson à l’avant et multibras à l’arrière) contient très bien les mouvements de caisse sans être particulièrement ferme, et les freins, plus que suffisants, arrêtent la voiture avec célérité. En revanche, le toucher de la direction nous convainc moins : elle est trop assistée et ne transmet pas toutes les informations que l’on souhaiterait lorsqu’on veut se faire plaisir au volant.

Sportsvan 6

Cependant, comme je l’ai mentionné, la Sportsvan offre une réponse plus que surprenante lorsqu’on roule sur une route sinueuse. Il est clair que la Golf Sportsvan n’est pas une Golf GTI, ce qu’elle ne prétend d’ailleurs pas être, mais on peut la qualifier de « Golf GTI parmi les monospaces compacts ».

Notre exemplaire était équipé de l’option des profils de conduite, « Driving Mode Selection », qui permet de modifier plusieurs réglages du véhicule comme l’assistance de direction ou la réponse de l’accélérateur, et, si l’on dispose du système d’amortissement piloté DCC, la fermeté de celui-ci. En mode ECO, la Sportsvan se transforme en véritable routière, capable d’avaler des kilométrages impressionnants avec une grande facilité.

Il existe aussi le mode normal et le mode Sport, réservé aux moments plus « joyeux ». Un mode personnalisable baptisé « Individual » est également proposé.

Consommation

La Golf Sportsvan 2.0 TDI à boîte manuelle homologue des chiffres de consommation vraiment bas : 5,1 litres en ville, 4,0 sur route extra-urbaine et 4,4 litres en moyenne. Bien que nous n’ayons pas réussi à atteindre ces valeurs, la consommation finale de l’essai, 6,1 litres, me paraît tout à fait satisfaisante. En milieu urbain, la consommation tourne autour de 6,5 litres, aidée par le Start&Stop, de série sur toute la gamme, tandis que sur route, à 120 km/h, elle avoisine 5,5 litres aux 100 km.

Ce qui a régressé par rapport à son prédécesseur, c’est l’autonomie, pour la simple raison que la capacité du réservoir a été réduite à 50 litres exactement, réserve comprise.

Photographie | Daniel Valdivielso

Deja un comentario