C5 Aircross Citroen Essais SUV
Citroën C5 Aircross : essai et guide d'achat d'un SUV idéal pour les familles
Disponible avec des motorisations essence, diesel et un hybride rechargeable, le Citroën C5 Aircross est l’un des SUV les plus recommandés pour voyager avec un grand confort.

Le Citroën C5 Aircross, présenté en avril 2017 et commercialisé sur le marché espagnol depuis novembre 2018, propose une gamme très intéressante pour ceux qui recherchent un SUV de type familial, où la polyvalence d’usage et le confort de conduite sont primordiaux.
Aux versions essence et diesel que nous analysons dans ce guide d’achat s’est ajoutée en novembre 2019 l’intéressante C5 Aircross Hybrid, un hybride rechargeable bénéficiant de la vignette Crit’Air 0, qui, avec 224 CV et un prix à partir d’environ 38 000 euros, constitue la version haut de gamme.
Parmi les rivaux du Citroën C5 Aircross figurent le Peugeot 3008, avec lequel il partage la plateforme, le Skoda Karoq, le Renault Kadjar, le Hyundai Tucson, le Kia Sportage ou encore l’Seat Ateca. Face à eux, le C5 Aircross affiche un prix compétitif si l’on profite des remises.
Gamme et prix du Citroën C5 Aircross
Si l’on se concentre sur les versions les plus abordables équipées de moteurs PureTech essence ou BlueHDI diesel, les options se réduisent actuellement à deux : le 1.2 PureTech essence 3 cylindres de 130 CV, et le 1.6 BlueHDI 4 cylindres de même puissance. Aucun des deux n’est hybridé, ils relèvent donc de la vignette Crit’Air 2.

Auparavant, il était également possible d’opter pour le 1.6 PureTech 4 cylindres de 180 CV et le 2.0 BlueHDI 180. Mais ces deux versions, toujours associées à la boîte automatique, se retrouvaient dans une situation « délicate » sur le plan tarifaire face au C5 Aircross Hybrid, favorisé par l’absence de taxe à l’immatriculation. Au final, l’Hybrid était toujours plus avantageux… même sans prise de recharge.
Si l’on se concentre sur les versions actuellement en vente avec moteur essence et diesel, elles sont proposées avec les finitions Live Pack, Feel, C-Series et Shine. En arrondissant, le prix de départ, après les 4 400 euros de remise que propose actuellement Citroën (dont 2 600 uniquement si vous configurez et achetez en ligne), s’établit à 22 300 euros pour la version d’accès, le C5 Aircross Live Pack PureTech 130 CV avec boîte manuelle, et à 24 400 euros pour le BlueHDI, soit environ 2 200 euros de plus que l’essence, écart que l’on retrouve sur toutes les finitions.

À partir de la finition Feel, il est aussi possible de choisir, en remplacement de la boîte manuelle, la boîte automatique EAT8 à convertisseur de couple, de série sur les versions Shine haut de gamme. Lorsqu’elle est en option, la boîte automatique entraîne une hausse de prix de plus de 3 000 euros avec le moteur essence et d’environ 2 200 euros avec le diesel. Un prix élevé comparé à ce que facturent d’autres marques pour la transmission automatique sur des véhicules de ce type, en particulier avec le moteur essence.
Essence ou diesel : quel moteur choisir ?
Ces deux moteurs sont déjà bien connus et largement utilisés sur différents modèles du groupe Stellantis. Dans ce cas, le facteur prix peut faire la différence. Car les plus de 2 000 euros d’écart en faveur du PureTech essence de 130 CV permettent de parcourir de nombreux kilomètres. De plus, les deux moteurs offrent des performances très similaires, avec un 0 à 100 km/h en environ 10,5 secondes.
Il est vrai que pour un véhicule de la taille et du poids du C5 Aircross, souvent utilisé en tirant parti de sa capacité de chargement et de son vaste habitacle, l’idéal serait de disposer des 180 CV des moteurs désormais disparus. Toutefois, les 130 CV du 1.2 PureTech et du 1.6 BlueHDI peuvent être considérés comme une option tout à fait raisonnable si l’on accepte que, dans certaines situations (reprise de vitesse sur longues pentes après un freinage, côte en charge), pour disposer d’une bonne réactivité à l’accélérateur, il faudra solliciter la boîte de vitesses, dont le maniement est doux mais dont les débattements du levier sont très amples.

La conduite est très similaire sur les deux en termes de réponse moteur : il est conseillé de les maintenir au-dessus de 2 000 tr/min. Je trouve toujours le PureTech essence plus « fin » et agréable, malgré ses trois cylindres, tandis que le BlueHDI se démarque lorsqu’il s’agit de conduire en recherchant une consommation minimale. Des 6,1 l/100 km de consommation homologuée WLTP en cycle mixte pour l’essence et des 4,9 pour le diesel, on tourne autour de 7,5 l/100 km réels pour le premier, et de 6 l/100 km pour le BlueHDI, dont l’avantage s’accroît lorsqu’on roule à régime élevé.
Personnellement, je choisirais l’essence si le véhicule doit servir au quotidien et pour quelques trajets de week-end ou de vacances, et le BlueHDI si vous passez de nombreuses heures au volant chaque semaine.
Comportement dynamique du Citroën C5 Aircross
Dans tous les cas, le C5 Aircross se distingue par un confort général très élevé. Si ce modèle vous intéresse, on vous a sans doute vanté les mérites de la amortisseur progressif hydraulique. Mais le confort offert par le C5 Aircross résulte de nombreux facteurs, et pas seulement de la suspension. Il faut citer, outre une bonne isolation acoustique, la douceur de toutes les commandes, les sièges spacieux, la bonne visibilité et un habitacle généreux.

Il est vrai que la suspension y contribue largement. D’ailleurs, il s’agit d’un système exclusif à Citroën, que ne possède pas, par exemple, le 3008. Le « secret » réside dans des amortisseurs qui réagissent avec un tarage plus souple pour les petits mouvements de roue, et plus ferme lorsque le débattement vertical des roues est plus important. Le mécanisme est entièrement mécanique, son fonctionnement et le réglage retenu sont très bons, même si je ne saurais dire quelle part revient à cet amortissement lui-même ou au fait que le tarage est nettement souple dans tous les cas. Mais on ressent bien qu’il y a, sous les roues, quelque chose qui rappelle – toutes proportions gardées – une suspension pneumatique, sans pour autant « flotter » autant.
Le plus appréciable est que, malgré les amples mouvements de caisse, le C5 Aircross reste sûr de ses réactions lorsqu’il faut freiner en appui ou changer brusquement de voie. Il n’a pas l’agilité en virage de véhicules qui excellent dans ce domaine, comme l’
Ateca. Mais dans l’ensemble, je lui accorderais une bonne note sur le plan dynamique si l’on prend également en compte le fonctionnement de la direction, des freins et des systèmes d’aide à la conduite (notamment le régulateur de vitesse adaptatif), en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un véhicule orienté vers une conduite agréable.

Il faut souligner à quel point les kilomètres défilent sur autoroute lorsqu’on active le système Highway Driver, qui combine le régulateur de vitesse actif et le maintien automatique dans la voie. Le seul inconvénient est qu’il n’est proposé que sur la finition haut de gamme Shine.
Toutes les versions du C5 Aircross sont à traction avant, même si sa généreuse garde au sol d’environ 23 centimètres permet de rouler en toute sécurité hors bitume. D’ailleurs, sur les pistes ou chemins, le confort offert par la suspension se fait aussi sentir. Pour améliorer la motricité dans ce type de situations, ou sur route dans des conditions défavorables comme la neige ou le verglas, les versions haut de gamme peuvent être équipées du contrôle de traction Grip Control, avec différents programmes de fonctionnement, et de l’assistance à la descente, ainsi que de pneus M+S.
Le Citroën C5 Aircross à l’intérieur : habitacle et coffre
La polyvalence est l’une des qualités du C5 Aircross, avec des détails très monospace, comme les grandes vitres qui offrent une excellente visibilité et une grande luminosité intérieure, ou les sièges arrière individuels de même taille et avec un réglage longitudinal d’environ 15 cm. Une disposition peu courante dans les SUV de sa catégorie (elle est proposée en option sur le Skoda Karoq), qui élargit les possibilités lorsqu’on voyage avec des passagers. Compte tenu de la disposition des sièges, avec les côtés très proches des portières, la meilleure place pour voyager est la place centrale arrière.

Concernant le coffre, les sièges arrière étant placés dans la position où les passagers disposent du plus d’espace pour les jambes, il offre encore un volume de 580 litres. Un chiffre très honorable, qui atteint 720 litres lorsqu’on avance les sièges sans avoir à rabattre les dossiers. Le hayon peut être à commande électrique et s’ouvrir d’un geste du pied, et il est également possible de choisir entre roue de secours et kit de réparation de crevaison.

Côté poste de conduite, on découvre un design en harmonie avec les formes de la carrosserie, une présentation agréable et une bonne qualité de finition, combinant différents matériaux avec un ajustement toujours irréprochable. J’ai particulièrement apprécié les sièges Comfort (de série sur les deux finitions supérieures), qui ne maintiennent pas beaucoup le corps dans les virages, mais sont très confortables pour les longs trajets. Ils peuvent être commandés avec réglage électrique et fonctions de chauffage et de massage.

J’apprécie également que, en plus de l’écran tactile du système multimédia, des boutons permettent de commander directement les fonctions principales. En revanche, je suis moins convaincu par l’instrumentation numérique, dotée d’un écran aux dimensions généreuses, mais qui n’offre ni la définition ni la qualité d’image de ceux, de plus en plus répandus, d’autres modèles.

De plus, il provoque des reflets gênants lorsque la lumière l’atteint directement, et les graphismes privilégient un design original et tape-à-l’œil au détriment de la fonctionnalité. En revanche, les espaces de rangement sont très bien pensés, notamment le compartiment situé sous l’accoudoir central à double couvercle, qui peut être réfrigéré.
Galerie d’images Citroën C5 Aircross
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