De Madrid au Nürburgring : 2 000 kilomètres pour mettre à l'épreuve l'OMODA 9 SHS

Óscar Sanz     12 December 2025     6 min.
De Madrid au Nürburgring : 2 000 kilomètres pour mettre à l'épreuve l'OMODA 9 SHS

Le Nürburgring n’est généralement pas la fin d’un voyage, mais le début d’un autre, plus grand encore. Là-bas, sur la Nordschleife, avec un asphalte mouillé, quatre degrés de température et l’un des niveaux d’adhérence les plus faibles de l’année, le OMODA 9 SHS a montré son visage le plus exigeant. Il l’a fait après avoir parcouru plus de 2 000 kilomètres depuis Madrid, traversé quatre pays et accumulé cinq jours de conduite continue. Ce contexte est essentiel pour comprendre ce qui s’est passé dans l’« Enfer Vert ».

Le SUV Super Hybride Rechargeable d’OMODA & JAECOO a bouclé 20 tours du tracé allemand dans des conditions extrêmes, mettant à l’épreuve son système SHS, la transmission intégrale AWD et la suspension électromagnétique CDC. La puissance combinée de 395 kW (537 CV) se fait sentir clairement, mais toujours sous contrôle, même dans les zones critiques comme le Karussell, la Fuchsröhre ou la Pflanzgarten. La transmission 3DHT a réagi rapidement et en douceur, tandis que les systèmes électroniques travaillaient en permanence pour maintenir la stabilité sur l’un des circuits les plus exigeants au monde.

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Avant la limite, de nombreux kilomètres

L’élément important est que cette performance au Nürburgring n’est pas venue à froid. La voiture arrivait d’une expérience de longue distance réelle, avec autoroutes, routes secondaires, circulation urbaine et journées de plus de 600 kilomètres au volant. Quatre unités de l’OMODA 9 SHS, conduites par des journalistes et créateurs de contenu, étaient parties de Madrid cinq jours auparavant avec un objectif clair : utiliser le véhicule comme le ferait n’importe quel utilisateur.

Cet usage réel s’est traduit par des chiffres difficiles à ignorer. La consommation moyenne du trajet a été de 7,2 l/100 km, très proche des 7,0 l/100 km homologués avec la batterie épuisée, quatre adultes et un coffre plein à ras bord de bagages. Des chiffres incroyables pour une voiture de plus de deux tonnes et 537 CV. Le meilleur relevé partiel s’est établi à 5,5 l/100 km, tandis que l’autonomie réelle avec un réservoir de 70 litres a frôlé les 1 000 kilomètres. L’autonomie combinée a dépassé les 1 100 km, avec jusqu’à 145 kilomètres en mode 100 % électrique.

L’OMODA 9 SHS repose sur une architecture de propulsion Super Hybride Rechargeable basée sur quatre moteurs, un thermique et trois électriques. Le moteur thermique est un 1.5T GDI DHE qui développe 140 CV, tandis que le système électrique se compose de deux moteurs situés sur l’essieu avant, de 100 CV et 120 CV respectivement, et de un troisième moteur électrique sur l’essieu arrière de 234 CV. Cette configuration permet une gestion avancée de la puissance et de la traction, avec un fonctionnement électrique, hybride ou combiné selon les conditions de conduite, et constitue la base de la transmission intégrale AWD du modèle, ainsi que de sa grande capacité de réponse aussi bien sur route que dans les situations de forte exigence dynamique.

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Même en Allemagne, sur les tronçons d’autobahn sans limitation, l’OMODA 9 SHS a atteint sa vitesse maximale de 187 km/h avec stabilité et sans que la consommation n’explose de façon disproportionnée pour un SUV de 537 CV. Même sous la pluie. Mais aussi grâce à d’excellents pneus, comme des Michelin Cross Climate.

Une voiture pensée pour ne pas fatiguer

L’un des facteurs ayant le plus influencé l’expérience globale du voyage a été le confort. L’habitacle de l’OMODA 9 SHS s’est révélé conçu pour les longues distances. Le double vitrage et la grande rigidité structurelle réduisent notablement le bruit extérieur, tandis que la suspension électromagnétique CDC filtre avec précision les irrégularités, les joints de dilatation et les chaussées dégradées.

Les sièges en cuir Nappa, avec ventilation, chauffage et massage, ont fait la différence après de longues journées au volant. L’ergonomie du poste de conduite a permis de garder une posture confortable pendant des heures, et l’équipement technologique —écran panoramique de 24,6 pouces (deux écrans de 12,3 pouces), HUD, son surround et un ensemble complet d’aides à la conduite— a facilité la conduite dans des environnements inconnus, les accès urbains et les parkings d’hôtel.

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Il n’est pas étonnant qu’après avoir traversé plusieurs pays en quelques jours, les commentaires aient été les mêmes : descendre de voiture sans sensation de fatigue est devenu une constante du voyage.

Entre histoire, gastronomie et efficience

Le parcours ne s’est pas limité à additionner les kilomètres. L’itinéraire a traversé certains des sites les plus emblématiques du sport automobile européen. À Saint-Sébastien, la gastronomie basque s’est combinée à la visite du circuit de Lasarte, inauguré en 1923 et qui a accueilli dix Grands Prix d’Espagne. Au Mans, le déjeuner à L’Auberge des Hunaudières a placé les participants aux côtés de la ligne droite la plus légendaire des 24 Heures, où les prototypes du WEC ont dépassé les 400 km/h.

La visite du tracé d’origine, du circuit Bugatti et du Musée des 24 Heures a apporté un contexte historique avant de poursuivre vers Reims. Là, le circuit de Reims-Gueux — théâtre de la Formule 1 des années 50 — offrait une image très différente : tribunes restaurées, stands silencieux et la sensation de se trouver dans un musée à ciel ouvert.

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Pendant tout ce parcours, les OMODA 9 SHS n’ont pas rechargé leur batterie : tel était l’objectif, voir dans des conditions réelles jusqu’où ce modèle pouvait être efficient. Cela dit, avant d’entrer sur le circuit, pour pouvoir exploiter leurs 537 CV, c’est là qu’ils ont vraiment mis à profit leur capacité de recharge rapide en courant continu allant jusqu’à 65 kW, permettant de récupérer de 30 à 80 % de la batterie en à peine 25 minutes.

Une technologie qui s’adapte au terrain

Le voyage a permis d’observer comment le système SHS gère automatiquement l’énergie selon le contexte. En ville et sur les tronçons calmes, la voiture a roulé pendant de longues périodes en mode électrique. Sur autoroute, le système a alterné entre fonctionnement hybride en série ou en parallèle pour optimiser consommation et performances. Au Nürburgring, l’ensemble a travaillé pour offrir une poussée constante, une réponse immédiate et une stabilité.

La plateforme M3X, avec un centre de gravité bas, des voies larges et une suspension arrière multibras, a été déterminante tant sur route que sur circuit. À cela s’ajoutent les systèmes de sécurité et d’assistance — ABS, EBD, HBA, ESP, TCS, RSC — qui sont intervenus progressivement, même dans les situations limites.

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Au final, le trajet entre Madrid et le Nürburgring a permis de définir clairement l’OMODA 9 SHS. Ni comme un SUV centré uniquement sur la puissance, ni comme un hybride obsédé par la consommation, mais comme un véhicule capable de combiner une efficience réelle, un confort de haut niveau et un comportement dynamique solide, même sur le circuit le plus exigeant au monde.

Plus de 2 000 kilomètres plus tard, le message est clair : lorsqu’une voiture passe avec succès l’épreuve de l’Europe dans des conditions réelles et arrive à l’« Enfer Vert » sans rien avoir à prouver, c’est que le voyage a déjà fait son travail.

Fiche technique de cette voiture

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